‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 159 sur 309 · BUT DES MIRACLES · texte numérisé non relu

BUT DES MIRACLES

ce qui conœrae le mode de leur accomplissement. La nature ne saurait opposer de résistance à Dieu; die est passive vis-à-vis de lui. Il n'en est pas ainsi de la créature morale; elle ne peut être traitée comme la matière inerte, même quand il s'agit pour elle d'une délivrance de Tordre temporel. Elle doit, dans une certaine mesure, concourir au miracle. Ce n'est pas que la disposition de l'âme, quoique modifiée sous l'action des paroles de Jésus, soit jamais la cause effective de la guérison ; dans certains cas elle peut y contribuer, mais toujours dans une faible mesure. Si dans une maladie nerveuse l'état de l'esprit influe sur le corps, il n'y a aucun rapport réel entre la guérison de la cécité, de la lèpre ou de la surdité et un acte de soumission et de confiance. Cependant, sans cet acte de soumission et de confiance, la guérison n'aurait pas lieu; la foi n'en est pas la cause, mais la condition; c'est ainsi que le miracle a doublement un caractère moral, car il crée une relation sainte entre celui qui l'opère et celui qui en est l'objet.

Les miracles de Jésus procèdent donc toujours d'une puissance surnaturelle, même dans les rares circonstances où il a employé quelque moyen extérieur pour les accomplir. Personne ne soutiendra que lorsqu'il oint les yeux d'un aveugle d'une poussière mouillée et l'envoie au réservoir de Siloé, ou bien que lorsqu'il impose les mains aux malades, ces actes aient suffi à produire un effet aussi merveilleux. Le premier but des guérisons miraculeuses était d'éveiller le désir de la guérison mo-

Page 1