LE FILS DE DAVID
de David. La prophétie hébraïque avait annoncé par toutes ses voix que le libérateur descendrait du père de la grande dynastie nationale, c II sortira un rejeton du tronc d*Isaï, un surgeon croîtra de ses racines, ^et l'esprit de l'Etemel reposera sur lui. Il jugera avec justice les petits* . » Jésus, dans les évangiles, est constamment nommé fils de David par ceux qui reconnaissent en lui le Messie^. On n'y trouve pas trace de cette espèce de réserve ou de répugnance qu'on lui attribue à l'égard de ce titre honorifique, comme s'il se fût prêté en rougissant à une superstition qu'il n'eût osé démentir. Il a accepté ce nom par la raison bien simple qu'il lui appartenait, car, comme nous l'avons établi, il était efiectivement le descendant de David. C'est à tort que l'on invoque contre cette opinion cette parole de Jésus aux pharisiens : c Que vous semble-t-il du Christ? De qui doit-il être fils? Ils répondirent : De David. Et il leur dit : Comment donc David l'appelle-t-il par l'esprit son Sei* gneur. Si donc David l'appelle son Seigneur, comment est-il son fils'? » Jésus n'a point nié qu'il fût le fils de David; il est certain que Tévangéliste qui rapporte ces mots n'y a rien vu de semblable, puisqu'il lui attribue de la manière la plus positive la descendance du sang royal. Mais le Christ n'en a pas moins le droit de se
1 Esale XI, 1, 3. Comp. Jérém. XXIU.
« Matth. IX, 27; X\,22. Marc X, 48. Luc XVIII, 38. Jean VU, 42.
> Matth. XXII, 42. Voir la thèse de M. Colani, p. 69. L^hononOUe auteur ne voit dans ce texte que Taffirmation de la royauté toute spîrttuelle de Jésus. Il n*explique pas comment il se pose comme le Seigneur de David.