‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 15 sur 309 · LA NOTION DU MAL · texte numérisé non relu

LA NOTION DU MAL

révèle pas seulement le Dieu unique et souverain, mais encore le Dieu de la conscience, celui dont les yeux sont trop purs pour voir le mal et qui n'en est pas moins lent à la colère. Il pardonne abondamment, se souvenant que nous ne sommes que poudre *.

De ridée de Dieu dépend l'idée qu'on se fera du péché et de la purification. Aussi, quelle que soit la part que Ton accorde aux intuitions de la conscience en dehors du judaïsme, on doit convenir qu'elles sont san.s cesse altérées par la superstition païenne. Les religions de la nature identifient le mal moral avec le mal physique, ou, comme dans l'extrême Orient, elles le confondent avec l'existence finie elle-même, si bien que la purification n'est plus qu'un procédé magique pour apaiser la puissance malfaisante, ou un ascAtisme efiPréné destiné à anéantir notre individualité. La Grèce, malgré ses beaux éclairs et ses admirables intuitions , n'a connu ni le repentir suffisant ni la consolation efficace. On ne saurait comparer sa vie morale à ce drame si pathétique qui a pour théâtre la conscience de l'Israélite pieux. Les notions de celui-ci sur les applications les plus élevées de la sainteté sont encore très incomplètes, mais son idéal dépasse de beaucoup les meilleures aspirations païennes; la loi divine est sa règle absolue, son but constant et aussi son tourment, parce qu'il mesure la distance qui l'en

> Ps. CUL

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