‹ Jésus mieux connu et plus aimé dans son sacerdoceChapitre 30 sur 55 · AMOUR A APPORTER DANS L ETUDE DE JESUS I · texte numérisé non relu

AMOUR A APPORTER DANS L ETUDE DE JESUS I

la lumière n'est pas aussi vive, la vision n'a pas la même clarté ni l'union la même intimité. Il y a des ombres au firmament, des obstacles à la course, des bruits qui distraient, des liens qui retiennent, des luttes qui fatiguent, des misères de tout genre qui ralentissent la marche, et parfois des vents impétueux qui secouent et de terribles tourmentes qui font plus ou moins perdre le port de vue.

On ne voit pas toujours clair, le cœur n'a pas toujours le même élan, on tombe parfois dans une impuissance navrante, on passe par des phases cruelles de tristesses et de dégoûts, le travail est dur et les résultats insignifiants, on marche toujours mais sans apercevoir la fin, la lassitude nous prend et la vie nous pèse.

Toutes choses qui fatiguent, épuisent les forces et réclament des efforts nouveaux et continus.

Sera-ce une raison pour se ralentir dans sa ferveur et suspendre l'activité de ses travaux ? Evidemment non '. Au contraire, si c'est l'amour qui nous inspire et nous guide, si nous avons sérieusement compris que de toutes les sciences il n'en est point de comparable à celle de Jésus,

' Regardons comme nous étant adressées les paroles de Saint Paul aux Corinthiens : « C'est pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes et inébranlables, travaillant toujours de plus en plus à l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas vain dans le Seigneur. » I Cor., xv, 38.

et si nous avons embrassé ce doux labeur comme l'accomplissement d'un devoir essentiel, rien ne pourra jamais nous détourner de notre objectif, ralentir notre ardeur et affaiblir tant soit peu notre désir et notre volonté de poursuivre nos études et même d'en accentuer l'intensité, à mesure que le temps passe et que la vie se fait plus courte K

Disons-nous que l'acquisition des connaissances, comme celle des vertus, est en proportion des efforts que l'on fait et de l'amour que l'on y met. Plus le sujet est noble et grand, plus la connaissance à acquérir est élevée, plus la science désirée embrasse d'étendue et exerce sur la vie une influence décisive, et plus aussi elle mérite d'être chèrement payée.

Nous ne devons pas nous étonner, dès lors,

• Quelles que soient les difficultés rencontrées dans l'accomplissement du devoir, il n'y a pas de moyen plus puissant de les surmonter que celui de l'amour ; c'est ce qu'enseigne encore Saint Thomas. Après avoir dit : « qu'une petite action surpasse plus la puissance de celui qui la fait difficilement, qu'une grande action ne surpasse la puissance de celui qui la fait sans (>eine »; il montre que le triomphe de la difficulté est un signe de la générosité de la volonté, qui a sa source dans la charité. « La difficulté et la lutte déterminent l'étendue du mérite d'après la valeur relative de l'œuvre. C'est une preuve de la bonne disposition de la volonté qui s'efforce de triompher des difficultés qu'elle rencontre, mais cette bonne disposition a pour cause l'étendue de la charité. » S. Thom., I p., q. gS, a. 4, ad 2.

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