‹ Jésus mieux connu et plus aimé dans son sacerdoce (volume 2)Chapitre 34 sur 40 · IV. — Jésus, Sacrificateur · texte numérisé non relu

IV. — Jésus, Sacrificateur

Toute victime appelle un sacrificateur. L'essence de la victime est de se laisser immoler ; mais elle doit l'être par celui-là qui a autorité sur elle et qui est ainsi constitué officiellement son sacrificateur. La victime parfaite s'abandonne à celui qui doit la sacrifier, elle n'a point de désir propre, elle ne pose point d'acte personnel ; elle sait qu'étant vouée à l'immolation, tout en elle doit être consumé et, dès lors, que rien ne lui appartient de ce qui la constitue et qu'elle ne peut disposer d'elle-même en quelque manière que ce soit ; mais elle se considère comme la propriété exclusive du sacrificateur et elle s'en remet totalement à lui du temps, du lieu, et du mode de son immolation.

Cette appartenance et cette dépendance établissent la victime dans un état d'infériorité visà-vis du sacrificateur, en même temps qu'elles créent entre eux des rapports intimes et des relations essentielles. Ils sont nécessaires l'un à l'autre, puisque la raison et la fin de l'un reposent sur l'existence et la fin de l'autre ; mais ils ne se confondent point, et la notion de sacrificateur reste complètement distincte de la notion de victime.

En Jésus, le Sacrificateur et la Victime sont le même ; néanmoins ils conservent leurs attributions respectives. Sans être inférieurs l'un à l'autre, puisqu'en Jésus tout est également pariait, l'autorité appartient de préférence au Sacrificateur et l'efficacité des mérites à la Victime.

C'est en tant que Prêtre que Jésus immole, et c'est en tant que Victime qu'il est immolé. Pour immoler, il Lui faut une puissance directe sur la Victime ; pour être immolé, il Lui faut être voué au sacrifice par lequel L'immole le Sacrificateur. Sacrifier, c'est tenir le glaive et frapper la victime ; s'immoler, c'est se prêter à l'action sacrificatrice et recevoir le coup de la mort.

Jésus ne peut donc pas être Victime s'il n'y a un Sacrificateur pour L'immoler, pas plus qu'il ne peut être Sacrificateur s'il n'a une Victime à immoler. Mais de même qu'étant Victime, Il ne peut avoir un Sacrificateur digne de Lui, autre que Lui-même ; ainsi, éiant Sacrificateur, Il ne peut immoler une Victime qui soit digne de son Sacerdoce, si ce n'est Lui-même.

Il en est de l'acte de son Sacrifice, comprenant l'action simultanée du Sacrificateur et de la Victime, comme des effets de ce même Sacrifice. Si Jésus n'eût été une Personne divine, en tout égale à Celui à qui elle s'offrait en sacrifice, Dieu n'aurait pas eu pour agréable son offrande et il

n'aurait pas reçu de son immolation une satisfaction suffisante ; de même, si le Sacrificateur et la Victime n'eussent été égaux en dignité et n'eussent mutuellement concouru à rendre le Sacrifice parfait, il n'y aurait pas eu de sacrifice efficace '.

De sorte que si nous avons un Sacrifice qui nous a valu le salut éternel et qui demeure sur la terre la source de toutes les grâces, en attendant d'être au ciel la raison de toutes les gloires, c'est parce que nous avons un Prêtre et une Victime adorables ; un Dieu Prêtre et un Dieu Victime ; un Sacrificateur possédant une puissance divine et une Victime donnant à son immolation une efficacité divine ; un Prêtre-Victime, dans le Sacerdoce duquel nous adorons les sublimités ineffables d'un Sacrifice tout divin ; une Victime-Prêtre, dans les immolations de laquelle nous adorons la puissance divine qui im-

1 « Puisque c'est par le Christ que les péchés des hommes ont été effacés, que la grâce leur a été donnée, et qu'ils sont arrivés à la perfection de la gloire, le Christ, en tant qu'homme, n'a pas été seulement prêtre, mais il a encore été un sacrifice et une hostie parfaite, c'est-à-dire qu'il a été victime pour le péché, hostie pacifique et holocauste. » S. Thom., III p., q. 22, a. 2.

Saint Thomas fait ici allusion aux trois sortes de sacrifices qui existaient dans l'ancienne loi. La victime était offerte pour la rémission des péchés ; l'hostie pacifique, en action de grâce ou pour le salut de ceux qui l'offraient ; l'holocauste, destiné à être totalement brûlé, par respect pour la majesté de Dieu et par amour pour sa bonté.

mole et l'amour infini qui se laisse immoler1.

Et ce qui doit doublement nous ravir dans cet ineffable mystère, c'est que Jésus ne peut pas ne pas être Prêtre, à moins qu'il puisse ne pas être Victime. Mais nous avons vu, dans le paragraphe précédent, qu'il est nécessairement Victime et que ce caractère en Lui est le plus essentiel ; il en est donc de même de son Sacerdoce, ces deux

1 « Jésus-Christ, le Pontife des biens futurs, est donc venu en ce monde, pénétrant dans le tabernacle plus grand et plus parfait (de son divin corps), tabernacle qui n'est point l'œuvre de l'homme, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à cette création ordinaire (puisqu'il a été conçu par l'opération du Saint-Esprit). Il y est entré une fois pour toutes, non avec le sang des boucs et des génisses, mais avec son propre sang ; et il nous a conquis une rédemption éternelle. Car si le sang des boucs et des taureaux, et l'aspersion de l'eau mêlée à la cendre d'une génisse, sanctifient ceux qui sont souillés, et purifient leur chair, combien plus le sang du Christ qui par i 'Esprit-Saint s'est offert à Dieu comme une Victime sans tache. » Hébr., ix, 11-14.

Ce Sacrifice de Jésus, Prêtre et Victime, est, en fait, l'unique Sacrifice ; unique par son efficacité toute divine, unique par la réalité que les sacrifices anciens n'ont fait que figurer. « Parmi tous les dons, dit Saint Thomas, que Dieu a accordés au genre humain depuis qu'il est tombé dans le péché, le premier de tous est le don qu'il lui a fait de son Fils, selon cette parole de Saint Jean (m, 16) : « Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique, afin que celui qui croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. » C'est pourquoi le plus grand de tous les sacrifices, c'est celui par lequel « le Christ s'est offert lui-même à Dieu en odeur de suavité », selon l'expression de Saint Paul (Ephés., v, 2). C'est pour ce motif que tous les autres sacrifices étaient offerts dans l'ancienne loi pour figurer ce sacrifice unique et tout particulier, comme on représente ce qui est parfait par des choses imparfaites. C'est ce qui fait dire à l'Apôtre

caractères étant divinement inséparables. C'est également ce qui fait que le caractère sacerdotal en Jésus fait intrinsèquement partie du Mystère de l'Incarnation. Jésus n'a pas été Prêtre seulement au moment de son Sacrifice, Il n'a pas davantage commencé à être Prêtre à un moment quelconque de sa vie ; mais II l'a été depuis le premier instant de sa conception.

Comment pourrait-il en être autrement, puisque son Sacerdoce est ordonné à la Victime ; que, la Victime existant, c'est Lui, comme Sacrificateur, qui l'a à sa garde et qui remplit auprès d'elle toutes les fonctions du Sacerdoce : et que, dans un Sacrifice nécessaire et perpétuel comme celui de l'Homme-Dieu, la Victime ne se conçoit pas un seul instant sans Sacrificateur, pas plus que le Sacrificateur sans Victime1.

(Hf.uk., x, il, 12) « que les prêtres de l'ancienne loi offraient plusieurs fois les mêmes hosties qui ne pouvaient jamais effacer les péchés, mais que le Christ n'en a offert qu'une seule pour tous les péchés ». Et comme la raison de la figure se prend de l'objet qu'elle représente, il s'ensuit que les raisons des sacrifices figuratifs de l'ancienne loi doivent se prendre du véritable sacrifice du Christ. » S. Thom., I II, q. 102, a. 3.

1 Cette doctrine est admirablement exposée par Saint Paul, qui interprète à la fois les deux Psaumes xxxix et cix.

Jésus Victime. — « Jésus, en entrant dans le inonde, dit (à son Père) : Vous n'avez point voulu d'hostie ni d'oblation, mais vous m'avez formé un corps ; les holocaustes et les sacrifices pour le péché ne vous ont point agréé ; alors, j'ai dit : Me voici, je viens selon ce qui est écrit de moi au commencement du livre, pour faire, ô Dieu, votre volonté. » Hf.hr., x, 5-7. — Or, Jésus

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Quand nous considérons Jésus, c'est donc réellement un Prêtre que nous avons devant nous ; un Prêtre que nous entendons parler et que nous voyons agir ; un Prêtre qui accomplit sa mission divine ; un Prêtre qui vient conduire au sacrifice la Victime sainte qui Lui a été confiée ; un Prêtre qui, comme tel, est l'objet des complaisances éternelles de Dieu, de qui II tient sa mission sacrificatrice ; un Prêtre dont la voix, faisant écho à celle de la divine Victime, retentira tout-à-1'heure jusqu'au trône de l'Eternel pour en obtenir le pardon de l'humanité1.

est entré dans le monde par son Incarnation ; donc Jésus, dès son Incarnation, s'est constitué Victime en son corps, au Heu et place des autres victimes légales.

Jésus Prêtre. — Mais auparavant (v, 5, 6) Saint Paul a constaté que Dieu le Père reconnaissant en Jésus son Fils unique, le consacra Prêtre pour l'éternité. Voici ses paroles : « Le Christ ne s'est point arrogé '-.i-nième la dignité du Sacerdoce, c'est-àdire du Pontificat. Il l'a reçue de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils ; je t'ai engendré aujourd'hui. De même qu'il lui dit ailleurs : Tu es Prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédech. »

Donc : dès son Incarnation, Jésus non seulement s'est offert en Victime ; mais Dieu le Père reconnaissant en lui son Fils, accepta son oblation et le constitua Prêtre pour s'immoler en tant que Victime. D'où Jésus n'est pas plus Victime qu'il n'est Prêtre, ni plus Prêtre qu'il n'est Victime ; mais II est également et essentiellement l'un et l'autre.

1 « Puisque la grâce de la justification nous a été accordée par la vertu du Christ et que le Christ a pleinement satisfait pour nous, il est certain que son Sacerdoce a plein pouvoir pour expier les péchés. » S. Thom., III p., q. 22, a. 3.

(Voir la note de la page 18.)

CARACTÈRES ESSENTIELS EN JÉSUS 35g

A cause de son rôle essentiel et de ses fonctions sacro-saintes, le Sacerdoce domine tout dans l'existence terrestre du Verbe Incarné ; et, de même que la vie et la mort de la Victime sont placées directement sous sa dépendance, ainsi ses deux autres caractères de Médiateur et de Docteur lui sont étroitement unis. Par cela seul que tout aboutit au Sacrifice et à l'Immolation en Jésus, que tout le reste est ordonné à cette fin, et que, par ailleurs, la Victime ne peut accomplir son Sacrifice que par la puissance et l'autorité du Sacrificateur, toutes les fonctions qu'il remplit sont subordonnées également à son Sacerdoce.

Quand Jésus se fait Médiateur, Il s'appuie sur les efficacités de son Sacrifice, mais ce Sacrifice ne peut s'opérer que parce qu'il est Prêtre pour l'offrir ; c'est donc spécialement en tant que Prêtre qu'il est Médiateur, puisque c'est à ce titre qu'il a la disposition de la Victime sur laquelle surtout repose sa médiation.

Jésus sera plus éloquent dans son plaidoyer en faveur des hommes, s'il unit les prières de l'humanité aux supplications de la divine Victime et si, en tant que Prêtre, Il les présente dans une même offrande à son Père céleste, pour obtenir la rémission des péchés du genre humain. De son côté, Dieu Lui confiera plus volontiers, à titre de souverain Prêtre, ses messages de pardon et de

miséricorde, puisque déjà il Lui aura confié la Victime avec mission de l'immoler. Adorons en Jésus Prêtre notre divin Médiateur; nous n'en avons ni de plus puissant ni de plus aimant '.

A côté du Médiateur, contemplons le Docteur, dont toute la doctrine consiste à donner à la terre la science de la vie éternelle, en faisant connaître Dieu et Celui que Dieu a envoyé au monde, le Verbe Incarné. Il fait reposer ses enseignements sur les deux grands Mystères de l'Incarnation et de la Rédemption et II y rattache tout le reste. C'est donc la Victime qu'il annonce, qu'il présente, qu'il prépare, qu'il montre pleine d'ardeur pour l'immolation et qu'il conduit au Sacrifice. Mais cette Victime, elle est sans cesse accompagnée de son Sacrificateur, puisque c'est lui qui en a la garde et la mène par des voies diverses qui toutes aboutissent au Sacrifice. C'est donc parler du Prêtre que de parler de la Victime,

1 « L'office propre du Prêtre, dit Saint Thomas, c'est d'être médiateur entre Dieu et le peuple, selon que, d'une part, il transmet au peuple les choses divines (d'où est venu le nom de sacerdos, sacra dans) ; tandis que, d'une autre part, il offre à Dieu les prières du peuple et qu'il satisfait à Dieu d'une certaine manière pour leurs péchés. » S. Thom., III p., q. 22, a. t.

D'où Saint Paul dit : « Tout pontife étant pris d'entre les hommes, est établi pour eux en ce qui regarde le culte de Dieu, afin qu'il offre des dons et des sacrifices pour les péchés. » Hébr., v, 1.

c'est faire ressortir en Jésus son Sacerdoce que de montrer ses immolations.

La Victime étant la propriété complète du Sacrificateur, c'est à lui que revient d'office la mission de la révéler comme de l'immoler ; de sorte que, c'est en tant que Prêtre surtout que Jésus enseigne ; qu'il annonce d'où II vient et où II va ; qu'il se fait l'exemplaire de toutes les vertus ; qu'il apprend aux hommes les voies du salut ; qu'il purifie les âmes et les sanctifie ; qu'il ouvre tout grand son Cœur pour en laisser les flots de miséricorde et d'amour se répandre sur le monde.

Ses enseignements ne seront jamais plus éloquents, que lorsqu'il tiendra sous l'autorité et la puissance de son Sacerdoce la divine Victime, prêt à l'immoler, et qu'il la présentera en cet état à l'humanité pour sceller dans son Sang rédempteur la vérité de tout ce qu'il aura enseigné et la sainteté de toutes les vertus qu'il aura pratiquées. Du haut de la Croix le divin Sacrificateur immolant l'auguste Victime, prêche au monde entier une doctrine qui défie les siècles ' ; une doctrine

1 Saint Augustin exprime la même pensée : « La croix sur laquelle ont été cloués les membres du Christ souffrant, est la chaire d'où il a enseigné le monde. » S. Arc, Tract, cxix, Sup. Joan.

Jésus lui-même, dans une allusion évidente à son crucifiement futur, avait fait comprendre que la croix Lui servirait à annoncer plus clairement encore la vérité sur sa Personne adorable, et

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qui contient toute l'histoire de l'humanité ; une doctrine qui puise sa vie dans l'éternelle vérité ; une doctrine qui révèle une miséricorde comme il ne s'en rencontre que dans la Divinité ; une doctrine qui éternellement parlera d'amour et de charité.

Ah ! qu'il est beau et sublime, dans cette attitude de Sacrificateur, notre Prêtre Eternel, s'armant du glaive du sacrifice pour immoler à la gloire de Dieu la Victime sans tache, dont le Sang purificateur lavera l'humanité de ses iniquités, et tenant dans ses mains le doux Agneau qui n'aspire qu'à mourir pour redonner la vie ï

Qui pourra jamais dire de quel amour et de quelle tendresse le divin Sacrificateur entoura pendant toute sa vie la Victime de son Sacrifice, sa propre Humanité ! C'est dans le sein de Dieu qu'il avait puisé et sa mission et son caractère sacerdotal ; c'est son divin Père qui Lui avait confié la Victime de son choix et Lui avait ordonné de l'immoler sans rémission à l'heure marquée par lui. Il ne l'en aimait que plus, et parce qu'elle était un don de son Père et parce qu'il devait la taire souffrir. Il lui était tellement identifié, qu'il participait à sa propre vie et que,

à compléter ainsi tous les enseignements de sa vie. « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez ce que je suis. » Jean, viii, 28.

dès lors, II endurait ses propres souffrances comme II brûlait du même éternel amour. Les soins qu'il lui donnait, comme les coups qu'il lui portait, tout était pénétré de charité divine.

La perfection du Sacrificateur comme la perfection de la Victime consistait dans un échange mutuel de leur propre essence ; le Sacrificateur voulait autant l'immolation de la Victime que la puissance sacrificatrice de son Sacerdoce ; la Victime voulait avec la même intensité l'exercice du pouvoir du Sacrificateur sur elle et son propre Sacrifice dans une complète et totale immolation. En Jésus, le Prêtre vivait pour immoler, et la Victime vivait pour permettre au Prêtre de la sacrifier.

Jamais union plus étroite et plus intime n'avait existé entre le sacrificateur et la victime. Jamais amour plus intense n'avait brûlé le cœur du prêtre pour sa victime et le cœur de la victime pour son prêtre. Ineffable fusion de deux amours divins, pour accomplir le plus sublime des sacrifices, et, par ce Sacrifice, rendre l'humanité à Dieu et assurer à jamais à l'humanité la possession de son Dieu.

Le Sacerdoce, en Jésus, met le couronnement à ses caractères essentiels qui Le constituent notre Sauveur et nous donnent une notion complète

de l'Incarnation et de la Rédemption. En effet, par sa médiation, Jésus renoue les relations de la Divinité avec l'humanité, ce qui est la base de la conciliation future ; par ses enseignements. Il met l'humanité à même de comprendre les motifs de son Incarnation et d'en profiter: par son Sacerdoce, Il conduit la Victime au sacrifice et II l'immole; par son Immolation, Il opère le salut du monde et 11 met le sceau à sa mission divine. Il ne pouvait faire moins, il était inutile qu'il fît davantage.

Tout le plan divin est ainsi rempli. Bénissonsen Jésus Médiateur, Docteur, Prêtre et Victime, et vouons-Lui une reconnaissance et un amour éternels.

A Jésus, le grand Pacificateur

O Jésus, Verbe divin et Dieu Incarné,

je Vous salue comme l'ange de la réconciliation

et le grand pacificateur de l'humanité.

II nous fallait un avocat auprès de Dieu

et Vous Vous êtes fait notre Médiateur.

II nous fallait acquérir la science

des vérités éternelles,

et Vous Vous êtes fait notre Maître et notre Docteur.

II nous fallait un sacrifice nouveau

pour nous purifier de nos péchés,

et Vous Vous êtes fait notre Victime.

Il nous fallait un Prêtre saint et sans tache,

digne d'immoler la Victime,

et Vous Vous êtes fait notre divin Sacrificateur.

Quelle médiation sublime

que celle qui est teinte du sang de l'Agneau !

Quel enseignement tout divin

que celui que vient consacrer le souverain Prêtre

par l'immolation de la divine Victime !

O mon Jésus Médiateur, à Vous ma reconnaissance.

O mon Jésus Docteur, à Vous ma foi.

O mon Jésus Sacrificateur, à Vous mon amour.

O mon Jésus Victime, à Vous ma vie et tout mon être !

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