CHAPITRE DEUXIEME
De la sublimité de la connaissance de Jésus
• Tout me semble moins que rien au prix de la connaissance de Jésus- Christ mon Seigneur (Phil., III, 8), en qui sont cachés tous les trésors de lâ sagesse et de la science (Col., II, 3). »
D'après ce qui précède, nous pouvons déjà conclure que la connaissance de Jésus est la connaissance la plus nécessaire et la plus fondamentale ici-bas, puisque en elle-même elle est la connaissance de l'Être qu'il nous est le plus utile de connaître pour arriver à notre fin, et qu'ensuite elle est la vraie et unique science qui remplit le ciel et fait là-haut la félicité éternelle des Bienheureux.
Mais pour avoir de cette connaissance une intelligence plus exacte et plus complète, il faut considérer la Personne même du Verbe incarné et chercher à saisir en Lui tout ce qu'il y a de divin dans son essence, dans sa mission, dans ses
œuvres et dans son éternelle glorification. La connaissance de Jésus s'élève alors à la hauteur de ses divins Mystères ; on comprend qu'il ne puisse y avoir sur cette terre une science plus sublime et plus divine.