‹ Jésus-Christ, sa divinité, son caractère, son œuvre et son cœurChapitre 2 sur 40 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

'"^ l'oubli. C'est celui que portaient communément de M. l'abbé de Place ceux qui venaient de l'entendre. 11 sera, fortune rare même pour les maîtres de la parole, ratifié pleinement par ceux qui le liront.

I^a vie de M. l'abbé de Place fut calme, modeste et régulière comme son caractère. Quelques lignes sufflî'ont pour la résumer.

Glaude-Marie-Charles de Place, né à Saint-Etienne, le 14 février 1804, d'une famille ancienne et des plus honorables du Forez, se montra de bonne heure pieux, sage et studieux. Dès l'enfance, il révéla une nature gracieuse ^^ grave, tournée d'instinct vers tout ce qui est noble et grand, affamée également de vertu et de savoir. Il fit ses études à Paris, partie au Lycée Louis-le-Grand, partie au collège Henri IV. Les familles françaises, à cette époque, n'avaient guères le choix ; ce leur était presque une nécessité de livrer leurs fils à l'éducation universitaire. Charles de Place eut le bonheur de no pas plier sous cette pression, fatale à tant d'autres. Il recueiUit tous les auriers de l'Université, il en répudia l'esprit. Il sortit en m de cette délicate épreuve avec les palmes du grand concours, mais l'âme intacte.

^ Ces premières avances de la gloire humaine n'ébloui^

ren . pas sa ferme intelligence. Il venait de suivre, un an,

es cours de philosophie h Louis-le-Grand. Il alla les

recommencer à Saint-Acheul et y puiser la doctrine plus

same et plus forte que sa foi et sa raison réclamaient à

envi. Sa^ supériorité intellectuelle se révéla presque

aussitôt. Elle était si marquée qu'il fut chargé, encore

Lre de philosophie, de donner des leçons de littéra-

«re et de rhétorique à quelques-uns de ses condisciples.

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