‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 136 sur 309 · LE PLAN DE JÉSUS RATTACHÉ A SA PERSONNE · texte numérisé non relu

LE PLAN DE JÉSUS RATTACHÉ A SA PERSONNE

que celui qui sépare absolument le monde qpiiitud du monde matériel. La matière est subordonnée à l'esprit. La terre a subi le contre-coup du mal moral. La victoire de l'amour ne sera complète que lorsque l'harmonie et la beauté remplaceront, mâme dans ce domaine inférieur, la discorde et la souflrance. De là, cette palingénésie du monde dépeinte en magnifiques symboles par l'antique prophétie et positivement annoncée par Jésus dans ses derniers discours. Le fanatisme millénaire a pu les travestir, mais il n'en demeure pas mdns que l'histoire de l'humaniM et du monde n'est pas destinée à toumef éternellement sur elle-même; elle aura son dénoûment, le dernier mot restera à la justice et à l'amour; les jugements partiels et incomplets qui s'exécutent d'époque en époque aboutiront aux solennelles assises du jugem^it final précédé de la résurrection universelle. S'il y a là une vaine rêverie judaïque, on n'en peut disculper Jésus, ce fut bien sa pensée. Pour nous, bien loin d'y voir une superstition, nous y reconnaissons la sanction nécessaire de la loi morale et le triomphe du spiritoa- Hsmechrétien, qui ne saurait se confondre avec un vague idéalisme.

Du reste, avant les ré^sations fiçales, Jésus admet un développement progressif de son règne an seîn de l'humanité. Il le compare au levain qui peu à peu fidt lever toute la pâte * , image familière qui peint admirablement l'influence toute morale de la vérité qui doit

» Matth. Xni, 83.

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