‹ Jésus de NazarethChapitre 21 sur 47 · DEL 1 MR · texte numérisé non relu

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livre des Macchabées, notamment dans l’épisode célèbre de la mort de la mère et de ses sept fils. « Quant à moi, dit le dernier d’entre eux, comme mes frères, je sacrifie mon corps et ma vie pour les lois de mes pères, priant Dieu de faire promptement miséricorde à mon peuple... Puisse la colère du Tout-Puissant justement déchaînée sur notre race s'arrêter à moi et à mes frères » (11 Macch., 7, 37.38). La même idée se retrouve dans le quatrième livre des Macchabées qui date du premier siècle de notre ère. Sur le point d’expirer, le martyr Éléazar adresse à Dieu cette prière : « Aie pitié de ton peuple, contente-toi, pour lui, de mon châtiment. Fais de mon sang un moyen de purification et prends ma vie pour leur rachat » (1W Macch.,'6,"29%ct%47% 20);

Malgré l'importance et l'intérêt des indications que l’on peut glaner dans ces textes et dans quelques autres, on n’y peut pas reconnaître autre chose que des matériaux qui ont pu, dans la suite, être utilisés pour l’élaboration d’une doctrine des souffrances du Messie. Mais cette doctrine n’existait pas dans le judaïsme du premier siècle et c’est ce qui a rendu difficile la tâche desn missionnaires et des spDIpEPLS chrétiens.

Le problème qui s’est posé pour Justin s'était posé dès les premiers temps de la vie de l’Église. Un effort considérable a dû être fait pour trouver dans les Écritures une démonstration de la nécessité des souffrances du Messie. Pour la découvrir il a fallu une intelligence toute spéciale des prophéties. L’apôtre Paul explique que si les Juifs ne trouvent pas dans les Écritures la même chose que les Chrétiens c’est qu’en lisant 'Moïse ils ont un voile sur l'intelligence (11 Cor., 3, 15-16). Quand les disciples d’Emmaüs rencontrent Jésus sur le chemun, il faut qu'il leur «ouvre les Écritures » (Lc., 24, 32), qu’en commençant par Moïse, il leur explique dans les écrits des prophètes tout ce qui le concerne, et établisse

ainsi qu'il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire (24, 26-27).

L'idée des souffrances et de la mort du Messie que les Chrétiens avaient un si grand intérêt à trouver dans l’Ancien Testament, n’y était donc, de leur propre aveu, contenue que d’une manière si voilée qu’il fallait un sens spécial pour l'y découvrir. Ceci rend à priori peu vraisemblable l'hypothèse que ce serait l’Écriture qui aurait suggéré l’idée de la crucifixion du Messie.

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Le rapport de la prophétie et de l’histoire évangélique

Le problème des relations entre la prophétie et l’histoire évangélique n’est pas aussi simple que le suppose le dilemme formulé par M. Salomon Reinach. Il convient, croyons-nous, de distinguer plusieurs cas.

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