‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 280 sur 309 · RETOUR AU PRÉTOIRE · texte numérisé non relu

RETOUR AU PRÉTOIRE

en séjour à Jérusalem pour la fête et qui pouvait éke considéré comme son juge naturel*. Jésus ne répond pas aux questions que ce lâche tyran, souillé du sang du Baptiste, lui pose avec une curiosité frivole; Hérode, qui lui a en vain demandé un miracle, le livre à ses soldats. Ceux-ci le couvrent d'un vêtement blanc et Taccablent de moqueries; puis ils le ramènent au prétoire où le procès doit être définitivement jugé.

Pilate tente un dernier moyen de sauver Taccusé; il propose aux assistants de le relâcher en l'honneur de la fête qui s*approche, conformément à la coutume établie par ses prédécesseurs de faire grâce à un prisonnier juif à chaque nouvelle Pâque. Le peuple, à l'instigation de ses chefs religieux, réclame l'élargissement d'un vil meurtrier nommé Barabbas, et s'écrie tout d'une voix : Crucifie-le, crucifie-le I Pilate condamne Jésus à la peine du fouet qui était tantôt une manière de donner la question aux accusés, tantôt le préliminaire de la crucifixion. Il espérait que les Jui& se trouveraient assez vengés par cette peine in&unante. Les soldats déployèrent à l'égard de Jésus une barbarie raffinée. Comme pour continuer l'abominable raillerie d'Hérode, ils le revêtirent d'une robe de pourpre, ils mirent à son front une couronne d'épines et un roseau dans sa main; puis ils le frappèrent sans pitié. Quand le propréteur le présenta au peuple ainsi conspué et sanglant en disant : Voilà l'homme! — il n'obtint que des

* Le tétrarqne avait coutume, «faprès Josèpfae, de se rendre dans la ▼ille «aiute à Toccasion des grandes solennités. (Ant,, XWIU ▼, 3.)

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