OPPOSITION ENTRE LE TALMUD ET L'ÉVANGILE
deux mouvements religieux ressort avec évidence de leur résultat définitif. L'enseignement du Christ aboutit à l'Evangile et celui des rabbins au Talmud. D'un côté, nous avons une vivante histoire qui est toute pénétrée d'un esprit nouveau, sans formules arrêtées et sans rituel; d'un autre côté, un corps de traditions enchevêtrées, une réglementation de toutes les formes de la piété poussée jusqu'aux détails les plus minutieux. Sauf le Pirke Âboth^ le livre des principes, qui contient ce qu'on peut appeler l'esprit du pharisaïsme, le Talmud se compose d'une suite de traités portant sur les heures et les formules de la prière, sur la classification des offrandes, sur l'observance des fêtes et du sabbat, sur les jeûnes, sur les vœux, sur les purifications, sur les usages de la vie journalière. A côté du texte ou de la Jfishruiy renfermant déjà un mélange bizarre de traditions réglementaires, nous avons le commentaire ou la Oemarra^ qui ne fait que reproduire les diverses interprétations des rabbins. Jamais le Talmud ne s'élève à un principe moral qui puisse imprimer l'unité à la vie religieuse , il ne s'attache qu'aux manifestations extérieures qui sont infiniment diverses, et il s'efforce, par la variété des ordonnances, de prévoir tous les cas imaginables. La généralisation et l'unité ne sont possibles en religion que quand on remonte aux mobiles premiers de la vie morale. Le Talmud, qui n'a songé qu'aux dehors de la coupe et du plat, se perd dans la multiplicité fatigante des actes isolés et successifs. Ce n'est plus qu'un rituel puéril justifié par une e^^égè^t
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tounsentée; o*eBftiui.s(|uelette.attxroid0&:articulatii)ns« oniny respire; qu un. aoulHe. de loort; on dirait la.iiK>miAoEtionide là religion des prophiètes.
Il ne sert de rien; d!inToquer le nom . dJHiUely le fitmeuK rabbin qui. vivait peu. d'années a^ant JCéniar. Christ. Sailutte^avee Shan^ paraît â*étre réduite;à de fort mesquines proportions^ et il n*en est pas moîas Tun de» pères du; Talmud. Les belles maxime» que Ton cite de lui; s'encadrent dans Toasiiaire' de .cei légalisme desséché.. Voici les prinfiipaieft<et les plus bôUes : c Imite les disciples d'Aaron:; aime la paix, . recherche la paix^ aime' le^j hommes et attachée toi àjl'étude de la.loi. Ne réponds pas de ta.vertu avant le. jour de latmoiït, ne jug» ton: prochain que lorsque tu te trour verafidiuQs sa position. Sois homme là oùiil en nmnque. Celui qui recherche: la célébrité la perd; Celui, qui se sert de* sa couronne do science comme d*im outil paâse bientôt ^ >. En y regardant de près, on reconnaît chez Hilld Tesprit de sa caste; il ne s*âevait paa au-dessus de l'idée de la rétribution terrestre» C'est lui qui, voyantoin orâne nager sur reaai,,&'écrie : c Pàroe que tu as noyé on^ t'a noyé, et ceux qui: t'ont noyé le seront à leur tour^. » Il partageait l'infatuation. des rabbins : t^Celuiqui s'est acquis la scienoe delà. 1<»^ disait-il, s'est procuré la vie étemellei»^ IL faut juger d'un mouvement religieux par^a dineotiongénérale et non par telle ou telle manifestation isoléoi A- ce: point
» Pirke Aboth, p. 481-491.
« Ibid.