‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 234 sur 309 · LE JEUNE RICHE · texte numérisé non relu

LE JEUNE RICHE

quand il a été profané et moralement détruit, ce qui est un sûr moyen de pousser au désordre des mœurs.

Au reste^le mariage lui-même est subordonné, comme la vie humaine tout entière, à Taccompllssement de la volonté supérieure. Le célibat n'est point un déshonneur, comme Timagine le préjugé judaïque; on peut y être appelé pour le royaume de Dieu * .

Ce devoir du renoncement absolu ressort avec une clarté redoutable des paroles que le Maître adressa à un jeune riche, possesseur de grands biens dans ces plaines magnifiques qu*arrose le Jourdain. Il avait toutes les vertus; c'était un fidèle observateur de la loi, peut-être un chef de synagogue. Sincèrement pieux, il était attiré vers Jésus par un vif mouvement de sympathie. Ces bonnes dispositions se révèlent dès ses premiers mots : € Mon bon Maître, dit-il, que dois-je faire pour avoir la vie étemelle? — Pourquoi m'appelles-tu bon, lui fut-il répondu; Dieu seul est bon*. > Ce n'est pas que Jésus décline la sainteté parfaite, mais tant qu'il est dans le combat et dans l'épreuve de la vie humaine, le bien n'a pas en lui le caractère absolu qu'il a en Dieu; malg^ré sa pureté sans tache, il s y maintient par un libre choix. C'est la conséquence naturelle de son abaissement et de la sérieuse acceptation des conditions de la vie humaine '.

1 MatUi. XIX, 12.

XVIU, 19.)

* C'est, selon nous, le seul moyen d'expliquer ce texte. Nous ne saurions admettre que Jésus se place au point de vue de son interloou-^

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