DERNIER SÉJOUR EN GAULÉE
rempli ses greniers de ses moissons entassées pour se réveiller soudain de Tautre côté de la tombe sous le regard de ce Dieu auquel il n'a jamais songé * ! t Que donnerait Thomme en échange de son âme? Le monde entier n*en paierait pas le prix. » La parabole du festin appartient au même ordre d'idées. Déjà la table du père de famille est prête à recevoir les invités, les serviteurs de la maison les pressent d'accourir, mais les convives s'excusent l'un après l'autre. Celui-ci n'a-t-il pas acheté une terre et peut-il partir sans en avoir pris possession? Un autre essaie une couple de bœu&. Un troisième reste auprès de la femme qu'il vient d'épouser. Toutes ces excuses révèlent un amour idolâtre pour les biens de cette terre. Le père de famille est indigné de ces temporisations qui sont des refus déguisés, n fait chercher le long des haies et dans les carrefours les pauvres, les impotents, les aveugles *. C'est ainsi que les convives naturels de Dieu ont été exclus de son alliance. La rejection des Juife comme peuple et la vocation des gentils apparaissent sur l'arrière plan de cette parabole. La porte du ciel est étroite, il faut faire effort pour y entrer*. Qu'on ne se fie pas aux formes et aux formules; c'est en vain que l'on s'écriera : Seigneur, Seigneur. Je ne sais qui vous êtes, dira le Roi des cieux à ces descendants des patriarches et des prophètes. La porte se fermera sur eux tandis qu'elle s'ouvrira pour des multitudes venues
» Luc XII. 16-21.
« Id. XIV, 16-21.
» Id. XIII. 24. 30.