III. — Se faire le modèle des vertus
L'homme, créé dans l'innocence, avait désobéi à son Créateur et avait fait scission avec lui. Depuis cette première faute, le péché qui s'était introduit dans la nature humaine l'avait viciée dans sa source 2. Devenu le triste compagnon des âmes dans l'exil, il les courbait vers la terre et leur voilait les clartés du ciel et les beautés de la vertu. Tout homme avait dévié de sa voie et l'humanité s'en allait vers une destinée qui n'était plus celle de son origine 3. Elle marchait comme
' « Regardez-vous comme morts au péché, et comme vivant pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur. Maintenant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification, et pour fin la vie éternelle. Car la solde du péché, c'est la mort ; mais la grâce de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » Rom., vi, 11, 22, 23.
* « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et la mort par le péché, de sorte que la mort a passé dans tous les hommes par celui en qui ils ont tous péché. » Rom., v, 12.
3 « Toute chair avait corrompu sa voie. » Gen., vi, 12.
« Il faut remarquer, dit Saint Thomas, que, s'il y a une voie déterminée pour arriver à une fin, on ne peut parvenir à cette fin en suivant une voie contraire, ou en s' écartant de la voie droite. Or, il y a une voie déterminée pour arriver à la félicité, savoir la vertu. Car nulle chose n'atteint sa fin qu'en faisant bien les opérations qui lui sont propres. L'homme fait bien les
à tâtons et elle manquait de cette énergie qui redresse l'erreur et remet dans la vérité. Quand les hommes ne tombaient pas dans le crime de l'idolâtrie, perdant ainsi le sens vrai de la Divinité, ils vivaient dans les pires désordres et ils compromettaient à tout jamais leur salut éternel. La vertu n'avait plus cours et elle menaçait de sombrer définitivement dans le bourbier de tous les vices '.
II fallait à l'humanité un principe vivificateur qui la sortît de l'abîme où elle allait s'engloutir; et Jésus apparaît, brillant comme le soleil, pur comme le cristal, beau comme la vertu de Dieu, saint comme le Fils du Très-Haut 2. Il apporte à
opérations qui lui sont propres, lorsqu'il agit conformément à la vertu. La vie éternelle étant donc la fin dernière de l 'homme, tout le monde n'y arrive pas, il n'y a que ceux qui opèrent conformément à la vertu. » S. Thom., Op. 2, c. 172.
1 « Plusieurs défauts furent dans l'homme la conséquence de la perturbation du péché. Car les mouvements désordonnés des passions se faisant sentir fréquemment dans l'appétit inférieur, en même temps que défaillaient, dans la raison, la lumière et la sagesse qui V éclairaient divinement lorsque la volonté était soumise à Dieu, il fut entraîné à soumettre son affection aux choses sensibles dans lesquelles l'éloignement de Dieu lui fit faire de nombreuses fautes, et le jeta plus tard dans la subjection des esprits immondes, dont il espéra tirer un grand secours pour l'acquisition des objets de sa convoitise ; et ce fut ainsi que se produisirent dans le genre humain l'idolâtrie et les divers genres de péché. Plus l'homme s'y abandonna, plus aussi il s'éloigna du désir et de la connaissance des biens spirituels et divins. » S. Thom., Op. 2, c. 194.
2 « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de l'amour
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la terre la vertu, qu'elle a méconnue ; la pureté, dont elle a perdu les notions les plus essentielles ; l'amour, dont elle a corrompu la nature et la beauté ; l'humilité, dont l'orgueil a fait un mot dépourvu de sens; l'obéissance, que l'abus de la liberté a changé en insoumission et en indépendance ; la mortification, que les jouissances ont reléguée dans l'inconnu ; le renoncement, que tous les vices réunis ont depuis longtemps presque anéanti ; l'amour du devoir, qui n'avait plus qu'une apparence de réalité ; l'esprit de sacrifice, qui était partout abandonné et remplacé par la satisfaction de tous les appétits sensuels.
Pour sauver l'humanité, il fallait d'abord en relever le niveau moral. Il fallait la rappeler à ses sublimes destinées et faire reluire à ses yeux les beautés divines de la vertu : lui redonner le goût des choses célestes ; la remettre en contact plus immédiat avec Dieu ; l'arracher à ses attaches terrestres et la livrer à l'action transformatrice de la grâce et de l'amour divin. Le grand moyen était de lui offrir un modèle qu'elle pût imiter, de faire briller dans tout son éclat la vertu qu'elle devait pratiquer, de lui démontrer par l'expérience combien, avec de la bonne volonté, il était relative-
extrême dont il nous a aimés, lorsque nous étions morts par nos péchés, nous a rendu la vie dans le Christ, par la grâce duquel vous avez été sauvés. » Ephés., h, 4, 5.
ment facile de marcher dans la voie du devoir et de travailler efficacement à son salut éternel. Les hommes s'étaient habitués à une vie naturelle et sensuelle, d'où la vertu était bannie ; il leur fallait un modèle de vie parfaite pouvant exercer sur eux une influence assez puissante pour les arracher à leurs vices et les soustraire à leurs passions. Œuvre difficile en elle-même, mais que Jésus pouvait aisément opérer par ses attraits divins et son puissant ascendant sur les âmes '.
1 « Il convenait au Fils de Dieu, dit Saint Thomas, après avoir pris la nature humaine, de montrer aux hommes par ses actions et ses souffrances à ne faire aucun cas des biens comme des maux temporels, de peur qu'entraînés par une affection désordonnée pour ces biens, ils s'adonnassent avec moins de soin aux biens spirituels.
« C'est pour cela que Jésus a choisi des parents pauvres mais vertueux, pour ne donner aucun prétexte à personne de se glorifier de la noblesse de sa naissance ou de la fortune de ses ancêtres. Il éloigne de sa vie privée les dignités, pour apprendre aux hommes qu'ils ne doivent pas les convoiter outre mesure. Il supporte le travail, la faim, la soif et les douleurs du corps, de peur que les hommes adonnés aux voluptés et aux plaisirs, n'abandonnent le bien et la vertu à cause des difficultés de la vie présente.
« Enfin, il endure la mort, et cela pour que personne n'abandonne la vérité par crainte de la mort. Et pour que personne n'abandonne la vérité par la crainte d'une mort honteuse, il choisit de toutes la plus ignominieuse, savoir, la mort de ta croix. Il fallait aussi que le Fils de Dieu fait homme souffrît la mort, afin, par son exemple, de porter les hommes à la vertu, et qu'ainsi se vérifiât ce que dit Saint Pierre (I Pierre, ii, 21) : « Le Christ a souffert pour nous, z>ous donnant l'exemple, afin que vous marchiez sur ses traces. » S. Thom., Op. 3, c. 7.
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Il entrait essentiellement dans sa mission de Sauveur, non seulement d'arracher l'humanité à l'enfer, mais encore de la rendre à sa sainteté primitive. Il la relèvera d'abord en Lui, par ses vertus divines et par la perfection suprême qu'il apportera à tout ce qu'il dira, pensera, voudra et fera1. Il pratiquera tout ce qu'il enseignera-. Il commencera par se faire obéissant et obéissant jusqu'à la mort, pour donner plus de poids à ses enseignements sur la soumission parfaite aux volontés divines3. Il se fera pauvre Lui-même, avant de parler de détachement4 ; Il vivra humble et caché, pour pouvoir inviter ensuite les autres à L'imiter dans son humilité 5.
Il passera la plus grande partie de sa vie dans le recueillement et la prière, pour donner plus
'«lia bien fait toutes choses. » Marc, vu. 3/.
- « Jésus commença par faire, puis par enseigner. » Act., i, i .
; « Il s'est fait obéissant jusqu'à la mort de la croix. » Phil., ii, 8. — « Je donne ma vie. J 'ai reçu de mon Père ce commandement. » Jean, x, 17, 18.
1 « Vous connaissez la bonté de notre Seigneur Jésus-Christ qui, étant riche, s'est fait pauvre pour vous, afin que vous lussiez riches par sa pauvreté. » II Cor., vin, 9.
« Le Christ était venu pour détacher les âmes des hommes des biens terrestres auxquels elles s'étaient abandonnées. II devait donc, pour ramener par son exemple les hommes à mépriser les richesses et tout ce que les mondains désirent, mener une vie pauvre et dénuée en ce monde. » S. Tho.m., Contr. Gent., L. 4, c. 55.
■'» « Recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cœur. >» Matth., xi, 29.
de force à ses recommandations de vie cachée et de prière solitaire1. Il se livrera au travail des mains, afin d'apprendre à se sanctifier dans tous les états de vie 2. Il se consacrera à l'apostolat, mais après s'y être longtemps préparé dans la prière3. Il appellera tout le monde à la pénitence, mais le premier II sera grand pénitent'. 11 fera des miracles, mais II subjuguera les foules tout autant par la sainteté de sa vie que par ses prodiges 5.
Il parlera de son divin Père et II en fera les œuvres6, mais en même temps II se fera son serviteur et voudra dépendre totalement de lui
1 « Quand vous priez, entrez dans votre chambre, et, la porte fermée, priez votre Père en secret ; et votre Père qui voit dans le secret vous le rendra. » Matth., vi, 6.
- « Dès ma jeunesse, j'ai été appliqué au travail. » Ps. lxxxvii, 16.
3 « II passa dans le désert quarante jours et quarante nuits. Jésus vint ensuite en Galilée, prêchant l'Evangile du royaume de Dieu. » Marc, i, i3, 14.
4 « Un pénitent, dit Saint Thomas, peut donner un louable exemple, non pas en péchant, mais en supportant volontairement la peine due au péché. D'où le Christ a donné aux pénitents le plus grand exemple, puisqu'il n'a pas souffert pour ses péchés propres ; mais il a voulu supporter la peine pour les péchés des autres. » S. Thom., III p., q. 1 5, a. 1, ad 5.
5 « Rabbi, nous savons que vous êtes venu de Dieu, car personne ne peut faire ces prodiges que vous faites, à moins que Dieu ne soit avec lui. » Jean, ni, 2.
6 « J'ai fait devant vous beaucoup d'œuvres excellentes par la vertu de mon Pare. » Jean, x, 32.
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pour ne faire en tout que sa sainte volonté1. Il mettra en avant son immense amour pour les hommes, mais II leur en donnera des preuves manifestes-. Il se constituera la nourriture immortelle des âmes par l'institution de l'Eucharistie3, mais, pour garantir la vérité de sa parole, Il se livrera à la mort et scellera par son Immolation suprême la promesse de renouveler mystiquement le sacrifice de sa vie sur tous les autels du monde '*.
Après de tels exemples, l'humanité revivra à la vertu ; les hommes n'auront qu'à jeter les yeux sur Jésus pour connaître leur devoir, qu'à puiser l'amour dans son Cœur pour avoir le courage de l'accomplir, qu'à se servir de ses grâces et de ses mérites pour donner de la fécondité à leurs efforts 5.
1 « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » Jean, v, 3o.
2 « A ceci nous avons connu l'amour de Dieu : c'est qu'il a donné sa vie pour nous. » I Jean, m, 16.
3 « Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. » Jean, vi, 56.
' « Faites ceci en mémoire de moi ; car toutes les fois que vous mangerez ce pain, et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur. » I Cor., xi, 25, 26.
:> « Vous vous êtes approchés du médiateur d'une nouvelle alliance, Jésus. » Hébr., xii, 22, 24. — « Il ne vous manque aucune grâce. » I Cor., i, 7. — « Fortifiez-vous par la gTâce qui est dans le Christ Jésus. » II Tim., h, t.
La vertu n'a que des charmes, lorsqu'on la considère en Jésus et qu'on la pratique en harmonie avec Lui ' ; elle n'a rien de triste, puisqu'il est la joie-; rien de difficile, puisqu'il est la toute-puissance 3 ; rien de trop crucifiant, puisqu'il est l'amour qui rend tout aimable ' ; rien d'inutile, puisqu'il est l'éternelle récompense '.
Depuis que Jésus est venu dans le monde, la vertu n'est plus un mot, elle est une réalité ; elle n'est plus une chose abstraite et isolée, mais elle a été vécue et elle s'est en quelque sorte personnifiée. Ce qu'on admire, ce qu'on aime et ce qu'on imite, c'est Jésus humble, Jésus obéissant, Jésus pauvre, Jésus mortifié, Jésus pénitent, Jésus détaché, Jésus priant, Jésus doux et patient, Jésus bon et compatissant, Jésus miséricordieux, Jésus aimant, Jésus s'offrant et se donnant, Jésus souffrant et se sacrifiant, Jésus dévoré de zèle pour la gloire de Dieu et le salut
1 « Ayez du goût pour les choses d'en haut. » Col., 111, 2. — « Tout ce que vous ferez, faites-le de bon cœur. Servez le Seigneur Christ. » Col., m, 23, 24.
2 « Que les justes se délectent dans la joie. » Ps. lxvii, 4. — « Que ma joie soit en vous, et que votre joie soit pleine. » Jean, xv, 11.
3 « Je puis tout en celui qui me fortifie. » Phil., iv, i3.
4 « Veillez, demeurez fermes dans la foi, agissez virilement et fortifiez-vous; que toutes vos œuvres soient faites avec amour. » I Cor., xvi, 13, 14.
s « Je serai moi-même ta trop grande récompense. » Gen., xv, 1 .
des âmes, Jésus pratiquant toutes les vertus, Jésus parfait en toutes choses, Jésus vivant et mourant.
Comme cette perspective change totalement les aspects de la vertu ! On ne la pratique plus sèchement pour elle-même, soit pour accomplir un devoir, soit pour être fidèle à ses promesses, soit même pour réaliser un idéal quelconque de perfection ; ces motifs sont excellents, mais s'ils ne sont pas rehaussés par la contemplation de Jésus et vivifiés directement par son amour, ils perdent le plus beau de leurs charmes et le meilleur de leur efficacité1.
C'est donc Jésus que l'âme doit d'abord attentivement considérer, étudier et contempler. Le connaissant, elle L'aime nécessairement, et elle L'aime dans la mesure où elle en a une intelligence exacte et approfondie ; puis, sous la pression de l'amour réfléchi qu'elle Lui porte, elle aspire de toutes ses forces à Lui ressembler, afin de s'unir plus étroitement à Lui.
1 « Aimant Dieu, je le désire, je désire aussi la vertu, mais Dieu est la fin de mon amour, et la vertu n'est que la voie qui conduit à cette fin. » S. Thom., Op. 60, c. 3.
Et ailleurs : « Comme il est évident que c'est par la charité que les actes de toutes les autres vertus se rapportent à leur fin dernière, il s'ensuit que c'est elle qui donne à tous ces actes leur forme, et que pour ce motif on l'appelle la forme des vertus .' car les vertus elles-mêmes ont la même forme que leurs actes. » S. Thom., II II, q. 23, a. 8.
De là à la pratique héroïque de toutes les vertus, il n'y a qu'un pas. Parce que l'âme aime Jésus et qu'elle L'a toujours devant les yeux l, elle veut le faire revivre dans sa vie 8 et elle cherche à L'imiter en toutes choses3, à Lui plaire toujours4, à agir dans le même esprit5, à faire avec la même perfection ce qu'il a fait Lui-même ou ce qu'il ferait s'il se trouvait à sa place 6, à saisir jusqu'à ses sentiments les plus intimes7 et à mettre en acte le moindre de ses désirs 8.
En s'inspirant en tout de l'amour qu'elle porte à Jésus, l'âme ne fait que marcher sur les traces
1 « Mes yeux sont toujours fixés sur le Seigneur. » Ps. xxiv, 15.
i « Celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui. » I Jean, iv, 16.
:< « Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés, et marchez dans l'amour, comme le Christ qui nous a aussi aimés et qui s'est livré pour nous à Dieu, comme une oblation et un sacrifice d'agréable odeur. » Ephés., v, 1, 2.
' « N'aimons pas en paroles, mais par des actes et en vérité. Gardons ses commandements et faisons ce qui lui est aqréable.» I Jean, ni, 18, 22.
5 « Celui qui s'attache au Seigneur est un même esprit avec lui. » I Cor., vi, 17.
6 « Par dessus tout, ayez la charité qui est te lien de la perfection. » Col., m, 14.
7 « Ayez en vous le sentiment même dont était animé Jésus- Christ. » Phil., 11, 5.
8 « Si vous m'aimez, gardez mes commandements. » Jea> , xiv, i5. — « L'amour est ta plénitude de la loi. » Rom., xih, 10.
de son divin modèle. C'est, en effet, l'amour qui a poussé Jésus à s'incarner ; c'est le zèle de la gloire de son Père qui L'a porté à s'abaisser jusqu'à la condition d'esclave ; c'est le désir ardent de lui plaire qui L'a inspiré dans toutes ses actions ; c'est pour révéler ses divines perfections et le faire mieux connaître, qu'il a pratiqué la vertu et qu'il a enseigné sa doctrine ; c'est pour le faire aimer autant qu'il l'aime Lui-même, qu'il en a parlé avec tant de respect et de tendresse, et qu'il nous a manifesté son Cœur tout brûlant de la charité divine ; c'est pour laisser au monde un mémorial solennel de l'amour éternel, qu'il a institué l'Eucharistie, où II continue à glorifier son divin Père et à aimer le monde, comme II le fit pendant sa vie mortelle.
Si c'est l'amour qui L'a fait sortir du sein du Père, c'est encore l'amour qui L'a porté vers nous. Il a aimé l'humanité et II s'est sacrifié pour elle ; son amour L'a poussé à tous les excès, Lui a fermé les yeux sur nos misères et nos ingratitudes, et L'a conduit jusqu'au sacrifice suprême qu'aucun cœur humain ne peut dépasser.
Jésus avait constamment dans la pensée et dans le cœur son divin Père et les âmes qu'il voulait lui donner : c'est le secret de sa vie et de sa mort. Imitons-Le, en Le considérant sans cesse, en nous Le proposant toujours comme
modèle, en L'aimant ardemment et en nous passionnant pour sa gloire, dans la pratique fidèle de toutes les vertus *. Soyons saints parce que Jésus est saint2. Laissons l'amour nous sanctifier3 et nous faire accomplir ainsi la mission personnelle que Jésus nous a donnée, dans le même esprit avec lequel II a accompli la sienne4.