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LE MIRACLE RÉVÈLE JÉSUS-CHRIST

destiné à élever ceux qui en sont témoins du domaine extérieur à la sphère supérieure et morale; il est enfin une œuvre^ et c'est par ce mot que Jésus le désigne le plus souvent*. Une œuvre suppose le déploiement de Tactivité morale, elle manifeste non pas seulement uue force particulière, mais la personne elle-même, c Les oeuvres que je fais, dit Jésus, témoignent de moi*. » Chaque miracle particulier est donc une révélation du Sauveur, un reflet de sa perfection morale, une expression sensible de sa personne. Jésus est lui-même le ^rand miracle, car il représente à son point culminant Tintervention secourable et extraordinaire de Tamour divin pour sauver le monde. Il a rompu la chaîne des causes et des effets naturels pour poser un commencement nouveau; il incame la charité rédemptrice et nous reconnaissons en lui la manifestation supérieure de la miséricorde du Père pour réparer le désastre de la chute. Les miracles particuliers ne sont que des émanations de ce miracle vivant et central.

Tout d*abord, par le seul £sdt qu'ils suspendent la loi naturelle, les miracles rappellent le caractère extraordinaire de la mission et de l'œuvre de Jésus; ils montrent en lui le grand envoyé de Dieu qui rétablit le royaume des deux avec puissance; le surnaturel spécial et local reporte au surnaturel général et permanent de l'œuvre rédemptrice. Ensuite la manière même dont

* On voit la distinction qu*il faut établir entre xipaç (portentum) « AiJrà ta fp^a & ^Y^ ^®^ tiiaprupsi icepi êiAoS. (Jean V, 36.)

378 LE MUUGLE itâVÉLE JÊSU6-CUR1ST.

Jémsies aocômplit nous rappallB la eaaditîa&^.d^faiuiûlité^ d*ttbaisaeittdnt à laqudUe il 8*â8t voloataisemaat sooBUfi : il n'use pas directament de la puisaaBca di- VH1&, il demande À aon Père de la lui comtniuii§uer; il psie avant de guérir les malades et de Teasusoîter les moits, et ses y^is: élevés vers le ciel témoignent .qa*il en est deseendu et qu'il 8*est plaoé^sous le niveau d'une existence humaine et limitée. Enfin jamais il ne les. aoa»^lit pour lutdnôme, dans l'intérêt de sa gloire ou de son bft^a-être; il vit d'aumônes, lui qui peut multiplier le pain pour apaiser lafiûm des multitudes^ il ne se désaltère que lorsqu'il trouve une souroe d^à (»miaée, lui qui pourrait faiM jaillir l'^au àb tous les rochers. Il ee laisse .pcendre par ses emiànis, cnnspuer .et flageller par eux, lai qui . pourrait ^'entourer de légîaue oélëstes. Mais s'il n'accomplit jamais un: miracle pour Ini-nièaeyil ne r^ise peint son. asaîstonee au pauTxe paralytique qai l'implore, au dEoendiant aveugle. aasie aux portes de la tiUe ; il pose ses n^ns^sur sa psu^elle éteinte a^^ec une tendre ceiQpasaîoa, «il toaebole lépieux, ^ c'«»t après, avoir ^euré sur le cescueil du fils de la veuve quïl.Lsjrelève dHinimet souverain. Aiasi sesminaeleâisontafatant d'actes ^'amâur compatissaiit; ils le lignent comme «a parole, d'une onanièce plua etproasiveteucove^ils. feut^^^pel auuMdur et à.lB*c(m* anenoe de.œux qui rentourent; <mj sent vraimeut une puissance morale qui réclame l'adhésion de la volonté. Rien ne ressemUe moins 'àilawagie qâi ofaeitlie à fasciner le^ hommes. Si l'on en doutait, que l'on

DIVKRSKS SORTES DE MOUCLES. 2^9

compare a«ix évangiles le bizarre roman qoi nous retsaee la vie du plua grand magicien de Tantiquité, de ce £uneax ApoUonlus de Tyane, qu on essaya d^opposerà iésas, non sans faire, pour rendre la partie plus égale, de fiomlnreux emprunts k nos récits sacrés. On n oublia qu'une chose dans ces emprunts; c-est la sainte sûbriâté et le souffle de charité qui caraetérisemt les mirades de Jésus. D'un côté, nous avons un merveilleux sec et tlàé&tral qui n'est destiné qa'à iUustr^ la persoiàne du magici^i; de l'auU^ les œuvres éd l'amour compatiâsant qui s^oublie toujours afin .de se donner sans jpéaerve'.

On peut distii^^r dons les miracles de Jéaus ceux qui ont étë accomplis sur .la nature et œax qui ont eu, les hommes pour objet. Au point de vire où nous sammes. placé, les poemiem. xte nous paxaîsseflEit pas plus difficiles à admtfUre que les seooads; pourquoi donc la aature offirirait-'elle plus d'obstades à la puissance divine que le co^s humain^ qui, Après ioiit, en têkt partie? Nous n'avons pas non plus d'objeetioii coolnre les niirariiefl aoocmiplisrà distance tels que. la guéns^n du. serviteur du centenier ^. Une Risque Ton admrt la Iftyre interv^Ktion de la puissance divine pour suspendre, dans un but rel^îeua^ lea k»snatarelie&, toutes ces difficultés disparaissent. Cependant une.iËfiEâTenoe subsîsto entie les deux grandes classes.de mûadea pear

*'Wîi» kl Vie'^'Ap6ll6mu9 de Tyemt, par Pinlostmte. * Stnmfff^ ^anf sa Vie de Jésus, s fait une nomenclatiuie liai su» ncles en cherchant k établir une sorte de progression dans Tab-

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