‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 222 sur 309 · DERNIER SÉJOUR EN GAULÉE · texte numérisé non relu

DERNIER SÉJOUR EN GAULÉE

texte d'être tout à la cause de Dieu, se montre sans pitié pour la souffrance.

Jésus saisit Toccasion d*un festin chez un phansien influent pour recommander non-seulement Thiimilité qui choisit la dernière place, mais encore Ift généreuse hospitalité qui, au lieu des parents et des amis riches, convie les pauvres et les impotents. Evidemment nous n'avons là qu'une application spéciale de la règle qui doit présider à la vie entière et substituer partout le don gratuit au simple échange des bienfaits ou des services * . La parabole du bon Samaritain remonte à la même date ^. C'est ici qu'apparaît dans tout son jour le contraste entre la dévotion sèche et égoïste et cette charité chrétienne qui depuis dix-huit siècles relève la portion la plus malheureuse de l'humanité. La première passe avec arrogance devant le voyageur mourant pour se rendre à la ville sainte et offrir à Dieu dans son temple un culte hypocrite ; la seconde discerne Dieu dans sa créature, et ne connaît pas d'acte religieux plus pressé que de verser l'huile et le vin sur les blessures du moribond et de le conduire à Thôtellerie secourable. Jésus ne pouvait &ire une plus magnifique réponse au scribe qui lui avait demandé ce qu'il fallait entendre par le prochain. Le prochain, c'est tout d'abord celui qui souffire, tel est le sens général de cette parabole. Mais ce n'est pas encore assez pour le Sauveur; il s'identifie au pauvre; le

* Luc XIV. 7.IL • » W., X, 25-37.

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