‹ Jésus mieux connu et plus aimé dans son sacerdoce (volume 2)Chapitre 13 sur 40 · I. — Infériorité de l'Humanité en Jésus, dans sen essence · texte numérisé non relu

I. — Infériorité de l'Humanité en Jésus, dans sen essence

Autant la Divinité est élevée, parfaite, inaccessible, essentielle et nécessaire ; autant l'humanité est abaissée, imparfaite, relative et contingente. En elle-même, l'humanité n'a de raison d'être que dans la pensée de Dieu : si Dieu n'avait pas voulu la créer, elle n'aurait jamais existé ; s'il lui avait plu de la faire ou plus ou moins parfaite, elle aurait été ce que Dieu l'aurait voulue ; s'il avait décrété qu'elle ne dût exister qu'après la transformation de ce monde terrestre, elle n'existerait pas encore, elle serait simplement dans la catégorie des contingents futurs. Mais ce que l'humanité serait actuellement, dans le cas de cette dernière hypothèse, elle l'a été, en fait, avant d'exister : c'est-à-dire, elle n'était pas, elle était néant et elle le serait demeuré si la puissance divine ne l'en eût tirée.

Rien ne parle plus de faiblesse, que cette impuissance d'une chose possible à parvenir à l'existence. Il n'y a rien dans cette notion de néant: pas même l'ombre d'une réalité quelconque, pas même l'idée de ce qu'on pourrait être un jour. C'est un rien, pour parler de la sorte, qui attend d'exister pour être quelque chose. Et encore, sa

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simple possibilité à l'existence dépend-elle d'un autre, qui a toute sa liberté de la vouloir ou de ne la pas vouloir.

Peut-on concevoir quelque chose de plus voisin du néant, que cette contingence d'un être qui pourrait fort bien ne jamais exister? Or, c'est là la condition essentielle de l'humanité : elle n'existe que parce que Dieu a voulu qu'elle existe, dans le temps marqué par lui, dans les conditions tracées par lui et pour la fin indiquée par lui. S'il n'y eût pas eu de Dieu pour la créer, l'humanité n'existerait pas et n'aurait jamais pu exister. Elle dépend donc essentiellement de l'Etre suprême de qui elle a tout reçu, par lequel et pour lequel seul elle existe.

Ce qui établit entre la Divinité et l'humanité une différence grande comme celle qui existe entre l'infini et le fini, entre la toute-puissance incréée et l'impuissance absolue, entre le Créateur et l'œuvre de ses mains, entre l'Etre essentiellement nécessaire et la créature purement possible, entre ce qui est et ce qui n'est pas.

Par ce contraste, la Divinité se trouve, en quelque sorte, grandie et relevée de toute l'infériorité de l'humanité ; et il faut faire un réel effort d'imagination pour parcourir la distance qui les sépare et pour comprendre un peu com-

ment elles peuvent s'unir entre elles. Et c'est cette humanité que Jésus a prise, qu'il a faite sienne, qui est devenue une partie intégrante de Lui-même et qu'il s'est unie indissolublement et éternellement! Lui, qui n'a besoin de rien, Il a voulu s'adjoindre quelque chose qui n'est pas Lui ; Lui, qui ne dépend que de Lui-même, Il s'est uni à une nature qui ne peut exister que par Lui ; Lui, qui dans son essence est toute perfection, Il s'est associé étroitement une nature essentiellement imparfaite ; Lui, l'auteur et le créateur de toutes choses, Il a fait choix, parmi les oeuvres de ses mains, d'une essence créée qu'il a appelée à partager l'honneur de son existence divine !

Kncore, s'il avait choisi l'œuvre la plus parfaite de la création, et s'il s'était uni à une nature angélique ; mais non, Il prend de préférence la nature humaine, nature inférieure et en partie matérielle, et II en fait la compagne inséparable et éternelle de sa nature divine.

N'est-ce pas descendre jusqu'aux dernières limites de l'abaissement ? En vérité, II ne pouvait descendre plus bas. Saint Paul va jusqu'à dire que le Verbe de Dieu s'est anéanti, exinanivit '. Sans doute, en s'incarnant, le Verbe a élevé l'humanité jusqu'à la dignité suprême de

1 Philip., 11, 7.

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la Divinité; mais il n'en est pas moins vrai que, pour opérer une semblable merveille, Il est descendu infiniment, Il a uni en Lui les deux extrêmes, Il a fait d'un Dieu une créature et d'une créature un Dieu.

Comme l'humanité, souillée et couverte de péchés, est maintenant purifiée et anoblie ! Comme l'humanité, même pure et immaculée dans son origine, a grandi par son contact avec le Verbe ! Comme elle est belle en Jésus, toute brillante des clartés que reflète sur elle la Divinité ; toute empourprée des feux de l'éternelle charité ! O Jésus, Dieu et Homme, je Vous adore !

II. — Infériorité de l'Humanité en Jésus dans son origine et sa dépendance

Quand Dieu s'est manifesté, II existait ; avant qu'on ait pensé à Lui, Il vivait ; bien avant même l'époque la plus reculée où puisse remonter notre pensée, au commencement et avant tout commencement, il subsistait, et il subsistait sans avoir jamais commencé. Son existence, il l'avait par lui-même, nécessairement et éternellement. C'est l'origine, pour ainsi parler, insondable, sublime, mystérieuse et adorable de la Divinité.

Lorsque le Verbe de Dieu voulut se faire

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Homme, Il dut s'unir, en dehors de Lui, à quelque chose de créé. C'est Lui qui, dès l'origine, donna une réalité à la pensée de la création de l'humanité : c'est Lui qui donna à la nature humaine son essence, et la dota de ses propriétés et de ses attributs ; c'est Lui qui la rendit apte à l'union qu'il se proposait de contracter avec elle '.

L'humanité, en elle-même, dépend donc tout entière de la Divinité, de qui elle a tout reçu ; et c'est ainsi qu'elle lui est infiniment inférieure. Kn se l'unissant, Jésus n'en a pas changé la nature, Il l'a prise telle qu'il l'avait faite ; et, depuis le premier moment de l'Union hypostatique, l'Humanité, en Jésus, tout en étant divinement élevée, a conservé sa nature créée. Bien plus, pour pouvoir être unie à la nature divine, la nature humaine n'ayant aucune personne hu-

1 Quand nous attribuons au Verbe incréé la création et l'ordination de toutes choses, nous ne faisons que répéter la pensée de Saint Jean nous disant, dans son Evangile, que « tout a été fait par le Verbe, et sans lui rien n'a été fait de ce qui a été fait »" (i, 3). Saint Thomas nous explique brièvement pourquoi. « Dieu, qui est le premier principe des choses, est aux créatures ce que l'artisan est à son ouvrage, c'est-à-dire qu'il est par son entendement ou par son Verbe le principe de toutes choses. » S. Thom., I p., q. 27, a. 1, ad 3.

« Ainsi donc, dit-il ailleurs, toutes les créatures ne sont qu'une sorte d'expression réelle et de représentation des choses comprises dans la conception du Verbe divin ; et c'est pour cela qu'il est dit que toutes ont été faites par le Verbe. » S. Thom., Contr. Gent., L. 4, c. 42.

maine pour la soutenir, a été reçue dans la Personne divine du Verbe, au point qu'elle n'existe en Jésus que parce que la Divinité de sa Personne lui donne d'être et la maintient dans l'existence. Par cette union elle est admirablement et adorablement anoblie, mais elle n'en dépend pas moins de l'Etre divin sans lequel elle ne pourrait exister '.

Conservant son essence, la nature humaine de Jésus est limitée dans sa puissance comme dans son action, puisqu'il est de l'essence des choses créées d'être finies et limitées ; et en cela, l'Humanité, même dans le Verbe Incarné, est inférieure à sa Divinité qui ne connaît aucune borne à sa puissance. Si donc, en Jésus, les actes humains ont une valeur infinie, et si physiquement, par ses miracles, Il opère des œuvres plutôt divines qu'humaines, ce n'est que par la puissance et la perfection de sa Personne divine.

De sorte que, dans sa nature comme dans ses opérations, l'Humanité de Jésus est dans une

1 Saint Paul nous dit qu'éternellement Jésus, en tant qu'homme, sera soumis à Dieu son Père. « Dieu a mis toutes choses sous ses pieds. Et quand l'Ecriture dit : Tout lui a été soumis, il est évident qu'il faut excepter celui qui lui a soumis toutes choses. Lors donc que tout lui aura été soumis, au Fils, alors aussi le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. » I Cor., xv, 26-28.

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dépendance complète de sa Divinité '. C'est ce qui explique en Lui la soumission dont II fait preuve vis-à-vis de son divin Père. En tant que Dieu, Il lui est absolument et nécessairement égal en toutes choses ; d'où II ne peut lui être soumis, la soumission impliquant une idée d'infériorité. Mais en tant qu'Homme-Dieu, Il porte en Lui une nature étrangère à la Divinité et qui lui est inférieure '-.

1 Pour nous mieux faire comprendre cette dépendance de l'humanité en Jésus à l'égard de sa divinité, Saint Thomas compare la première à un instrument entre les mains d'un artiste ; ce qui implique dans l'instrument une véritable infériorité en même temps qu'une réelle participation à la vertu de l'artiste qui le manie.

« Dans le Christ, dit-il. Xhumanité participe en quelque chose à la vertu divine ; car toutes les choses qui s'harmonisent dans un suppôt servent d'instrument à ce qui est principal, comme les autres parties de l'homme sont les instruments de l'intelligence. Ainsi donc, dans le Christ, Xhumanité est censée l'organe de la divinité. Or, il est clair que l'instrument agit par la vertu du principal agent ; c'est pourquoi dans l'action de l'instrument on ne trouve pas seulement la vertu de l'instrument, mais aussi celle de l'agent principal, comme l'action de la hache confectionne un meuble par la direction de l'ouvrier.

« Ainsi donc, dans le Christ, X opération de la nature humaine tirait de la divinité une certaine force supérieure à la force humaine. En effet, toucher un lépreux, c'était une action de X humanité ; mais le guérir de la lèpre par cet attouchement, provenait de la puissance de la divinité. Par ce moyen, toutes les actions et passions de la nature humaine furent salutaires par la vertu de la divinité. » S. Thom., Op. 2, c. 212.

- Saint Thomas fait à ce sujet la remarque suivante : « Saint Augustin observe (De Trin., L. i, c. 7) que l'Ecriture dit avec raison que le Fils est égal au Père et que le Père est plus grand

Cette nature, qui conserve ses opérations propres, est naturellement soumise en elle-même et dans ses diverses opérations à la Divinité de qui elle dépend ; mais comme cette nature n'existe que dans la Personne divine, Jésus agit par elle et II parle en son nom. C'est ainsi qu'il dit constamment qu'il est venu pour faire la volonté de son Père1, qu'il garde les commandements de son Père-, et que, dans sa cruelle agonie, Il termine sa sublime plainte par cette prière d'une adorable soumission : « iMon Père, non ma volonté, mais la vôtre :;. » C'est-à-dire, non ma volonté humaine, mais votre volonté

que le Fils ; car on dit l'une de ces choses selon qu'il est Dieu, et on dit l'autre à cause de sa forme d'esclave, sans qu'il y ait aucune confusion. Or, le moindre est soumis à celui qui est plus grand. Le Christ a donc été soumis à son Père, comme homme. » S. Thom., III p., q. 20, a. 1.

1 « Je suis venu au nom de mon Père. » Jean, v, 43.

" Je ne parle pas de moi-même, mais celui qui m'a envoyé, mon Père, c'est lui qui m'a commandé ce que je dois dire et comment je dois parler. » Jean, xii, 49.

« Ma nourriture est de faire la volonté de mon Père. » Jean,

« Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » Jean, v, 3o.

« Je ne fais jamais que ce qui lui plaît, » Jean. viii. 29.

« Je suis descendu du ciel non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » Jean, vi, 38.

2 « J'ai gardé les commandements de mon Père. » Jean, xv, 10. « Que le monde sache que j'aime mon Père et que j'agis selon

qu'il m'a ordonné. » Jean, xiv, 3l :; Lie, xxii, 42.

divine ; non ma volonté terrestre, mais votre volonté éternelle ; non ma volonté créée qu'effraient les angoisses indicibles de ma Passion, mais votre volonté incréée et souverainement adorable qui me conduit à l'accomplissement de vos desseins éternels '.

1 Saint Thomas explique cette dualité de volonté en Jésus, en divers endroits de ses ouvrages. Après avoir dit, dans la Somme, tpie m le Christ, selon sa volonté sensitive et sa volonté naturelle, pouvait vouloir autre chose que Dieu, mais selon sa volonté de raison il a toujours voulu la même chose que lui » (III p., q. lS, a. 5), — et, plus loin, que « ni la volonté naturelle ni la volonté sensitive ne repoussaient le motif pour lequel la volonté divine et la volonté de la raison humaine voulaient la passion dans le Christ » (Ibid., a. 6) ; il commente ainsi, dans les Opuscules, le passage ci-dessus de notre texte : « Mon Père, éloignez de moi ce calice, s'il est possible ; néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la vôtre » (Matth., xxvi, 3g). Par ces paroles : « Eloignez de moi ce calice », le Christ désigne le mouvement de Yappétit inférieur et du désir naturel, par lequel chacun repousse naturellement la mort et désire la vie. Mais, par ce qu'il dit ensuite : « Néanmoins que ce ne soit pas ma volonté mais la vôtre qui se fasse », il exprime le mouvement de la raison supérieure, qui considère toutes choses dans l'ordre disposé par la sagesse divine. C'est sous le même rapport qu'il dit : « Si cela ne se peut pas », montrant qu'il n'y a de possible que ce qui procède selon l'ordre de la volonté divine. Op. 2, c. 233.

Parce que, dit encore Saint Thomas, « selon la volonté de raison, le Christ n'a rien voulu autre chose que ce qu'il a su que Dieu voulait » (III p., q. 21, a. 4); « le Christ, comme Dieu, s'est livré lui-même à la mort par la même volonté et par la même action par laquelle son Père l'a livré; mais, comme homme, il s'est livré par une volonté que son Père lui a inspirée. 11 n'y a donc pas de contrariété en ce que le Père a livré le Christ et le Christ s'est livré lui-même ». III p., q. 47, a. 3, ad 2.

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Ces deux volontés en Jésus, la divine et l'humaine, nécessaires à ses deux natures, puisqu'elles en sont la perfection, nous donnent l'intelligence des relations qui existent entre l'Humanité et la Divinité, et l'infériorité de l'une vis-à-vis de l'autre.

On ne peut mieux comprendre cette union substantielle que par la comparaison de l'union qui existe entre l'âme et le corps. Tous les deux sont distincts et la personne n'est complète que quand ils sont unis ; ils forment un tout, dans des rapports mutuels et essentiels : le corps est animé par l'âme, et l'âme agit par le corps. C'est ainsi que la nature humaine de Jésus apporte son concours nécessaire à la Personne divine, par laquelle seule elle existe, par laquelle seule elle est vivifiée ; avec cette grande différence toutefois que dans le composé humain l'âme n'existe pas avant le corps, tandis que dans l'Homme- Dieu la Personne divine existait de toute éternité avant son union à la nature humaine.

En considérant plus attentivement la nature de l'Humanité que le Verbe s'est unie, nous découvrons bien d'autres aspects d'infériorité relativement aux perfections infinies de Dieu. La dépendance est quelque chose d'essentiel, même dans la constitution de la nature humaine.

En effet, quoique la nature humaine prise par Jésus possède tous les genres de perfection qu'elle est susceptible d'acquérir, elle reste une nature créée, dépendante des lois et des limites que lui a imposées le Créateur. Dans sa destinée naturelle l'âme n'existe pas pour elle-même, mais elle dépend du corps en vue duquel elle a été créée et auquel elle est substantiellement unie. Le corps, à son tour, dépend des organes et des diverses parties qui le constituent : du sang qui circule dans ses veines, du cœur qui refoule constamment le sang jusqu'aux extrémités des membres, de l'air qui remplit ses poumons, des sens et des organes vitaux qui prêtent leur concours à l'exercice des facultés de l'âme. Extérieurement, le corps est soumis à des lois de temps, de lieu, de quantité ; il occupe un espace déterminé et il est circonscrit par des limites matérielles. Autant de servitudes qui tiennent à sa constitution naturelle.

A l'encontre de la Divinité, qui est parfaitement ce qu'elle est par cela seul qu'elle existe, qui opère et se manifeste par un seul acte de sa volonté, la nature humaine dépend en tout et pour tout de lois et de moyens dont elle ne peut se départir. C'est ainsi que Jésus, dans son Humanité, subissait les conditions extérieures de toute créature humaine ; qu'il était soumis aux

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nécessités de la vie, qu'il se nourrissait pour vivre, qu'il se fatiguait au travail, qu'il cherchait le repos dans le sommeil ; qu'il parlait pour communiquer sa pensée, enseignait pour faire connaître sa doctrine, marchait pour franchir les distances qui Le séparaient d'un lieu à un autre, subissait les intempéries des saisons et recourait aux moyens humains pour accomplir sa mission divine.

Rien plus, quand ses ennemis veulent Le faire mourir, Il se cache, Lui l'invisible et l'invulnérable '. Quand l'heure est venue d'accomplir son sacrifice, Il laisse torturer son corps et le réduire à l'état d'un cadavre, Lui l'immortel et l'éternel. Quand, pressé par son amour extrême pour les hommes, 11 accomplit la merveille des merveilles, en instituant l'Eucharistie, Il se cache sous les apparences d'un morceau de pain, Lui l'immense et l'infini. Jusqu'au bout c'est la dépendance, dépendance voulue, dépendance aimée, mais toujours dépendance conforme aux exigences de la nature humaine.

Avec quel esprit de foi et quel amour ne devons-nous pas contempler en Jésus tant d'humiliations et d'abaissements, qu'il n'a voulu subir

1 « Jésus se cacha et sortit du temple. » Jean, viii, 59. « Jésus dit ces choses, puis il s'en alla et se cacha d'eux. » Jean, xii, 36.

que par amour pour nous, en s'unissant à notre humanité auparavant si éloignée de ses divines perfections et maintenant si rapprochée de sa Divinité !

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