LES INSTITUTIONS MOSAÏQUES
au Dieu saint. Le chef de la race a été arraché à sa famille par un commandement mystérieux et souverain ; et il a marché comme un pèlerin sans patrie au milieu des hommes, serviteur du Tout-Puissant, levant ou dressant sa tente sur un signe de sa volonté. Le séjour en Egypte, grâce à l'horrible persécution des pharaons, n'a point amené de profanes mélanges pour les descendants d'Abraham. Ils sont sortis de la terre de servitude comme ils y étaient entrés, toujours marqués de ce sceau étrange qui est leur opprobre et leur gloire. Moïse, au désert, l'imprime plus profondément sur eux par les institutions qu'il leur donne; il n'en est pas une qui ne tende à les rattacher plus étroitement au Dieu saint et terrible. Sa loi a retenti pour eux comme un tonnerre sur le Sinaï, et ils en ont g^rdé l'épouvante. Elle ne consiste pas seulement dans ces grands préceptes généraux qui élèvent si haut pour eux l'idée morale, mais elle les enserre par mille prescriptions de détail, par un rituel minutieux; elle s'empare de toute leur vie, aussi bien des actions les plus indifférentes que des actes les plus importants, pour tout ramener à une divine consécration. Qu'ils célèbrent leur culte ou qu'ils s'asseyent à la table de famille, qu'ils vaquent à leurs occupations, qu'ils cultivent leur champ ou leur vigne, ou bien qu'ils aient à rendre de funèbres honneurs à leurs proches, de toutes les circonstances jaillit la grande pensée morale comme un éclair du Sinaï; partout la loi commande ce qu'elle n'obtient pas et laisse après
LA LOI. fii)
elle la terreur et le repentir. Ce qui paraît mesquin et superficiel dans les ordonnances légales est précisément ce qui £ût Tunité de cette vie vraiment sacerdotale.
La prêtrise spéciale de la famille d*Aaron n*est qu'une délégation de la prêtrise du peuple entier, comme le prouve Tofifrande de rachat que Ton apporte à Dieu à la naissance de chaque premier-né * . L'érection du sanctuaire, le sabbat, les fêtes solennelles sont destinés à relever encore l'idée de la sainteté, par cette consécration redoublée, si l'on peut ainsi dire du lieu et des jours où l'on adore plus particulièrement l'Etemel. Le centre du culte est le sacrifice. Un immense besoin d'expiation tourmente ce peuple qui est placé devant une loi si redoutable et qui marche courbé sous cette terrible parole : Maudit est quiconque n'accomplit pas ces choses! Aussi le sang des agneaux et des taureaux arrose sans cesse l'autel de Jéhovah , sans jamais apaiser la soif du pardon, pas même au jour des expiations, dans cette solennité grandiose où le grand prêtre, non content d'avoir ûnmolé une première victime, chargeait des péchés du peuple le bouc envoyé au désert. Toutes ces purifications n'étaient que des symboles et des types, et ne faisaient que réveiller et exciter le besoin du pardon et du sacrifice, réparateur. C'est ainsi que la loi, en troublant la conscience, remplissait sa
« Exode XIII, }X
sévère et salutaire mission dans l'époque préparatoire. La grande pensée prophétique qui est Tesprit même du judaïsme se retroure déjà au fond des institutions permanentes ; celles-ci, en effet, ne donnant pas satis-faction aux sentiments qu'elles contribuent à développer, ne peuvent avoir qu'ime valeur symbolique ou typique. Il importe néanmoins que cette pensée soit sans cesse dégagée des rites ou des formules sous lesquels elle pourrait demeurer ensevelie. La prophétie proprement dite remplit ce rôle si nécessaire. De même que le sacerdoce spécial, elle ne fait qu'accuser en quelque sorte plus fortement im caractère général qui appartient au peuple tout entier. Israël est aussi bien le grand prophète que le grand prêtre de l'ancien monde. Il n*a pas seulement gardé, comme les autres nations, un vague écho de la promesse de l'Eden; il sait que cette promesse n'arrivera à son plein accomplissement que par lui; le regard tourné vers l'avenir, il est dims une mystérieuse attente, se demandant toujours si l'ère de délivrance ne va pas commencer. Chaque génération se la représente sous les couleurs qui lui sont femilières, en idéalisant quelque peu le présent. Une immense espérance éclaire les plus anciens documents de la religion des Hébreux ; elle dépasse de beaucoup les bénédictions temporelles qui lui serventd'enveloppe; aussi quand ces bénédictions ont été accordées, l'attente n'est point satisfaite, parce que la promesse la plus excellente n'est pas encore réalisée. Il est évident par exemple qu'après la conquête de la terre de Canaan et
Im muUiplicatioa de la race d'Abraham^ la phia glonetiae des imiphéties faites au Père des croyants n'est pas encore acoompUe; toutes les faaiilles de la terre ne sont point bénies dans sa postérité * . Chaque accomplissenient partid des promesses est comme le point de départ d'un espoir plus vaste qui grandit en quelque sorte de déception en déception. C'est ainsi que la prophétie marche avec l'histoire. Vague, générale aux débuts, elle tend à devenir plus précise; bientôt on n'attend plus seulement une grande délivrance, mais un libérateur. L'espérance du Messie est l'âme même de l'Ancien Testament, tout loi sert de symbole dans la nature et dans l'histoire. Quand au soufBe du printemps le Carmel s'est revêtu de magnificence, que les coteaux c éclatent de joie » sous leur parure étincelante, que le sapin et le myrte répandent dans l'air leurs arômes, quand les sources épanchent la fertilité sur la plaine reverdie, à ce spectacle dont toute la beauté n'est goûtée que par celui qui sait à quelle triste aridité il succède, le pieux Israélite se représente la nouvelle terre où la justice habitera après la grande rénovation opérée par le Messie ^.
Mais l'histoire a des lueurs plus vives pour éclairer lavem'r. Chacune de ses périodes fournit un nouveau symbole pour représenter le divin libérateur. Dans le plus ancien des oracles conservés par les livres saciiSs des Juifo, alors que Thumanité se réduit encore à une seule famille, il s'appelle le fils de la femme, et c'est
» Oen. Xn, 3.
« Eâaïe LV, 12, 13.
lui qui écrasera la puissance du mal *. A Tâge patriarcal, on attend c un enfant d'Abraham > qui apportera la délivrance à toutes les nations de la terre '.
Après Moïse il apparaît sous les traits d'un prophète semblable au puissant législateur d'Israël *. A l'époque des rois, le Messie est comme le roi de l'avenir, le David idéal; on lui applique dans im sens d'éminence tous les traits glorieux ou pathétiques dont le prophète royal a rempli ses psaumes, car dans la théocratie chaque événement, douleur, ou triomphe, n'est qu'un commencement et une préparation de l'ère définitive. Tout, dans le livre divin, aboutit au Messie, sans qu'il soit nécessaire d'opérer dans l'âme du prophète un dédoublement factice qui le ferait passer sans transition de ses propres sentiments à un oracle impersonnel. Non, David a bien chanté ses joies et ses afflictions, mais il n'en a pas moins parlé d'avance pour ce descendant mystérieux qui devait seul réaliser dans sa perfection le type de l'homme de Dieu. Dans la période qui suit le plein développement de la théocratie sous un seul sceptre, époque agitée où le culte de Jéhovah subit de fréquentes éclipses, où l'idolâtrie et la corruption envahissent sans cesse le peuple élu dans ses deux fractions, le Messie est considéré comme le serviteur de l'Etemel ; le saint réformateur
« OeD. hl, 15.
« OeD. Xn, 3.
* «L'Eternel te suscitera un prophète comme moi, tu récouter<is. » (Deut XVIII, 18.)
LA PUOPHETJi:. 73
de la religion qui ramènera la justice et la concorde, fera dispar^tre la violence et fondera la paix universelle sur une terre renouvelée.
€ L'esprit de Jéhovah reposera sur lui,
« Un esprit de sagesse et d'intelligence,
€ Un esprit de conseil et de force,
€ Un esprit de connaissance et de crainte à Jéhovah.
c n mettra sa force dans la crainte de Jéhovah.
« Il ne jugera point par l'apparence.
« n ne décidera rien par le ouï-dire.
€ Il jugera les pauvres avec justice.
€ Il frappera la terre avec la verge de sa bouche, et le souffle terrible de ses lèvres tuera le méchant.
t La justice sera la ceinture de ses reins,
« Et la fidélité ceindra ses flancs.
« Alors le loup logera avec l'agneau,
« Et le léopard gîtera avec le chevreau * . >
C'est lui, ce roi, qui régnera avec justice, q^ii sera comme une retraite contre la tempête et Tombre d'un rocher dans un pays brûlé ^.
Il écrira la loi de l'Eternel, non plus sur une table de pierre, mais sur le cœur du véritable Israël ^. Il appellera à lui tous les peuples et déploiera son étendard au milieu des nations *. Quand le peuple rebelle est transporté en exil, que le long cortège de ses fils et de ses
« Esaïe XI, 1-6.
î t:>aTe XXXII, J.
» Jérémie XXXf, 3G, 34, ♦ E«aïe XLIX. 22.
filles prend le chemin de la terre étrangère, quand Ic^ captif suspendent leurs harpes aux saulas de TEuphrate,la prophétie n'a plus qu'un symholecomme Sion n'a plus qu'une pensée : c'est le retour dans la patrie bien-aimée. t Ils y seront allés en pleurant, s'écrie Jérémie, mais je les ferai revenir par ma miséricorde et je les conduirai par le torrent des eaux et par un droit chemin auquel ils ne broncheront point ' . > La seconde partie d'Esaïe est une peinture touchante et sublime du retour des exilés, mais une peinture si large qu'on comprend bientôt qu'il s'agit d'une délivrance infiniment plus grande que celle de la captivité de Babylone. En effet, toutes les nations doivent participer au triomphe du peuple d'Abraham et de David. Comme des volées d'oiseaux qui reviennent au colombier elles accourent de tous les points du monde, pour se réfugier dans l'asile divin ouvert à tous. Le désert qui fleurira tîomme la rose n'est pas simplement la terre dévastée de Judée, c'est la terre pardonnée. La fille de Sion étend la couverture de sa tente, et le ciel apaisé est le pavillon qui protège la famille de Dieu agrandie. Le Messie a été donné pour témoin aux peuples, il appelle la nation étrangère et ouvre les sources de la vie à tous les altérés *. L^ visions d'Ezéchiel nous font admirer l'essor que la prophétie a pris dans l'exil tout autant que le second Esaïe, bien qu'elles soient empreintes d'un symbolisme compliqué et visiblement chaldaïque ; le pro-
« Jérémie XXXI, 9.
• Ksaïe LX.
^lète iftaîste avec énergie sur le renouvellement mond, sur le changement intérieur qui doit remplacer te eœur de pierre par un cœur de chair. Jérémie n*a pas des accents plus touchants que ceux^i : c Gomme le pasteur recherche son troupeau au jour qu'il est parmi ses hrehis dispersées, ainsi je chercherai mes hrehis et je les délivrerai de tous les lieux où elles auront été dispersées, au jour des nuages et de l'ohscurite. Ce sera moi qui paîtrai mes hrehis et qui les ferai reposer * . > L'Ancien Testament n'a pas de peinture plus large que la vision des ossements desséchés, symbole de la résurrection spirituelle d'Israël '!
Le résultat le plus important de cette période prophétique, c'est le trait nouveau ajouté au type du Messie, nous voulons dire le trait douloureux. Ce libéra^ieur, ce roi qui fondra le règne de la justice, sera en même temps ce serviteur de l'Etemel qui n'élève point sa voix dans les rues et dans les places publiques, ce sauveur dé^ bonnaire qui n'écrase point le roseau froissé et n'éteint point le lumignon qui fume encore •; il sera la victime pure et sans tache, qui nous guérira par ses meurtrissures, l'agneau immolé pour son peuple. Le rejeton royal d'Isaï sera semblable à une racine qui sort d'une terre sèche; le Messie s'appellera un homme de douleur *. Voilà le graiiil^enseignement que la prophétie recueille
> Ezéchiel XXXIV, 12-15.
» Eséchiel XXXVn.
» Eéale XLU, 1-7.
* Bsale un.
16 LA PRUPHETIE.
à Técole de rhumiliation et de la 80uffi*ance, et c'est de ces jours d'orage et d'obscurité, pour employer l'image d'Ezéchiel, que l'Esprit divin a fait jaillir ses plus vives clartés. Les prophètes du retour ne feront que prolonger l'écho de ces grands oracles des voyants de l'exil. Les tribulations et les humiliations de cette période démontreront avec évidence qu'il faut demander à l'avenir la réalisation de ces magnifiques promesses, qui ont été suivies de l'abaissement graduel du judaïsme.
Le rôle du prophète ne consiste pas uniquement à apporter au peuple les oracles qui annoncent les châtiments et les délivrances. Il est le témoin de Dieu auprès de lui; il n'est pas sorti du sanctuaire par la filiation sacerdotale, il a reçu une vocation plus directe qui l'a pris tantôt sur les marches du troue, comme Sophonie, tantôt parmi les bergers, comme Amos; il est suscité en Israël pour vivifier tout cet ensemble d'institutions qui pourraient facilement se pétrifier dans un légalisme formaliste. Il représente l'Esprit qui ranime incessamment la lettre. Il est la parole actuelle et vivante de l'Etemel pour protester contre toutes les déviations de la théocratie. Il écrit le péché du peuple avec un burin de fer et met la cognée de la justice divine à la racine de tout arbre que Jéhovah n'a pas planté. Quand Israël, oublieux de son élection, veut s'appuyer sur l'étranger, il intervient, il annonce les jugements de Dieu aux nations idolâtres et en fait retomber le poids redoutable sur le peuple de col roide
dont a décrit, avec une brûlante énergie, les écarts et les révoltes. Le prophète est aussi bien le représentant de la loi que celui de la miséricorde ; il réunit ainsi en sa personne le double office de l'ancienne alliance qui est tout ensemble effroi et espoir, et qui ne fait sortir la consolation que des épouvantes de la conscience. L'histoire nationale, interprétée par le prophète, met en pleine lumière l'horreur du péché, le courroux de Dieu et aussi sa miséricorde. Ainsi se produit dans les cœurs un repentir profond, rosée amère qui peut seule féconder le sol où germera le divin rejeton promis à l'huÉianité. La prophétie n'est point hostile au sacerdoce, mais elle fait pressentir l'insuffisance de ce strict gardien des institutions mosaïques. Quand Osée s'écrie : c Dieu ne veut point le sacrifice, mais la miséricorde * , > il ne fiiit que formuler en oracles ce qui a été d'abord le cri d'un cœur pénitent, t Tu ne prends point plaisir au sacrifice, s'écrie David dans l'amertume de son repentir, autrement j'en donnerais; l'holocauste ne t'est point agréable. Les sacrifices de Dieu sont l'esprit froissé; ô Dieu! tu ne méprises point le cœur froissé et brisé*. » Certes l'œuvre de préparation était bien avancée, quand la révélation de la conscience venait confirmer celle de la loi et de la prophétie par cette plainte déchirante, qui aujourd'hui encore donne au sentiment du péché son expression la plus vraie : € 0 Dieu, aie pitié de moi, selon ta miséricorde ! Lave-
» Oiée M, 6.
« Pî. LI, 18, lU.
moi de plus en plus de mon iniquité, car je connais mes transgressions et mon péché est continuellement devant moi. J'ai péché ccmtre toi» Lave*moi et je serai plus blanc que la neige ^ > Le progrès était plus marqué encore lorsque s'élevait au nom du peuple entier cette prière de confession qui ne perd rien de sa valeur, quelle qu'en soit la date : c Hélas ! Seigneur, qui es le Dieu fort, le grand, le terrible, qui gardes l'alliance et la miséricorde à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements ! Nous avons péché, nous avons icommis l'iniquité. Nous avons été rebelles. Nous n'avons pas obéi aux prophètes tes serviteurs, qui ont parlé en ton nom à nos rois, aux principaux d'entre nous, & nos pères et à tout le peuple du pays. Seigneur, à nous est la confusion de &ce, à nos rois, aux principaux d'entre nous et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Maintenant, prête l'oreille et écoute, ouvre les yeux et regarde nos désolations. Seigneur, exauce ; Seigneur, pardonne*. > Il n'est pas possible d'entrer ici dans la controverse soulevée par le livre auquel ces belles paroles sont empruntées. On ne saurait contester que la prophétie n'y prenne un caractère très nouveau de précision, surtout en ce qui concerne l'histoire générale de l'humanité, car pour la première fois la succession des grands empires est indiquée avec des détails minutieux. Le symbolisme est moins simple que celui des prophètes classiques, il
> Ps. LI.
« Daniel IX.
est Burcliai^ et parfois bizarre. La typologie animale familière au Persan y joue un grand rôle. Nul livre n'a fait plus école que œlui qui est attribué à Daniel; il a été comme la transition entre le prophétisnte proprement dit et l'apocalyptique. Mais le souffle qui l'anime est si pur, que nous n'hésitons pas à le ranger dans la littérature vraiment sacrée des Juife. Jésus-Christ en a explicitement reconnu la valeur religieuse, puisqu'il a invoqué son témoignage.
Nous nous sommes attaché à dégager la pensée générale et dominante de l'Ancien Testament. Nous reconîiAîfSKnTw^ qu'elle se lessent souvent do milieu barbaiie où elle a été jetée et qui nous est dépeint avec une candeur courageuse. Les chutes et les crimes des fondateurs ou des plus illustres représentants de la théocratie nous sont racontés sans réticences prudentes; mais aussi nous voyons leurs châtiments et nous assistons à leur poignant repentir. Il y a là une efifrayante et salutaire démonstration du péché. Des sévérités redoutables étaient nécessaires pour réveiller le sens moral engourdi. Qu'on se représente ce qu'était cette grossière enfance d'une race déchue, livrée à la furie des instincts, et l'on comprendra mieux la verge terrible sous laquelle l'éducateur divin Ta courbée. L'Ancien Testament n'est pas l'idylle de l'innocence; c'est la guerre acharnée entre le bien et le mal dans son premier choc.
Quelque chose manquait encore à l'œuvre de préparation, c'était la ruine totale de toutes les gloires théo-
cratiques, afin qu'il fût bien démontré que TAncien Testament t ne pouvait rien amener à la perfection, » selon Texpression de Tépître aux Hébreux * .
Ce déclin coïncida avec une fermentation extraordinaire des esprits. Ainsi se prépara l'une des époques les plus étonnantes de l'histoire, caractérisée par le singulier mélange des tendances les plus opposées. Il importe de nous en faire une idée exacte afin de bien connaître le milieu où le christianisme prit naissance*.
t Hébr. VII, 19.
* Je D*ai dans ce court résumé à aborder aucune des questions de critique que soulèvent les livres de TAncien Testament. Je ne puis que renvoyer aux livres spéciaux parmi lesquels je citerai en première ligne Tintroduction de Bleek sur les transformations du peuple pendant l'exil. Voir aussi Ewald, Oeseh, Volk. /i»ra^MV, i». i 17 ; c'est un large et admirable tableau.