‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 212 sur 309 · LA FÊTE DES TABERNACLES · texte numérisé non relu

LA FÊTE DES TABERNACLES

ftdsait £ace au temple, cachait de fraîches retraites ; il offrait sur ^sa cime une des plus magnifiques perspectives de la Palestine, terminée vers le nord par le scintillement de la mer Morte et vers le sud par les sommets bleuâtres des monts de Moab embrasés des feux du soleil. Les sépultures nombreuses qui jonchaient la colline en descendant vers la vallée de Josaphat ne s'élevaient pas du milieu d'un monceau de débris accumulés parmi les ronces et les herbes incultes. Leurs lignes blanches tranchaient sur la verdure des pentes. Jérusalem ellemême était une ville magnifique, où se pressait une population considérable, et que dominait son temple aux proportions majestueuses et sévères. Il n*y avait donc rien dans les circonstances extérieures qui pût opérer un changement radical dans les sentiments de Jésus, à supposer qu'on accorde à la nature une aussi dégradante influence sur l'âme. Qu'on n'oublie pas d'ailleurs que c'est sur les bords désolés de la mer Morte qu'avait commencé son ministère et qu'il sortait des brûlants déserts de Juda quand il a inauguré l'année de la bienveillance. Nous savons déjà que Jésus n'a pas attendu de fouler ce sol aride pour manifester ce qu'on appelle son exaltation fanatique, car c'est en Galilée qu'il s'est donné comme le pain du ciel, comme l'aliment immortel de l'âme; c'est là qu'a commencé cette insistance sur sa personne qu'on lui reproche.

La fête desTabemacles, qui avait lieu en octobre, approchait; c'était une des grandes solennités religieuses du judaïsme. En souvenir de la vie errante du désert, le

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