‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 296 sur 309 · JSKINIFICATION DE LA RESURRECTION · texte numérisé non relu

JSKINIFICATION DE LA RESURRECTION

moisoiigei que ft'est fondée TEgliâe chrétieime^. aussi jeune^ «osai vivaBte aujourd'hui qu'il y a dix-huit sièdes! Aussi, soit que nous conaidérioiia les diconstances qui ont précédé ce jour, soit que nous tenions compte des grands événements qui Font suivi, il ne nous est pas possible de plaœr autre chose que le fiât mâme de la résurrectUm entre la détcesae stérile de la veille et Théroïsme du lendemain avec tout ce qui ea est résulté pour Thumanité.

ni — La. signification du fait.

c La résurrection du Christ, a dit. notre adversaire le plus habile, esHeshibboleth auquel on reconnaît les vues opposées sur l'ensemble des dioses. » Nous ne démentirons pas ce mot qui est ahsobuneni vrai. Le monde est-il, oui on non, gouverné par un Dieu libre qui fait fléchir la loi naturelle devant la loi morale et devant les saintes résolutions de son amour misériccNr^ dieux, ou bien la dure et inflexible nécessité pèse-t-elle sur l'univers? En d'autres termes, y a-t-il un Dieu vivant et personnel, ou bien ce que nous appelons de ce nom sacré par respect pour la superstition popaUûie n'est-il autre chose que l'inexorable fatum ou plutôt la loi naturelle eUe-mèmd? Voilà la questien^ qui se pose sur le sépulcre de Jésus. En effet, sîil y est demeuré,. BOUS: devons oondure que la sainteté par- Âôte n est pas plus forte que la mort, que la vie divine lui est assujettie, et que ce que nous avions considéré comme uai résultat et ua (âiâtiment des égiaremuits de

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la liberté morale n'est qu'une fatalité physique irrévocable. Alors les faits naturels l'emportent sur les hiÂ& moraux et nous n avons plus qu*& ensevelir avea leeadacvre du Christ nos plus nobles aspirations. Quiconque, avec TEvangile, reconnaît en Jésus la perfection sans tache, quiconque, d'une autre part, voit dans la mort le signe par excellence de la condamnation humaine, doit s'écrier avec l'apôtre Pierre : c II n'était paa possible qu'il fut retenu dans les liens de la tombe. > S'il y est resté, c'est, nous le répétons, que la loi naturelle l'emporte sur la loi morale et nous retombons de la conception théiste des choses & la divinisation de la nature.

La résurrection du Christ est en outre la seule preuve suffisante de l'achèvement de la rédemption. Supprimez-la et vous n'avez plus sur la croix qu'un supplice admirablement enduré, propre à faire couler nos larmes, mais ce supplice n'a rien réparé, il n*a pas révoqué l'antique sentence qui pèse sur la race d'Adam et quise résume dans cette parole adressée au premier rebelle : c Tu mourras. » Eu définitive le dernier mot de l'ouvre du Christ est sur la terre l'opprobre et la mort, au lieu d'être le triomphe et la vie étemelle. C'est le seul que l'humanité aurait entendu, et pourtant il serait devenu le mot d'ordre victorieux de cette pauvre année de ses disciples, qui réunit en elle toutes les faiblesse» naturelles pour combattre et renverser tout ce qui est fort et brillant dans le monde ! Cela ne se peut paa.

Il ne sert de rien de prétendre qu'il suffit de citdre à

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