ORIGINE DIVINE DE L'ANCIEN TESTAMENT
est une page blanche où Tâme écrit ce qu'elle porte en elle; par lui-même il ne révèle rien à l'homme, il Taccable bien plutôt de sa triste et vague immensité d'où l'on ne tirera jamais la notion d'un Etre personnel, ■c'est-à-dire de l'infini vivant et libre. Si l'on invoque le génie de la race, nous demanderons comment l'Hébreu, avec son esprit sans souplesse et sans élan philosophique, a pu, dès son premier essor, dépasser Platon et Aristote, et les subtils rêveurs de l'Inde. En outre, s'il est un feit avéré, c'est sa prédisposition constante à l'idolâtrie, précisément à l'époque où s'élabore sa religion ; il n'est retenu dans le monothéisme que par contrainte; il faut l'y ramener sans cesse par les plus rudes châtiments. Dès qu'il suit sa pente, il adore Baal, et dix tribus sur douze passent en définitive à un paganisme mitigé. Si donc sa religion ne lui vient ni de la terre qu'il foule, ni du sang qui coule dans ses veines, il faut bien qu'elle descende du ciel; nous y recoîinaissons le sceau d'une révélation, non pas formée toute d'une pièce, mais progressive, proportionnée au temps, à l'ignorance, à la faiblesse du peuple qui doit se l'assimiler pour en être le gardien. Nous retrouvons donc dans le judaïsme, sous une forme purifiée et spiritualisée , la vraie reUgion de l'époque de préparation dont nous avons , ailleurs, l'ébauche informe; l'action générale de Dieu sur l'bumanité se concentre sur une nation privilégiée, mais cette concentration même est dans l'intérêt des autres nations, qui, par la voie des libres expériences