JÉSUS LAVE LES PIEDS DE SES DISCIPLES
rôle est l'expression touchante d'un sentiment tout humain : c'est l'ami s'adressant à ses amis au moment de se séparer d'eux. Le Fils de Dieu va bientôt apparaître, car à l'instant même où il se livre à cet attendrissement de l'adieu, il assigne aux siens un glorieux rendez-vous dans la vie étemelle. Puis, après la prière habituelle, il Mt passer la coupe.
L'assistance se tenait debout à ce début du rq>as ; le moment est venu de s'asseoir. Les disciples, à cette heure si triste et si sainte, se disputent encore la première place auprès du Maître, poussés par un esprit de rivalité tout autant que par Tardeur de leur afiection. Jésus leur rappelle cette hiérarchie étrange de son royaume, qui renverse les rangs humains et donne la première place au plus humble ; le chrétien n'est pas fait pour être servi , mais pour servir, à l'exemple de son Maître * . Pour mieux graver ce précepte dans leur cœur, Jésus prend un linge et remplit le plus bas office de l'hospitalité, en lavant les pieds de ses disciples'. Il se ùÀt en réalité leur serviteur. Comment le disciple voudrait-il encore régner et primer après un tel spectacle? Cet acte symbolique revêt une signification nouvelle à la suite de la résistance de Pierre , qui , toujours homme de premier mouvement et d'impulsion soudaine, n'a pas voulu consentir à cet abaissement. Il apprend d'abord qu'il &ut obéir même sans comprendre, et ensuite que la purification
« Luc XXII, 24-26.
« Jean XUI, 4-5.