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LES ÉVANGILES RECONNUS AU TROISIÈME SIÈCLE

courir à une tradition écrite, tandis qu elle est pour nous le seul moyen de rejoindre cette abondante source d'information qui coulait partout au premier siècle. De là la suprême importance de Tauthenticité et de la crédibilité de nos quatre évangiles, les seuls récits qui aient subsisté et qui aient dû subsister parmi les diverses relations de la vie de Jésus que vit nidtre l'Eglise apostolique.

IL — Que nos quatre évanoujes remontent

AU PREBUER SIÈCLE ^

Nous passerons rapidement sur ce qui est généralement admis par la critique. Nul doute n*est possible sur l'acceptation universelle par l'Eglise de nos quatre évangiles dès le troisième siècle; cette acceptation a d'autant plus de valeur qu'elle précède l'époque des décisions sommaires et qu'elle n'est pas imposée par décret. Le canon des Ecritures n'a encore d'autre base que l'adhésion libre et unanime de la chrétienté. Le témoignage si explicite, en faveur de nos évangiles, des grands théologiens d'Alexandrie a une haute valeur, surtout si l'on tient compte des immenses travaux

* C« paragraphe était écrit avant la publication du beau travail de M. Tischendorf : Wann tourden tmsere Evangelien verfastt, Leipûg, 1S65. Je sois heureux d'y trouver une pleine confirmation des fésaltats auxquels je suis parvenu. Je ne puis cependant admettre la formation du canon du Nouveau Testament dans les dernières années do premier siècle; cette assertion me semble dépasser la réalité des ^ts. Je n*ai pas besoin de dire combien les découvertes de M. Tischen- ^rf, consignées dans ses autres opuscules ou dans les préfaces de ses piécÎMses éditions du Nouveau Testament m*ont servi pour ce chapitre.

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