RÉALITÉ DE LA RÉSURRECTION DE JÉSUS
Magdala, et Ton a attribué sans sourcilla: la naîsaancB d*uao religion à rhallucioatiou d'une femme hystérique. En Allemagne, on y amis un peu plus d'appareil scientifique ; le dernier Ixistorien de Jésus a dressé son argumentation avec un soin particulier *. D s'appuie surtout sur des textes empruntés à saint Paul, c Je vous ai enseigné avant toutes choses, écrit le grand apôtre aux chrétiens de Corinthe, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures, et qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures, et qu'il a été vu de Céphas, ensuite des d«uze apôtres; qu après cela, il a été vu de plus de cinq cents frères en une seule fois, dont la plupart sont vivants, et quelquesims sont morts. Depuis^ il se fit voir à Jacques, et ensuite à tous les apôtres, et après tous, il m'est aussi apparu comme à wi avorton ^. • PauL, nous dit-on, met sur la même ligne les apparitions du Bessuscité aux disciples présents à Jérusalem et celle qui plus tard, sur le chemin de Damas, fit de lui un homme nouveau. Or, cette dernière apparition n'a été qu'une pure et simple vision, comme le prouve cette autre déclaration empruntée à sa lettre aux Galates : c U a plu à Dieu de révéler son Fils en moi'. > Il s'ensuit que ces dififêrentes apparitions de Jésus appartiennent à un domaine imaginaire. Les apôtres ont bien cru que Jésus était ressuscité ; ils n'ont point été des fourbes, mais des vision-
1 Strauss, Nouvelle Vie de Jésus, « 1 Cor. XV, 3-8.
' 'ATCOxaXù^aifbvuIbv aijTOu iv èjJioC, (GaL I, 16.) Voir les conf^ rences de Qûder et de Beyschlag sur la résurrection-
RâAUTË DE LA RÉSURRECTIC»? DE JÉSUS. 66B
naires. TeUe €Bt Tabjection présentée récemment aveo un ^randarl.
Nous pouvons y faire une réponse péremptoôe. Il
est certain d'abord que faxil dans sa lettre aux CSotm-
thiens entend parler d'une apparition posidive : « Il s*eat
fadt Yoîr^ dit-il, à Jacques, aux apôtres, puis à moL i* Or,
pour établir qu'il confondait une apparition cfieetive
avec ime vision, il fiuidrait prouver qu*il ignorait le vrai
caractèred'une vision. Bi^i n'était plus connu en Judée;
l*Ecriture sainte distingue sans cesse entre les manifiQS-
tations mbaculeuses de laDivinité dans le monde et la
simple vision qui demeure complètement en dehors des
faits réels. Il était impossible à \m Juifde confondre l'ap*-
parition divine dont Abraham fut honoré sous sa tente
à la veille de la destruction de Sodome avee les visions
d'un Jérémie ou d'un Ezéchiel contemplant par Toeii
de l'esprit tantôt une branche d'amandier, tantôt des
animaux symboliques * . La vision proprement dite se
distingue de l'apparition en ce qu'elle n'a aucun rapport
avec la réalité. Telle fut celle qui fut accordée à Pierre
dans la ville de Joppe, au moment oh les envoyés du
centenier (Corneille frappent à la porte de sa demeure :
€ D lui survint, est-il dit, un ravissement d'esprit et
il vit le ciel ouvert^. » Il y a plus, saint Paul lui'p
mâme a eu des visions; il raconte qu'il a été oavt
jusqu'au troisième ciel : c Si ee fbt en mon eorps on
Si ce fut sans m«n corps,, je ne sais'. » U e^ évadant
t Jérémie I, 18-17.
« Actes X, 11.
» 2 Cor. XII, 2^.