‹ Jésus mieux connu et plus aimé dans son sacerdoce (volume 3)Chapitre 6 sur 45 · II. — L'Eucharistie, supplément à la Rédemption · texte numérisé non relu

II. — L'Eucharistie, supplément à la Rédemption

Toute liée que soit l'Eucharistie, dans la pensée divine, à la grande œuvre de la Rédemption, elle ne lui est pas intrinsèquement nécessaire.

Le salut du monde ne pouvait être opéré sans l'effusion du sang1. Il en avait été décrété ainsi de toute éternité. Aussi, la mort de l'Homme- Dieu étant intervenue, il n'y avait plus d'autre victime à offrir, et la Rédemption était complète, sans qu'il fût besoin de lui ajouter rien de plus 2. C'est pourquoi l'Eucharistie apparaît comme un supplément à la Rédemption, en ce sens que la notion de la Rédemption comporte essentiellement l'existence et l'immolation de la Victime, le reste n'étant qu'un excès d'amour, quoique voulu de Dieu, mais qui, en disparaissant, aurait laissé intacte la réalité de la Rédemption 3.

1 « Sans Yeffusion du sang, il n'y a pas de rémission. » Hébr., ix, 22.

2 « Béni soit le Dieu et le Père de Notre Seigneur Jésus- Christ, qui nous a comblés en Jésus-Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles et de biens célestes... Dans lequel nous avons la rédemption par son sang, et la rémission de nos péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence ; en nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le libre dessein que s'était proposé sa bonté, pour le réaliser lorsque la plénitude des temps serait accomplie, à savoir, de tout restaurer en Jésus-Christ. » Eph., i, 3, 7-10.

3 « Nous avons été sanctifiés par l'oblation du corps de Jésus- Christ, faite une seule fois... Celui-ci ayant offert une seule hostie pour les péchés, est assis pour toujours à la droite de Dieu... Quand les péchés sont remis, il n'est plus besoin d'oblation pour les péchés... C'est pourquoi nous avons la confiance d'entrer dans le sanctuaire par le sang de Jésus-Christ.» Hébr., x, 10, 12, 18, 19.

Le Docteur angélique nous donne comme un bref commen-

Mais précisément parce que le mystère de l'Eucharistie, — quoique lié en fait à la Rédemption, parce qu'il en est le prolongement, — n'était pas antérieurement indispensable pour opérer le salut du monde *, il exprime un amour

taire des paroles de l'Apôtre, quand il dit : « La passion du Christ ayant été une satisfaction suffisante et surabondante pout le péché du genre humain et pour la peine qu'il avait méritée, sa passion a été une sorte de prix par lequel nous avons été délivrés de cette double obligation... C'est pourquoi il est dit que la passion du Christ est notre rédemption. » S. Thom., III p., q. 48, a. 4.

1 Dans son traité des sacrements, saint Thomas répond ainsi à la question, à savoir si tous les sacrements sont nécessaires au salut : « On dit qu'une chose est nécessaire de deux manières, par rapport à la fin dont nous parlons. 1° Elle est nécessaire quand on ne peut sans elle arriver à cette fin. C'est ainsi que la nourriture est nécessaire à la vie de l'homme. Ce qui est ainsi nécessaire pour une fin, l'est absolument. 2° On dit qu'une chose est nécessaire, quand on ne peut sans elle arriver convenablement à sa fin. C'est ainsi qu'un cheval est nécessaire pour voyager. Dans ce cas la nécessité n'est pas absolue. — Il y a trois sacrements qui sont nécessaires de la première manière ; deux se rapportent à l'individu : le baptême qui est simplement et absolument nécessaire, et la pénitence qui l'est dans le cas où l'on vient à pécher mortellement après le baptême. Le sacrement de Yordre est nécessaire à l'Eglise... Les autres sacrements sont nécessaires de la seconde manière. » S. Thom., III p., q. 65, a. 4.

Ce qui n'enlève rien à l'excellence du sacrement adorable de l'Eucharistie, comme l'enseigne le même saint Docteur dans l'article précédent. « Le Sacrement de l'Eucharistie, dit-il, est le plus excellent de tous les sacrements. Ce qu'on peut rendre évident de trois manières : i° Par ce qu'il renferme. Car le Christ est substantiellement contenu dans le sacrement de l'Eucharistie, tandis que les autres sacrements renferment une

nouveau, distinct du premier, et qui doit être l'occasion pour nous d'une plus grande reconnaissance.

vertu instrumentale qui est une participation du Christ. Or, ce qui existe par essence l'emporte toujours sur ce qui existe par participation.

2° Par le rapport que les sacrements ont entre eux. Car tous les autres sacrements paraissent se rapporter à celui-là comme à leur fin. En effet, il est évident que le sacrement de Yordre se rapporte à la consécration de l'Eucharistie, et le sacrement du baptême à sa réception. On est fortifié par la confirmation pour qu'on ne soit pas excité par la crainte à s'éloigner de ce sacrement. La pénitence et Y extrême-onction préparent l'homme à recevoir dignement le corps du Christ. Enfin le mariage se rapporte, du moins par sa signification, à ce sacrement, en ce sens qu'il signifie l'union du Christ et de l'Eglise, dont Yunité est figurée par le sacrement de l'Eucharistie. D'où l'Apôtre dit (Eph., v, 3i) : « Ce sacrement est grand, je dis en Jésus-Christ et dans l'Eglise. »

3° Par le rite des sacrements. Car presque tous les sacrements sont consommés dans l'Eucharistie, comme le dit saint Denis (De eccles. hier., c. 3). Ibid., a. 3.

En un autre endroit de sa Somme, le Docteur angélique établit, avec sa clarté habituelle, la différence qui existe entre l'Eucharistie et le baptême relativement à la nécessité de salut : « Dans l'Eucharistie, il y a deux choses à considérer, le sacrement lui-même et la chose du sacrement. La chose de ce sacrement est l'unité du corps mystique sans laquelle on ne peut être sauvé ; car il est évident qu'il n'y a pas de salut hors de l'Eglise. On peut avoir la chose d'un sacrement avant de le recevoir lui-même, par suite du désir que l'on a de s'en approcher... Cependant il y a une différence par rapport à l'Eucharistie et au baptême. La première, c'est que le baptême est le principe de la vie spirituelle et la porte des sacrements ; tandis que l'Eucharistie est en quelque sorte la consommation de cette vie et la fin de tous les sacrements. C'est pourquoi il est nécessaire d'avoir reçu le baptême pour commencer la vie spirituelle,

En réalité, Jésus n'était pas tenu de nous aimer jusque là. Il nous avait été promis comme Libérateur, dès le commencement du monde, et par conséquent II devait nous sauver et en prendre les moyens *. C'est pourquoi II est venu comme Victime et s'est livré à la mort pour nous 2. Mais la promesse de l'Eucharistie n'accompagnait pas celle de la Rédemption. Jusqu'au jour où Jésus l'annonça aux Juifs, on n'en avait pas la moindre idée ; et l'on sait quelle opposition rencontra cette première manifestation du mystère eucharistique3.

Jésus seul en est l'auteur. Il en revendique en quelque sorte l'unique paternité. Il n'en a pas

tandis qu'il faut recevoir l'Eucharistie pour la consommer, mais cela n'est pas nécessaire pour posséder cette vie simplement. II suffit de l'avoir in voto, comme la fin se possède dans le désir et l'intention.

« La seconde différence, c'est que par le baptême l'homme est ordonné à l'Eucharistie. Mais on n'est pas disposé au baptême par un autre sacrement antérieur... C'est pour ce motif que l'Eucharistie n'est pas de cette manière nécessaire au salut, comme le baptême. » Ibid., q. 73, a. 3.

Ajoutons toutefois que quoique, dans le sens susdit, l'Eucharistie ne soit pas nécessaire de nécessité de moyen, elle l'est de nécessité de précepte.

1 « Dieu, selon sa promesse, & suscité le Sauveur Jésus. » Act., XIII, 23.

2 « Le Christ nous a aimés et s'est livré lui-même pour nous en s'offrant à Dieu comme une victime d'agréable odeur. » Eph., v, 2.

3 Voir plus loin, § iv.

besoin pour mourir ; Il possède déjà un corps pour l'offrir. Mais II l'institue pour se survivre et continuer à vivre parmi les hommes K

Ne sommes-nous pas en droit de dire que Jésus nous a aimés à l'excès, qu'il a fait pour nous ce à quoi II n'était pas tenu et que l'Eucharistie restera le mémorial de ses tendresses infinies2.

Le voir mourir sur la croix, en suppliant son Père de nous pardonner 3, n'est-ce pas l'amour héroïque d'une Victime divine qu'immole un Prêtre Eternel ?

Le contempler Prêtre et Victime dans l'Eucharistie, toujours nous aimant et toujours nous pardonnant, n'est-ce pas le même langage de tendresse sacerdotale et d'amour immolé se répercutant de tous les tabernacles du monde jusqu'à la fin des temps ? 4

Il nous a aimés et II s'est livré pour nous : sur

1 « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles. » Math., xxviii, 20.

5 « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » Luc, xxu, 19. — « Toutes les fois que vous mangerez ce pain et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur » I Cor., xi, 26.

3 « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. » Luc, xxviii, 34.

4 « Parce qu'il demeure éternellement, il possède un sacerdoce éternel. De là vient qu'il peut toujours sauver ceux qui s'approchent de Dieu par son entremise, étant toujours vivant afin d'intercéder pour nous, » Hébr., vu, 24, 25.

la Croix, pour nous sauver ; dans l'Eucharistie, pour nous appliquer les fruits de sa Rédemption.

III. — Les principaux motifs de l'Institution de l'Eucharistie

Jésus est la glorification éternelle de son divin Père. De toute éternité le Fils éternellement engendré par le Père est son image parfaite, sa splendeur substantielle et l'expression nécessaire de sa gloire. En venant sur cette terre, Il n'a point cessé d'être ce qu'il est de toute éternité ; mais II a ajouté à la gloire essentielle de Dieu une gloire nouvelle qui lui vient de l'Humanité dont II s'est revêtu. Quoique accidentelle, en ce sens qu'elle est une gloire créée qui a pris naissance dans le temps, elle est devenue en Jésus une gloire nécessaire, inséparable de sa condition d'Homme-Dieu *.

C'est même la première raison de l'Incarnation, inspirée par l'amour de la justice et exigée par la réparation de l'humanité coupable. C'est aussi celle de la Rédemption, la gloire ravie à

1 « Dieu vient en ces jours de nous parler par son Fils, qui est la splendeur de sa gloire et la figure de sa substance, soutenant tout par la puissance de sa parole, et qui, après avoir opéré la purification de nos péchés, est assis au plus haut des cieux, à la droite de sa majesté. » Hébr., i, 3.

origine de l'état eucharistique de jésus 3i

Dieu par le péché ne pouvant lui être rendue que par une expiation égale à 1 offense. Si le Verbe éternel s'incarne, c'est essentiellement pour glorifier Dieu ; le salut du genre humain, c'est le moyen nécessaire et éternellement décrété de procurer la gloire divine. Ces deux mystères sont essentiellement unis et dépendent l'un de l'autre, de sorte que le Verbe incarné demeurera éternellement la gloire de son Père, mais au nom de l'humanité régénérée *.

En tant que Dieu, Il lui est égal 2, et la gloire qu'il lui rend est inhérente à sa nature divine. En tant qu'Homme, Il lui est inférieur3, et II ne peut le glorifier qu'en lui rendant des devoirs d'adoration et de dépendance qui tiennent à sa nature humaine. Cet état d'infériorité en Jésus

1 « Père, je vous ai glorifié sur la terre : j'ai accompli l'œuvre que vous m'avez donnée à faire. » Jean, xvii, 4.

* «Moi et mon Père nous sommes une même chose. » Jean, x, 3o.

3 « Si vous m'aimez, vous vous réjouirez de ce que je m'en vais à mon Père, parce que mon Père est plus grand que moi. » Jean, xiv, 28.

«Ayez en vous les mêmes sentiments qu'avait en lui Jésus- Christ, qui, ayant la forme et la nature de Dieu, n'a point cru que ce fut pour lui une usurpation de s'égaler à Dieu. Et cependant il s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'esclave, se faisant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors. » Phil., h, 6, 7.

demeurera éternellement, comme sa condition de créature à l'égard du principe créateur l.

C'est pourquoi l'état eucharistique de Jésus entraîne les mêmes devoirs essentiels qu'il a contractés en se faisant Homme. Vis-à-vis de son Père, Il vit dans un état de dépendance absolue et II se tient devant la Majesté divine dans une attitude d'adoration respectueuse, comme il convient à l'humanité qu'il représente. Au nom de tous les hommes, Il adore et II prie ; Il s'abîme dans des abaissements inouïs, auxquels les siècles n'apporteront jamais de changement. Ce que les justes rendront de gloire à Dieu par leur fidélité, Il s'en emparera et l'offrira Lui-même avec la sienne pour la rendre plus agréable et lui donner plus de valeur. Ce que les pécheurs raviront de gloire à Dieu par leur infidélité, Il la rendra à leur place par l'assiduité de ses permanentes adorations eucharistiques 2.

1 « Et vous, mon Père, glorifiez-moi maintenant en vousmême de cette gloire que j'ai eue en vous avant que le monde fût. » Jean, xvii, 5.

2 « Durant les jours de sa chair, ayant offert à celui qui pouvait le sauver de la mort ses prières et ses supplications, avec de grands cris et des larmes, il a été exaucé à cause de son humble respect, et, tout Fils de Dieu qu'il est, il a appris, par ses propres souffrances, ce que c'est qu'obéir ; et maintenant que le voilà au terme, il sauve à jamais tous ceux qui lui obéissent, Dieu l'ayant déclaré pontife selon l'ordre de Melchisédech. » Hëbr., v, 7-10.

En effet, c'est depuis dix-neuf siècles, et le jour et la nuit, que Jésus vit au Très Saint Sacrement dans un état d'adoration perpétuelle, silencieuse et divinement féconde. Il n'est jamais oisif, Il adore sans fin, et avec quel amour ! La gloire de son Père, qui L'a attiré dans le monde et L'a fait mourir sur la croix, demeurera toujours la raison fondamentale de sa présence eucharistique.

Oh ! qu'elle est sublime cette attitude d'un Dieu qui adore un Dieu ! Qu'elle est éloquente cette adoration silencieuse qui dure depuis deux mille ans ! Qu'elle est glorieuse pour Dieu cette offrande perpétuelle de son Fils personnifiant l'humanité qu'il a sauvée ! Qu'elle est touchante cette prière ininterrompue du divin Libérateur en adoration, continuant de sauver le monde, en s'interposant entre le ciel et la terre !

L'Eucharistie, c'est la gloire divine personnifiée en Jésus priant et adorant. L'Eucharistie, c'est l'Incarnation continuée et la Rédemption sans cesse renouvelée l. On comprend que l'a-

1 « On n'a jamais pu être sauvé sans avoir foi dans la passion du Christ, selon ces paroles de saint Paul (Rom., ni, 25) : « Dieu l'a établi pour être la victime de propitiation par la foi qu'on aurait en son sang. » C'est pourquoi il a fallu qu'en tout temps il y eût parmi les hommes quelque chose qui représentât la passion du Seigneur. Dans l'Ancien Testament son principal sacrement était l'agneau pascal. D'où l'Apôtre dit (I Col.,

mour ait poussé Jésus à l'instituer, Lui qui est la gloire nécessaire de Dieu et le Sauveur indispensable du monde.

Conservons sa mémoire, dirigeons fréquemment nos regards vers les Tabernacles où II réside, unissons nos adorations aux siennes et devenons, à notre tour, sa gloire et sa suprême consolation.

Si Jésus a trouvé dans le mystère rédempteur la raison et la forme nécessaires de la glorification divine, pour laquelle II s'était incarné, Il en a fait également l'acte sacrificatoire de la régénération de l'humanité. En se survivant dans l'Eucharistie, Il continuera donc d'être la source intarissable de toutes les grâces qui découlent de son Sacrifice l. C'est la seconde raison de son état sacramentel, intimement liée à la première : le salut des hommes, fruit de sa suprême immolation.

v, 7) que « le Christ notre pâque a été immolé ». Dans le Nouveau Testament il a été remplacé par le sacrement de l'Eucharistie, qui rappelle la passion passée, comme l'agneau pascal a figuré à l'avance la passion future. » S. Thom., III p., q. 73, a. 5. 1 « Le sacrifice de la loi nouvelle, c'est-à-dire X Eucharistie, renferme le Christ qui est Yauteur de la sanctification. Car « il a sanctifié le peuple par son sang », comme le dit l'Apôtre (Hébr., xhi, 12). C'est pourquoi ce sacrifice est aussi un sacrement. » S. Thom., I, II, q. toi, a. 4, ad 2.

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Il ne méritera pas de nouveau ; l'expiation est complète ; mais II puisera sans cesse dans le réservoir de ses mérites infinis pour en faire des applications suivant les besoins de chacun. Toutes les générations passeront tour à tour devant Lui ', et II les bénira. Il purifiera les pécheurs et sanctifiera les justes.

Les hommes L'attirent, parce qu'ils Lui ont permis de glorifier son Père, en mourant pour eux. Ils sont devenus les trophées de sa victoire, et II les aime comme les rachetés de sa miséricorde. Connaissant leurs immenses besoins, Il se tient tout près, pour pouvoir les secourir toujours 2.

Tout mystérieux que soit l'amour qu'il leur porte, Il ne veut point les quitter et II les associe étroitement à son mystère eucharistique. Ils Lui sont devenus tellement nécessaires, que s'ils n'existaient pas, Il ne se serait pas fait Sacrement.

L'amour de la gloire de son Père et l'amour du salut des âmes : en voilà plus qu'il n'en faut, pour expliquer le grand mystère des merveilles

1 « Pour vous, Seigneur, vous êtes toujours le même, et vos années n'auront point de fin. » Ps. ci, 28. — « Jésus-Christ était hier, il est aujourd'hui, et il sera le même dans tous les siècles.» Hébr., xiii, 8.

2 « Venez tous à moi, et je vous soulagerai. » Mat., xi, 28.

divines, inauguré par Jésus à la Cène et perpétué à travers les siècles.

Quand l'humanité aura disparu et que Jésus n'aura plus à rendre, en son nom, les hommages qu'elle doit à la Divinité, ni à sanctifier les âmes déjà arrivées au terme de leur destinée, l'état eucharistique disparaîtra. Jusque là la Présence adorable de notre divin Sauveur est assurée au monde, et la grande promesse ne prendra fin qu'avec la dernière Hostie.

« Ego vobiscum sum usque ad consummationem saeculi l. »

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