I. — Des miracles de Jésus-Christ en général
Jésus ne 8*e6t pas borné & enseigner la vérité aux hommes, il a encore &it des miracles. Il n'est pas possible, comme on l'a essayé souvent, de séparer ces deux portions de son œuvre qui concourent également à la réalisation de son plan. D'abord ses miracles font partie de son enseignement, car il les a constamment invoqués comme preuve de sa divine mission. Ensuite, ses paroles sont étroitement rattachées aux actes extraordinaires qu'il a accomplis; sans cesse ceux-ci donnent lieu à ses discours et leur servent de thème. Les enseignements et les miracles sont entrelacés en quelque sorte dans la trame du récit évangélique; à moins de le mutiler de la façon la plus arbitraire, fl Êtut ou les accepter ou les rejeter ensemble. C'est donc une tentative chimérique que de vouloir distinguer entre le maître de la sagesse et celui qu'on appelle le thaumaturge. Si les miracles sont faux ou inventés, la parole de Jésus qui les suppose perd toute autorité. C'est en vain que l'on tente une explication embarras-