‹ Jésus de NazarethChapitre 31 sur 47 · FL A · texte numérisé non relu

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résurrection d’une personne morte depuis plusieurs jours, que dans l’évangile où l'enfant vient de mourir et où certains détails donnent à penser qu'il s’agissait originairement de guérison et non de résurrection. Le trait final du récit de Marc : «1l leur recommanda de lui donner à manger », se rattache à une conception très primitive qui représentait Jésus comme exerçant l’action médicale d’un rabbin. Entre le nom de Tabitha (1) et les mots Talitha koum ou koumi, l’analogie est toute extérieure (2). Si elle était réelle, elle ne permettrait pas, à elle seule, de reconnaître de quel côté est l’original. Ici encore, le récit des Actes apparaît comme secondaire par rapport à celui de l’évangile qu’on a voulu en faire dériver.

Les deux récits de la guérison de l’impotent et de la résurrection de Dorcas sont groupés dans les Actes. Ceux des évangiles qu’on en a rapprochés appartiennent à deux cycles différents. Enfin les récits relatifs à Pierre sont parmi les parties les moins solides et les plus jeunes du livre des Actes. Ils ont, en particulier, une relation très étroite avec l’histoire de Corneille (10, 1-11, 18) destinée à attribuer à Pierre et non à Paul et à l’Église d’Antioche l'initiative de la prédication de l'Évangile aux païens, récit dont le caractère tendancieux est manifeste et reconnu par l’unanimité des critiques.

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