‹ Jésus-Christ, sa divinité, son caractère, son œuvre et son cœurChapitre 33 sur 40 · JOAN · texte numérisé non relu

JOAN

La grandeur du dessein que le Verbe incarne était venu réaliser ici-bas, l'impérieux besoin de la nature humaine qu'il prétendait restaurer, exigeaient de lui qu'il entourât sa personne et sa mission de si éclatantes lumières qu'il n'y eût que la mauvaise volonté obstinée qui réussît à ne pas les voir. Les faibles, les pauvres, les ignorants, ce qui constitue l'immense majorité de l'espèce humaine, devaient pouvoir discerner sans efiorts celui sans lequel il n'y avait ni salut pour la créature ni véritable culte rendu par elle à son Créateur. L'orgueil pourra toujours nier, plus insensé que l'homme qui en regardant le soleil protesterait qu'il n'est pas le roi du jour, et en niant se proclamer esprit fort. Mais, plus sages que ce fanfaron d'aveuglement, les esprits humbles verront si clairement leur Sauveur

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qu'ils ne pourront se méprendre en le voyant et le posséderont avec toute la certitude de l'évidence. Videbit omnis caro SaliUare Dei.

Aussi, à mesure que nous avançons dans cette étude de la personne de J.-C, ne vous semble-t-il pas que nous pénétrons dans l'empire même de la lumière? L'avenir aussi bien que le passé, la prophétie non moins que l'histoire, l'ordre naturel et l'ordre miraculeux, la doctrine de ce grand Précepteur de l'homme et la vie de cet unique mo- •^èle de la vertu, tout nous persuade également que c'est Un Dieu qui a voulu mettre lui-même la main à notre restauration morale , intellectuelle, sociale et à notre salut. Nous le contemplons sous toutes les faces, nous en scrutons tous les aspects, et, comme chaque rayon mène nécessairement de la circonférence au centre, nous sommes invinci- *^lement conduits par chacune de nos études à cette con- <^iusion unique, à ce centre de la vérité catholique : J.-C, notre Rédempteur, est manifestement notre Dieu.

Aujourd'hui je me propose de dérouler sous vos regards attentifs l'ensemble de son grand ouvrage, la restauration ^ l'ordre social, la reconstruction de tout l'édifice humain, ^rtout, et dans la conception grandiose de l'œuvre et dans ^on exécution qui déûe toute imitation, vous distinguerez •nettement le sceau divin.

^1 n'appartient qu'aux hommes supérieurs d'imprimer

" grand mouvement au monde, et il n'y a d'hommes su-

P rieurs qu'à deux conditions : la hauteur de l'intelligence

3 force de la volonté. Olez l'une de ces deux conditions,

apposez une pensée élevée, mais une volonté faible, ou

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