‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 210 sur 309 · L*ORAISON DOMINICALE · texte numérisé non relu

L*ORAISON DOMINICALE

figurer cette crucifixion morale que saint Paul recommandera en termes non moins énergiques. Pour accomplir cette œuvre impossible, il faut une force surnaturelle. Jésus en révèle le secret à ses disciples. Un jour qu'ils l'ont vu en prière, ils ont compris qu'ils ne savent pas encore vraiment ce que c'est que prier, et ils lui demandent de leur enseigner cette divine science. C'est alors qu'il leur donna, non un formulaire, mais un parfait modèle d'oraison dans cette prière universelle qui, depuis dix-huit siècles, a emporté au ciel tant de soupirs et en a fait descendre tant de délivrances ^ Rien n'est simple et rien n'est complet comme l'oraison dominicale ; elle embrasse tous les besoins de rhumanité renouvelée, depuis ce noble besoin de bénir le Pèjpe céleste et de ooncourir au développement de son règne par Tobéiasance et la sainteté, jusqu'à celui du pain quotidien. Pardon pour les péchés passés, force victorieuse dans la tentation présente, rien n'est oublié. Une telle prière est comme le viatique du voyageur chrétien au milieu de tous les périls de la routa.

* Luc XI, 1-5.

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