‹ Jésus mieux connu et plus aimé dans son sacerdoceChapitre 29 sur 55 · IV. — L'amour à apporter · texte numérisé non relu

IV. — L'amour à apporter

dans les difficultés qui se rencontrent

dans l'étude assidue de Jésus

Il est sans contredit que l'étude de Jésus a des charmes spirituels qui dépassent toutes les joies de la terre. Il est non moins évident que cette étude sérieuse et assidue est l'élément le plus puissant de notre bonheur, par le fait surtout qu'elle nous conduit et qu'elle nous oblige à la pratique de toutes les vertus.

Il ne faudrait pas cependant en déduire que la connaissance de Jésus doive s'acquérir sans peine, et qu'en cela, comme en toute chose d'ailleurs, il n'y ait des efforts à faire, des difficultés à vaincre, des peines à souffrir, des impuissances

à subir, des lassitudes à éprouver, des dégoûts à surmonter. Non pas que ces épreuves tiennent à l'objet de nos études et de nos travaux; puisque, tout au contraire, Jésus est le soleil resplendissant qui éclaire les ténèbres, la joie suprême qui console dans toutes les peines, la force invincible qui triomphe de toutes les difficultés, l'ineffable suavité qui embaume la vie des délices de l'éternité. Mais c'est là une des conditions de notre existence sur la terre : il nous faut tout gagner à la sueur de notre front, payer de nos efforts et de nos peines les moindres actes de vertu, acquérir par la souffrance nos mérites et nos gages d'immortalité '.

Même, quand il s'agit de Jésus, de sa connaissance, de sa gloire en nous et dans les âmes, de son amour et d'une possession plus complète et plus intime de Lui-même, il nous faut le mériter. Jésus sans doute est notre fin dernière, nous n'existons que pour Lui et II sera éternellement notre trop belle récompense ; Il désire, plus que nous encore, faire l'union étroite et irrévocable entre Lui et nous ; au ciel, la fusion s'opérera dans un échange mutuel et éternel d'amour et de volonté; mais, ici-bas, dans la vallée des larmes et le pays de la douleur, l'amour n'est pas aussi pur,

' « Le royaume des cieux souffre violence, et les violents le ravissent. » Matth., xi, 12.

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