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Maintenant, ô homme, vous n'avez plus sujet de vous effrayer de vous-ir.ème. Une main divine a saisi vos iniquités et les a jetées plus loin de vous qu'il n'y a de l'Orient à l'Occident. Non, ne cherchez plus en vous-même le péché ancien et ses vestiges; car c'est moi qui l'ai détruit, dit le Seigneur. Il n'y en a pas plus de traces en vous qu'il n'y a de trace au firmament ou du nuage que les vents emportent ou de la vapeur qui s'évanouit au soleil. Mais qu'est devenue cette corruption qui dcligurait l'âme et la rendait si difforme aux yeux de Dieu et à ses propres yeux? Ah! l'Esprit de J.-C, l'Esprit Créateur a saisi toutes les puissances de l'àme, il les a fondues dans ses propres feux comme l'or dans la fournaise. Il en a rejeté l'alliage impur qui la déshonorait. Il s'est comme mêlé 'lui-mcmo avec son être. 11 l'a pénétré en tous sens de sa vie et, par cette communication ineffahle de soi-même, il en a fait cette créature nouvelle dont parle l'apôtre, in Christo nova creatura, pure de sa pureté, sainte de sa sainteté, méconnaissable à ses propres regards, tant elle a cessé d'être ce qu'elle était, et digne de servir de spectacle et aux hommes et aux anges et à Dieu même. puissance de J.-C. , que vous êtes admirable ! création des cœurs, que vous êtes divine!
Mais l'action réparatrice de J.-C. ne s'arrête pas simplement à purifier la conscience. En mettant dans l'âme sa propre vie J.-C. y met sa propre intelligence, son propre Cœur, sa propre volonté, en sorte que vraiment tout est nouveauté en elle, nouveauté de vues, nouveauté d'inclinations, nouveauté d'actions, nouveauté de force et de puissance, nouveauté de l'être tout entier. Eccc nova facio omnia. C'est la promesse do J.-C. vérifiée. Mon Père l'ai' mera, dit-il; nous viendrons en elle et nous y ferons notre demeure. Paler meus diliget evm et ad eum v&iiiemus et
JliSUS-CHRIST RÉGNANT SUR LES AMES 291
'fnansionem apud cum faciemus. Il est vraiment dans l'âme ; il y agit, il est en quelque sorte la lumière dé sa pensée, le mouvement de son cœur, le ressort de son action, la sève divine de sa vie.
Aussi, M. F., étudiez une ùrae sincèrement revenue à Dieu et qui s'est livrée sans réserve à l'Esprit du Seioneur J.-C. Depuis que cet Esprit divin est en elle, tout est nouveau dans son intelligence. Il y a si peu de temps encore, cette âme plongée dans les sens, ne vivant que par eux eit pour eux, ne concevait rien que ce que les sens saisissent et bornait pour soi l'existence à la terre et au temps. ■Mais voici que tout à coup rintelligence est rendue à celte âme qui, à force de lutte et de travail sur soi-même et contre soi-même, était parvenue à se faire matière, à se taire corps. En un instant, elle est redevenue esprit et capable d& contempler le monde des esprits. Un ordre inconnu de réalités se découvre à ses yeux. Elle voit comme J.-C, sinon avec la même pénétration de regard intérieur, du moins sous le même jour et dans la même lumière. Il lui semble qu'une main divine a mis à nu devant elle l'essence même des choses, tant elle pénètre avant dans la vérité. Elle comprend si vivement, si clairement, (l'une vue si simple et si facile et la ;irandeur et le droit de Dieu, et le vide et le néant des créatures, et la folie de l'existence selon le monde et la sagesse des maximes évangéliques, qu'elle ne se peut expliquer les ténèbres où elle a ^ecu. 11 lui semble que, n'ayant pas connu ces choses, elle "8- pomt pensé jusqu'ici et qu'elle commence seulement "C naître à l'intelligence et au sentiment. Ecce nova fado omnia.
^ tout est nouveau dans le cœur. Il^jy a bien encore dans
awie des penchants qui appellent le mal ; elle sent bien
encore au fond de son être le germe des passions qui
firent autrefois ses malheurs : car il est dans les desseins d'une Providence miséricordieuse de n'ôter point à l'homme, durant la vie, ces restes d'une nature mauvaise qui doivent servir d'exercice à l'humilité et de matière aux combats. Mais outre que l'âme sent bien qu'une force divine enchaîne en soi le vieil homme et que tous ses penchanis sont sous le joug de la volonté renouvelée par la grâce, les restes mêmes de la corruplion originelle ne servent qu'à lui l'aire mieux comprendre la nouveauté de son cœur. Les passions, elle les aimait hier encore; elle les hait aujourd'hui. Hier, elle cédait à leurs moindres désirs; elle résiste aujourd'hui à leurs plus violents assauts. Hier elle était esclave; elle obéissait : elle est souveraine aujourd'hui, elle commande. Que dis-je? Aux inclinations passées ont succédé des inclinations contraires. L'âme appelle tout ce qu'elle repoussait, repousse tout ce qu'elle appelait. Depuis qu'elle a entrevu ce qu'est Dieu, elle ne pense qu'à l'aimer et à en cire aimée. Depuis qu'elle a pénétré le vide et le néant des créatures, elle ne songe qu'à les oublier et à en être oubliée. Depuis que le St-Esprit lui a révélé sa misère et sa corruption, elle se hait de la même haine qu'elle porte au péché. Elle s'en veut à elle-même et à tout ce qui est uni à elle-même et à ses sens qui l'entraînèrent, et à sa sensibilité qui la déçut, et à sa faiblesse qui la trahit, et à sa liberté qui l'égara. Alors elle appelle la retraite qui éloigne le monde, et la pénitence qui dompte les sens, et les sacrifices qui font mourir le cœur. Elle voudrait, s'il était possible, se dépouiller d'elle-même, se perdre, s'anéantir. Et comme elle a vu, dans la lumière qui lui a été donnée, les perfections souveraines de son vainqueur, saisie, transportée, enlevée hors de soi par l'attrait de sa beauté divine, elle n'aspire plus qu'à J.-C, qu'à s'unir à lui, qu'à se transformer en lui, qu'à perdre sa
propre vie dans la vie, tout son être dans l'être même de Dieu. Quoi de plus nouveau qu'un tel changement, et qu'est-ce que la nouveauté du cœur, si ce n'est l'état de cette âme qui aime ainsi tout ce qu'elle eut en haine et qui prend en haine tout ce qu'elle aiimà? Ecce nova facio onmia.
Enfin tout est nouveau dans son action. Loin de Dieu l'âme n'agissait que par le mouvement de la nature, toujours pour elle-même, toujours dans cette étroite, et basse, et misérable sphère de la terre et du temps. Aussi qu'était son action que faiblesse, inconstance, inutilité et, si souvent, corruption et crime ? Tout est changé aujourd'hui. L'âme possède en soi avec la grâce de J.-G. un principe surhumain, et son action participe à la nature de l'Esprit 'livin qui l'inspire. Maintenant tout ce qu'elle fait est grand, parce qu'elle fait tout pour Dieu, est fécond, parce qu'elle "^e fait rien que pour l'éternité. Il y a constance dans ses Vues et force dans sa volonté, parce qu'elle tend au bien qui ne change pas et qu'elle y tend avec la force môme de I^ieu qui est en elle. Contemplez-la : nulle vertu ne lui ^st étrangère. Elle est chaste; elle est détachée; elle est humble ; elle sait se dépouiller pour le pauvre qui souf- '■e; elle fait la guerre à ses penchants et persécute son PJ'opre cœur; elle bénit la douleur et se réjouit dans la ^' O'x ; elle a soif des sacrifices et ne vit plus que pour l'im- "^olalion et le dévouement. En un mot ses actions suivent ^s pensées et ses inclinations nouvelles. Comme elle ne Pf"se plus que par l'intelligence de J.-C, comme elle " »'me plus que par le Cœur de J.-C, elle n'agit plus que par le mouvement de J.-G. Elle ne veut plus que ce qu'il a ^0"lu, ne cherche plus que ce qu'il a cherché : et l'oubli de ^°'' et la pauvreté, et la souffrance, et l'opprobre, et le déoucment à autrui, et toutes les vertus dont l'IIomme-Dieu
fut le modèle, en sorte qu'elle peut dire avec l'apôtre : ce n'est plus moi qui vis, c'est J.-G. seul qui vit en moi. Ecce nova facto omnia.
Et ce que je dis, M. F., c'est ce que nous voyons dans toutes lésâmes que J.-C. a attirées à soi et en qui il a daigné établir son règne divin. C'est-à-dire dans tous les saints, soit que l'esprit de liieu les ait retirés de la vie coupable, soit qu'il les ait pris seulement dans la vie naturelle et inatije pour les conduire à la vie parfaite. Le fondement de leur sainteté n'est autre chose que cette grâce de rénovation; leurs lumières n'ont été que cette communication de l'action de J.-C; en sorte que tout ce qui est en eux est tout ensemble et quelque chose qui leur appartient et quelque chose qui appartient hien plus encore à J.-G. Séparezles de J.-G. ; c'est comme le rameau détaché du tronc où la sève ne monte plus et qui se sèclio et qui meurt. Vainement chcrcheriez-vous en eux quelque vertu ; il ne leur reste plus que la corruption de notre nature et les ténèbres de leur intelligence, et la faiblesse de leur volonté et la stérilité de leur action ; rien, en un mot, excepté l'erreur et le mal.
?ilais j'entends l'homme du monde qui a obscurci la foi en lui-même se récrier et me dire : ce changement dont vous parlez est une chimère et cette nouveauté des cœurs une illusion. Une chimère! Une illusion'- Mais j'en appelle à votre conscience. Mais je prétends que vous croyez, sans vous en rendre compte, ù cette création des cœurs nouveaux. Mais c'est vous-même qui nous servez de preuve contre vous-même. Ecoutez-moi, je vous en supplie.
Un homme a existé dont la vie n'est étrangère à aucun d'entre vous, homme d'une haute intelligence, s'il en fu' jamais, et qui portait dans son âme tout ce qui fait ou les grandes choses ou les grandes vertus. Longtemps il Uil cou-
pable, et à quel point, nul ne l'ignore. Lui-même il a écrit l'histoire de ses faiblesses, et quatorze siècles le connaissent par ses aveux. Je vous interroge, ô vous qui traitez d'illusion le renouvellement des ;lmes par la grâce de J.-C. N'est-il pas vrai que vous condamnez, vous aussi, la vie sensuelle, la vie voluptueuse, disons le mot, la vie impure et criminelle? Au moins, si vous avez le courage de l'excuser, qui do vous oserait l'estimer? Eh bien, ce fut longtemps la vie d'Augustin et toutefois je vous défie de refuser votre estime à Augustin. Vous pouvez disputer sur tout le reste peut-être, sur son génie, quoiqu'il soit sans rival, sur les œuvres de sa pensée, quoiqu'elles n'aient été dépassées par aucune pensée humaine. Vous n'êtes pas maître de ne l'estimer pas, que dis-je, de ne l'admirer pas. Oui, après avoir lu ce qu'il fut par les passions, ce qu'il devint par la grâce de J.-C, oui, quand vous prendriez votre cœur à doux mains pour en étouffer les impressions, je vous défie de n'admirer pas. Je vous défie, fussiez-vous le plus vertueux des hommes, de ne pas dire, bon gré mal gré, au fond de l'âme : Je voudrais ressembler à cet homme, je voudrais avoir le cœur, l'âme, les sentiments d'Augustin. Eussiezvous fait mourir la dernière étincelle de la foi en vousmême, je vous défie de ne pas voir quelque chose de surhumain dans un changement si étrange, de ne pas dire : ceci passe la puis?ancc des créatures ; le doigt de Dieu est visiblement ici. Vous voyez bien que vous croyez, bon gré mal gré, au changement des cœurs, à une vertu intérieure qui les renouvelle, à une puissance mystérieuse qui les retrempe en soi-même. En un mot, malgré vous, à votre insu, vous croyez à la grâce, vous croyez à la puissance de J.-C. sur les âmes.
Or, M. F., quelle admirable puissance, et qu'elle prouw glorieusement la divinité de J.-C. ! Créer un cœur nouveau,
n'est-ce pas chose mille fois plus merveilleuse et d'une plus haute puissance que créer un monde et mille mondes ? Car le néant ne résiste pas à Dieu et le cœur de l'homme peut lui résister. Or à qui la raison attribue-t-elle la vertu créatrice, si ce n'est à Dieu et à Dieu seul?
Et voilà ce qui confondra à jamais l'orgueil de ces faux sages qui veulent mettre J.-G. de côté, créer au genre humain une religion nouvelle et régénérer le monde par le seul ascendant de leur raison. Donc mettez-vous à l'œuvre, dirons-nous à ces hommes; car voici quelque chose dé digne de votre génie et surtout de votre touta-puissance. Nous ne nous demandons pas de créer une religion : créer la morale, créer le devoir, créer la divinité, franchement ce serait trop. Nous demandons moins, infiniment moins. Faites seulement et à un seul homme qui s'est égaré et une autre conscience et un autre cœur, et nous sommes contents. Oui, faites qu'une conscience qui s'est salie au contact du vice soit d'un seul coup lavée de ses souillures; faites qu'un cœur flétri par les passions renaisse en un instant à sa première innocence et retrouve toute la jeunesse de la vertu. Faites cela, non pour des milliers d'clres humains qu& les passions ont perdus, mais pour un seul. Nous demandons trop, sans doute. Eh bien! faites cela, non pour autrui, mais pour vous-mêmes, et nous sommes à vos pieds et nous vous saluons comme les maîtres de la vertu et les réformateurs de l'humanité. Mais non, vous ne l'avez jamais fait, vous ne le ferez jamais; un tel prodige n'appartient, ne peut appartenir qu'à J.-C. C'est donc lui, M. F., lui seul, qui est le maître comme l'auteur de la vertu; lui seul qui est le réformateur de nos penchants et de nos vi'ces, lui seul qui est le régénérateur de l'humanité. Donc, croyezmoi, laissons là les sages et leurs livres stériles etkurs paroles vides. pères, ô chefs de la famille, avez- vous de
. jeunes cœurs à former et qui ont besoin de vertus? Voilà le Maître; c'est J.-G. législateurs, ô chefs des empires, avezvous des peuples qui ont perdu la conscience et jusqu'à la notion du devoir, et auxquels il faille refaire une âme, car ils n'en ont plus? Voilà le Créateur de qui vient l'âme humaine, c'est J.-C. Il n'y a qu'une parole au monde qui régénère ; c'est sa parole. Il n'y a qu'un livre qui enfante la vertu et qui. crée les saints, c'est son Evangile. Il n'y a qu'une école où on laisse les cœurs anciens pour prendre en leur place des cœurs nouveaux, des cœurs purs; c'est son école, c'est-à-dire son Eglise. Toute autre puissance 'lue la sienne, puissance étalement stérile et sur qui pèse ' anathèmc de J.-C. sine me nihil potestis facere. Mais avec ^eUe puissance, tout est possible, tout est facile. Qu'on ^uiène à J.-C. l'homme le plus coupable qui soit sous le Soleil ; en vérité je vous le dis, si cela entre dans les conseils ue la Providence, il ne faudra à notre Maître qu'un instant pour en faire le plus vertueux et le plus saint des hommes, Vertueux à être mis un jour sur l'autel, saint à voir les S'eclcs futurs à genoux devant lui. Ecœ nova facto omnia.
De là, M. F., apprenons à espérer tout pour la conver- ^'on de nos frères et pour la nôtre, puisqu'il n'est rien que ^ grâce ne puisse et dans les autres et dans nous. Mère,
Pouse chrétienne, vous gémissez devant Dieu sur les éga-
"^ents d'une âme qui vous est chère : nous ne voulons point arrêter vos gémissements et moins encore les accuser.
6urez donc devant Dieu, puisque les pleurs du zèle sanc-
icnt et que les enfants de beaucoup de larmes ne peuvent " '""■; mais ne désespérez jamais. Rien n'est jamais im-
ssible à J.-G. En prenant votre propre cœur, il s'est em- P8ie de la première moitié de vous-même. Lui sera-t-il
^" '''fficile de s'emparer, quand il le voudra, de la seconde 'Ui résiste? Et vous qui vivez depuis si longtemps loin
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de Dieu et que peut-être la grâce appelle en ce moment par la voix de la conscience émue, ne dites plus, comme vous l'avez fait tant de fois : je ne puis cire vertueux; il me faudrait être un autre homme. Sans doute, il vous faudrait être un autre homme. Et comment l'homme cliarnel seraitil capable de la vie de l'esprit? Gomment l'homme terrestre pourrait-il aspirer au ciel? Mais c'est J.-C. qui fait les âmes nouvelles, et J.-C. vous appelle. Seulement désirez le renouvellement de votre être et demandez-le dans la sincérité de votre cœur; puis, ayez foi à la grâce de votre Sauveur et ensuite bénissez sa puissance ; car vous êtes changé.
divin Auteur de la grâce, ô vous à qui appartient la souveraineté de toute âme humaine, daignez justifier notre parole qui est la vôtre et prouvez vous-même voire puissance par vos victoires. Combien d'âmes qui ne sont point à vous et qui loin de vous dépensent dans les vanités du monde une existence inutile, usent au service des passions et avec d'amcres douleurs tant de nobles facultés et qui promettaient de si heureuses ressources à votre grâce et pour la vertu ! Envoyez volrc Esprit, Seigneur, et qu'il se fasse en elles une seconde création et que tout soit renouvelé dans les dernières profondeurs de leur être; cmitte Spiriltim itmm et creabuntiir.
Et vous. Esprit du Seigneur Jésus, venez des quatre vents et descendez sur ces âmes, a quatuor venlis veni, Spirilus ! Voyez : elles sont mortes à la vie d'en haut, désormais sans mouvement, si ce n'est pour les créatures et pour la terre. Venez, ô Esprit, et souffl 'z sur ces morts, vcni^ Spirilus, et insuffla supsr inlcrfcdos istos, et qu'à ce souille divin les morts se sentent tressaillir; que la vie descende en ceux qui l'ont perdue ; et que de ce tombeau du péché sorte enfin la créature nouvelle, l'image de J.-C. et le chef-d'œuvre de votre toute-puissance, et revivismnt. Et dans hi joie d'une
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création si heureuse nous ne saurons plus que bénir et rendre grâce et crier tous vers le ciel : gloire au Père qui a donné son Fils aux hommes ! Et au Fils qui nous a laissé son Esprit! et à l'Esprit qui fait toutes ces nouveautés dans nos coeurs, en attendant les nouveautés du monde à venir! — Amen.
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