CHAPITRE n
LE SBJOUB A jéRUSALEM A L*OCCASION DB LA FÔTB DKS TABERNACLES (AUTOMNE DB L*AN DB ROME 782.)
Jésus n'avait pas encore revu Jérusalem depuis son retour en Galilée au commencement de Tannée. S*il j fût retourné plus tôt, la crise finale eût été précipitée et il n'eût pu semer sa parole dans tant de villes et de bourgades. Maintenant il n'a plus à craindre d'abréger le temps de la faveur publique; mieux vaut la lutte ouverte qu'un lent refroidissement, précurseur de la haine. Le séjour à Jérusalem n'apportera aucun changement dans ses idées. D'abord ce n'est pas la première fois qu'il visite la ville sainte et que ses yeux contemplent la contrée grandiose qui l'environne. N'en exagérons pas la tristesse. Sans doute le haut pays de Juda ne s'est jamais paré de magnificence comme le Carmel et le Thabor, on n'y a jamais entendu murmurer les sources comme dans la vallée du Jourdain, mais il était loin d'avoir l'aspectsauvage et désolé qu'il présente aujourd'hui. LeCédron n'était pas alors un sentier pierreux ; il répandait autour de lui la fertilité. Le mont des Oliviers, qui