LES MIRACLES INSÉPARABLES DES DISCOURS
sée, qui prête à Jésus une connivence à moitié calculée, à moitié involontaire avec les idées superstitieuses de son temps. D'après cette théorie, Jésus aurait partagé, jusqu'à un certain point, les notions enfsuitines de son peuple sur le merveilleux ; il n'aurait pas discerné avec clarté la limite qui sépare la nature de l'ordre surnaturel, et pourtant il aurait éprouvé une répugnance instinctive pour les prodiges; il ne s'y serait prêté que pour assurer le succès de sa cause, en poussant si loin les concessions qu'il aurait plus d'une fois joué le rôle d'un vulgaire mugicien, tranehons le mot, dTun imposteur * .
Cette explication se faâurte contre une invincible contradiction, car ai Jésus a'^t tfOiapé tout le premier en confondant Tordre naturel et l'offdre sumaturel, il xi!a eu nul besoin de pratiquer le câmmode système des fraudes pieuses. Sur le premier ^^oînt, il est certain qu'il a touj<Mirs pat&it^ment reooanu la distinction toin<^hée entre le cours ordinaire des choses et tes manifestaiione excaptioDoelles de -la puissance dîvme. Il suffît pour â'en'oouvainereide se.rapp^r de <|udlet muiiàre ilifioLit aç^p^.è ses misacles oomme attestant sa mission. Quant auiseaoad point, à cette imputalâeai voilée d'impoatuoey d'autant plas^ofide qu'^e est. tournée en éloge^ noua ne le.diaeatona pas. La oooscietioe qui a rt connu «n Jéaus le saint de rDîeu, le grand et aB^tèrt^ téonoiB de. la vérité, : reponuse avâC
* Toir k cuficuît et fnyant chapitre sur le* miracles dana la Tiê
ibfiS .UiftACLËS INSâPARABLES DES D1SC4K;RS. ;.73
iBAîg^natiOH raccasatioB et 'plus 'encore Tapologie. Le soBs mwfll ae varie fa^ d^Occklent en Orient; sous tous les GSNix il e&stàdOïme le menionge et ae suppoirte pas saMs fpânir^qtieron enfâétriâseia plus'puoe fîg'ure morale qui ait appani àsm œ monde.
VécoLo du mythe a*« pas bedoia de s'iogém^ à oes
subtilîAéB oompsomettantes ; ^e a d'avance âiminé
toas les mioadea, maïs sa positicm est devenue moins
âidle d^ttis que la critique «est à peu près unanime
à placer Tappariiîon de nos trois jn^emiers évangiles
&B±re Tau 70 et Tan 80. Nous n'insistercms pas sur les
attémiailion étraiuges du récit sacré, par lesquelles ^n
essaye de réduire Faction miraculeuse de Jésus-Christ
à ose simple influence moi«le. Il faut pour cela re-
tmiu^er Ions les faits qui ne peuvent décidément se
prêter à «le semUable interprétation, tels que les au*
rades aeeomplis air la nature inerte * ; il faut en outre
tmBsfiarmer les autres miracles .au gré de Thypothéee.
Nous se KfviendroQS pa& sur le& principes généniux qui
ncms font admettre la possibilité du surnaturel; neva
nkrons plus à traiter la question en elle-même, mais
seulement daaa son application au ministère de Jésus,
en -noiàa demandant quel a été le but et le oaracdère de
flfta gyjJTaclaSi
^ <?«•( la ^gfUMlB htnm» de H Vie •de JOsta p» Sdiktenaap cher, n nUulmet ,que les guérisons, en les attribuant à Faction uoràte dn Rédemptetu*. Quant aux résurrections dont parle le réeit étangéHqiM, il «oppose fue la i»(»*t .n**Tait 4té qv7«(ppareat«. {LÊèen JesUy 205-220). M. Schenkel a poussé ces atténuations jusqu^à Tabiurd«.