‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 292 sur 309 · RËAUTË DE LA RÉSURRECTION DE JESUS · texte numérisé non relu

RËAUTË DE LA RÉSURRECTION DE JESUS

est née d'un mensonge • . Les plus violents adversaires du christianisme repoussent une pareille insinuation, qui d'ailleurs n'expliquerait rien, carie fait dont il faut rendre compte, c'est le changement opéré chez les apôtres après la mort de leur Maître, c'est la joyeuse confiance qui succède à leur désespoir. Or, une fourberie n'a jamais relevé le courage de personne.

La seconde explication ne résiste pas davantage à cette objection. Elle part de la supposition de la mort apparente de Jésus pour conclure à la négation de la résurrection. C'est en vain qu'on se fonde sur le fait cité par l'historien Josèphe de deux crucifiés qui auraient retrouvé leurs sens, grâce à des soins multipliés '. Les souffirances extraordinaires de Jésus, ses tortures morales, le coup de lance dans son côté, son long ensevelissement, tout s'oppose à l'admission d'une hypothèse inventée pour les besoins de la cause. D'ailleurs, quelle espèce d'existence aurait-il eue au sortir de telles épreuves physiques ? Il serait resté plus qu'à demimort; des précautions infinies auraient été nécessaires pour lui conserver une vie artificielle. En vérité, ce pâle moribond, dérobé à la haine de ses ennemis dans une profonde retraite pour y conserver quelques forces languissantes, aurait été peu fait pour transformer des agneaux timides en lions.

La troisième hypothèse, dont on a récemment tiré un grand parti, est celle des visions. En France, on s'est contenté d'invoquer l'état morbide de Marie de

* Beyschlag, Die Avferstehung Christi^ p. 14. « Josèphe, Vita, 75.

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