‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 108 sur 309 · L*ADORATION DES MAGES · texte numérisé non relu

L*ADORATION DES MAGES

douleurs ; et Fftme de Marie en sera transpercée comme d*mie épée*.

La double prophétie de Siméôn reçut une prompte confirmation, après le retour de Joseph et de Marie à Bethléem, où il semble qu*ils voulussent alors fixer leur résidence. Tandis que les meilleurs représentants du paganisme lui portent leurs hommages, la vie de l'en- &nt est menacée par le roi qui s*est assis sur le trône de David. Sa carrière terrestre commence sous ce rayon de gloire et sous cet éclair de haine.

Un phénomène sidéral qui consistait dans la conjonction de trois planètes auxquelles se serait peut-être jointe une de ces étoiles passagères que les astronomes ont signalées en divers temp^, avait poussé du fond de l'Orient vers la Palestine quelques sectateurs de la religion de Zoroastre. Evidemment si le signe précurseur du Messie n*avait pas apparu tout d*abord dans leurs cœurs, ilsneTeussent pas cherché au ciel; si cette grande espérance n*eût brillé au travers de leurs pres- B^timents confus, ils ne Feussent pas rattachée à un phénomène qui en lui-même n'avait aucune signification religieuse. Nous avons déjà constaté que la religion persane était plus accessible qu'aucune autre en Oricni^ à la notion d'un Messie; la viejuustalnè n'était pas pour die, comme pour l'Inde panthéiste, un mauvais rêve dont on devait se délivrer au plus tôt par l'ascétisme et l'anéantissement ; elle en fidsait un réel combat

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mitrelevfnnsmioes bienfaisantes et les puissances malfaisantes. Elle admettait dans notre destinée Tinterrentàcm d'êtWB supérieurs pour opérer notre délivrance; elle croyait à des héros divins, servitefttrs ou représentants d*Ormuz. Le psrsisme s'était de plus^u jdas éloigné du dualisme fataliste dont il se contentait jadis; il s'était épuré au contact du judaïsme depuis Fexil deBabylone. La dispersion des Juifs, dans tout TOrient Bvmt accru leur influence. Rien n'empêche d'admettre que des hommes comme les mages, appartenant à Té- IHe de leur nation, aient eu connaissance de quelquesuns des oracles de l'Ancien Testament. Leurs aérations avaient été confirmées, par ce qu'ils avaient appris du Messie attendu en Judée. Dans cet ébrcmlement de cœur et d'écrit un phénomène sidéral, tel que celui qui eut effectivement lieu deux ans avant la naissance de Jésus-Christ, devait exalter leur espérance. Sans doute, ils partageaient encore les idées supers^ lieuses du vieil Orient sur l'influence des astres, et ijs cherchaient à lire l'avenir dans la voûte étoilée. Mais ils cherchaient sincèrement le vrai Dieu et ils devaient le trouver.

Le phénomène sidéral qui a provoqué le départ ém mages n'était poiat un miracle, sinon il eût suscité ub étonnement universel dont les historiens du temps^tm^ raient consigné le souvenir. Les savants persan» Tont oonstaté par leurs observations. Rien n'empêdïe donc d'admettre que ce phénomène consistait dans la conjonction qui, d'après Keppler, a eu lieu vers cettaépo-

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que^. Si les magee ont pris le chemin de la Judée, c'est qu'ils savaient d'avance par les prophéties juives, ou par l'écho lointain qui leur en était parvenu, que I9 futur Messie devait naître dans ce pays. Â peine ai^ rivés à JérusaJem, ils sont (^ligés de s'informer de la ville où il est attendu. La réapparition de l'étoile près de Bethléem confirma les indications précises qui venaient de leur être données. Evidemment une étoile ne â*arrète pas sur une maison; elle ne saurait horner à ce point son rayonnement. Mais ce qui est possibloi c'est que, après être demeurée inaperçue, elle reparaisse au moment même où Ton arrive eu un lieu déterminé. Le récit évangélique parle le langage populaire, et de même qu'il fait lever et coucher le soleil, il ne prétend à aucune exactitude scientifique dans la description de^ phénomènes naturels. Ainsi les mages ont été con-

1 Voici comment Keppler arrive à cette détermination. A la fin de Tannée 1GÛ3 (17 décembre), il signala la coDJonctioo de Jupiter et de Saturne , complétée par Meurs au printemps suivant; dans Tautomne de la même année, un corps céleste, inconnu jusqa'alori, apparat dans la proiimitô de Jupiter et de Saturne, an S.-E. du Scorpion ; il cessa d'étoe aperçu en mars 1606. Keppler rechercha si un phénomène analogue n*avait pas pu se produire vers répoq;ne de la naissance du Christ. Ses caljuU ramenèrent k reconnaUre qu*une conjonction semblable avait eu lieu vers Tan 748. 11 supposa qu'un corps céleste du genre de celui qu'il avait observé avait pu apparaître à la même date. Or, par une coïncidence très romarquable, les table:» chronologiques de la Chine portent qu'un afttffe,qai ne fut visible qua peodanjt soixante et dix jours, fut signalé vers l'an 748.CWieaeler, p. 64). U est vrai, que Jésu^-Ghrist n'est né qv'en Tan 750, mais le texte évaxigéiiqjue moa(f« clairement quf ractre a dû paraître deux ans auparavant, puisque Hérode fait tuar les enfants de cet âge après 8*ètn enqiiis exactement du temps oÉ l'étoile avftit apparu. lixp{6a)9cv Tbyxp^yovTOÎÎfatftroti.évou iaxÂpçç^ (Uatth. n, 7.)

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