‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 245 sur 309 · JÉSUS A BÉTHANIE · texte numérisé non relu

JÉSUS A BÉTHANIE

eflbrt de l'âme , il va au devant d'une condamnation certaine, et son marc sera donné au disciple qui aura le mieux fait valoir le saint dépôt. A celui qui a, il sera donné davantage ; à qui n'a pas, cela même qu'il a sera ôté*. Rien n'est plus juste que l'application de cette règle, qui est une loi permanente du monde moral ; le cœur s'éteint dans l'inaction en se rendant incapable, non-seulement d'acquérir, mais même de conserver les biens supérieurs. La parabole se termine par la sentence de condamnation prononcée sur le peuple ingrat qui a repoussé son roi ^. Maintenant, le petit gproupe peut partir pour Jérusalem, car il sait ce qui l'y attend.

IL ^ L'adobation de Mabib i>à B6nuKii$.

Le chemin direct de Jéricho à la ville sainte traverse Béthanie. On comprend quels sentiments éprouvait pour Jésus la famille de Lazare; on s'y rappelait nonseulement le miracle, mais aussi la tendre sympathie, les larmes de l'ami divin. Il n'était pas possiUe qu'il franchit sans s*y arrêter ce lieu où l'attendaient ces cœurs fidèles; d'iôlleurs le sabbat approchait, c'était le dernier qu'A devait passer avant celui du sépulcre j où aurait^il pu mieux le célébrer qu'à Béthanie à la veille des jours d'angoisse et de douleur qui allaient

ft Locxnc, 20.

* Lue XIX, t1. Cette parabole se distingué \Xh& nettement de celle àeê t^ents, dans Hatth. XXV, 14-30, qui déTeloppe une autre pensée: celle de la responsabilité créée par la différence des dons. Il ne 6*iigit pas dâm le premier étangile d^une même somme d*argent d«trnée à tous les servitenre, puisque les talents sont inégalement répartis.

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