‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 89 sur 309 · LE PREMIER ÉVANGILE N!ËST POINT JUDÉO-CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

LE PREMIER ÉVANGILE N!ËST POINT JUDÉO-CHRÉTIEN

dffloeiMJkEUftCi^ d'A^rabwi * • Le Measie n'est pa^ seuler ment le fils de David, il est^ avant taut^ le File, de Dieu*. Si Ton nons^ oppose le récit de It^jCananéennet naw rappellerons sa conclusion, qui, nops, montre la bajmère léigule abaissée devant la. foir.de't la .pieuse femme. Les développements prophétiques n'ont point une couleur plus judaïque que ceux de saint Paul. Jésu9 ei^ proclame hardiment qu'il est plus g^and que. le Sabbat et le Temple'. L'évangile selon saioit Matthieu n'est donc point un évangile de parti; il révèle f, au contraire, Taccord profond qui exis^ tait, entre l'Sglise palestinienne et celle qui s'était formée dea^. le. monde païen. Ainsi se clôt et se résume la première période de l'âge apostolique; le type de la prédication des douze, a. été conservé & jamitis pour l'Eglise dans notre premier évangile»

Si la bonne nouvelle du. salut a dd retentic/tout d'àbord au sein de lanation juive, le^ rapports,.sifréquents àpetie époque, de cette nation avec les autresi.peuplet> ont amené promptem.ent un élargissement des missions, chrétiennes. Cet él^gîssement s'est produit eu fait avant d'être justifié en droit» Plusieurs années avant que saint Paul eût élevé dans TEglise sa ^puissante voi^ pour renverser toutes ; le^ barrières nationales devant le rédempteur de l'bumwité, s^t Pierre ea;

« Matth. m, 9.

• Id. XXn, 43.

» Id. XH|6i

204 L^ËVANOILË DE 2IARC.

ouvrait les portes à un païen converti qui n*avait pas franchi encore celle du temple; le centenier Corneille ' était baptisé par lui avec toute sa maison à Césarée. A des hommes de cette classe TEvangile devait être présenté avec la plus grande simplicité, comme une divine histoire; les allusions à l'Ancien Testament n'auraient eu aucune utilité devant un tel auditoire. Il s'agissait uniquement de lui annoncer les grands faits de la Rédemption; rien ne lui convenait mieux qu'un récit vivant, coloré, sans développement exégétique, sans tendance marquée. C'est précisément ce que nous trouvons dans le discours de Pierre adressé à la famille du centenier Corneille et dans notre second évangile qui en est comme le développement.

Une tradition des plus anciennes, recueillie par P^ pias, porte que Marc fut l'interprète de Pierre, tandis que celui-ci annonçait l'Evangile à Rome : c Marc, rap* porte ce Père, écrivait avec soin, mais sans ordre ce qui avait été dit ou accompli par Jésus-Christ. En efiet, fl n'avait ni entendu lui-même ni suivi le Seigneur; plus tard il avait rejoint Pierre; cet apôtre donnait ses enseignements selon les besoins (de ses auditeurs) et non pas comme s'il eût voulu présenter une histoire ordonnée des oracles du Seigneur. Marc n'a donc manqué en rien en écrivant les choses qu'il se rappelait, car il ne s'est attaché qu'à ne rien omettre et à ne rien felsifier de ce qu'il avait entendu'. » Ce passage, non

âxpt6û; ÎYpatj'SV, ci (ûvroi loÇei. (Eusèbe, H. E,, lU, 29.) Ce témoi-

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