‹ Jésus régnantChapitre 16 sur 144 · EFFETS MERVEILLEUX DE CETTE PARFAITE DÉVOTION · texte numérisé non relu

EFFETS MERVEILLEUX DE CETTE PARFAITE DÉVOTION

L me faudrait beaucoup de lumières pour

I décrire parfaitement l'excellence de cette

pratique ; je dirai mots :

19 Que se donner ainsi à Jésus par les mains de ia très sainte Vierge, c'est imiter Dieu le Père qui ne nous a donné sen Fils que par Marie, et qui ne nous communique ses grâces

seulement en quelques

que par Elle ; c’est imiter Dieu le Fils qui n'est venu à nous que par Marie, et qui, nous ayant donné l’exemple pour que nous fassions comme il a fait, nous a sollicités d’aller à lui par le même moyen par lequel il est venu à nous, qui est Marie, (C'est imiter le Saint-

Esprit qui ne nous communique ses grâces et |

ses dons que par la très sainte Vierge. N'estil pas juste, dit saint Bernard, que la grâce retourne à son auteur par le même canal qui nous l’a transmise ?P

2 Aller ainsi à Jésus par Marie, c’est véritablement honorer Jésus-Christ, parce que c'est marquer que nous ne sommes pas dignes d'approcher de sa sainteté infinie, directement et par nous-mêmes, à causg de nos péchés, et que nous avons besoin de sa très sainte Mère, pour être notre avocate et notre médiatrice

auprès de lui. C’est en même temps nous À

approcher de lui comme de notre médiateur et notre frère, et nous humilier devant lui comme devant notre Dieu et notre juge; en un mot, c'est pratiquer l'humilité qui ravit toujours le cœur de Dieu.

3° Se consacrer ainsi à Jésus par Marie,

c'est mettre entre les mains de Marie nos bonnes actions, qui, bien qu’elles paraissent

bonnes, sont très souvent souillées et indignes| des regards et de l'acceptation de Dieu, devant

qui les étoiles ne sont pas pures. Ah ! prions cette bonne Mère et Maîtresse qu'ayant reçu

notr fie e de d âme fami] que :

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notre pauvre présent, Elle le purifie, le sanctifie et l'embellisse, de telle sorte qu’Elle le rende digne de Dieu. Tous les revenus de notre âme sont moindres devant Dieu, le Père de famille, pour gagner son amitié et sa grâce, que ne serait devant un roi la pomme véreuse d'un pauvre paysan, fermier de sa majesté, POUr payer sa ferme. Que ferait cet homme s’il avait de l’esprit et s’il était bienvenu auprès de la reine? Ne lui donnerait-il pas sa pomme, et la reine, par bonté pour le pauvre PaySan, et par respect pour le roi, n’ôterait-elle pas de ce fruit ce qu'il y aurait de véreux et de gâté; ne le mettrait-elle pas dans un bassin d'or entouré de fleurs; ét le roi pourrait-il s'empêcher de le recevoir, même avec joie, des mains de la reine qui aime ce paysan? Modicum quid offerre desideras, manibus Marie tradere cura Sinon vis sustinere reépulsam ? Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, dit saint Bernard, mettez-le dans les mains de Marie, à moins que vous ne vouliez être rebuté. Grand Dieu ! que tout ce que nous faisons est peu de chose ! Mais mettons-le dans les mains de Marie par cette dévotion. Comme nous nous serons donnés tout à fait à Elle autant qu’on se peut donner, en nous dépouillant de tout en son honneur, Elle nous sera infiniment plus libérale, et nous donnera au centuple ; Elle se. communiquera toute à nous avec ses mérites et ses vertus ; Elle mettra nos

pr‘sents dans le plat d’or de sa charité ; Elle nous revêtira, comme Rébecca revêtit Jacob des beaux habits de son Fils Jésus-Chris c'est-à-dire de ses mérites qu'Elle a en sa di position ; et ainsi, comme ses serviteurs pri vilégiés, après nous être dépouillés de tout pour l'honorer, nous aurons doubles vête ments : Omnes domestici ejus vestiti sunt du Dlicibus : vêtements, ornements, parfums, mél rites et vertus de Jésus et de Marie.

4° Se donner ainsi à la très sainte Viergel c'est exercer, dans le plus haut degré possible la charité envers le prochain, puisque c’eslli donner à Marie ce que l'on a de plus cher afin qu'Elle en dispose à sa volonté en fave des vivants et des morts.

50 Par cette dévotion, l'âme, établissan Marie la dépositaire de ses grâces et de se mérites, les met dès lors en sûreté. Elle peu dire avec confiance : ‘Tenez, ma chère Méri et ma bonne Maîtresse, voilà ce que, par |æ grâce de votre cher Fils, j'ai fait de bien ; ne suis pas capable de le garder à cause de mêk faiblesse et de mon inconstance, à cause dŒui grand nombre’et de la malice de mes ennemi qui m'attaquent sans cesse. Ma divine et trè puissante Princesse, tenez-moi, de peur que j ne tombe; gardez tout mon bien, de peu qu'on ne ine le vole ; je vous confie en dépé tout ce que j'ai: Depositum custodi. Scio credidi : Je sais bien qui vous êtes, c'est pourfn Auve:

charité ; quoi je me confie tout à vous ; vous êtes revêtit fidèle à Dieu et aux hommes, et vous ne per- Jésus- ettrez pas que rien périsse de ce que je vous le a en sa disfconfie ; vous êtes puissante, et rien ne peut serviteurs prifivous nuire, ni vous ravir ce que vous avez entre uillés de toutes mains.”

doubles vêteh Quand il n’y aurait que ce seul motif pour estité sunt dullim'exciter à cette dévotion, qu'elle est le moyen parfums, méSsûr de me conserver dans la grâce de Dieu, et rie. même de l’augmenter en moi, je ne devrais sainte Viergelrespirer que feu et flammes pour elle. legré possible 6° Cette dévotion rend une âme vraiment puisque c’esMibre de la liberté des enfants de Dieu. Comde plus cherkBne, pour l'amour de Marie, on se réduit volonnté en faveuRtairement en esclavage, cette chère Maîtresse, par reconnaissance, élargit et dilate le cœur, et e, établissanait maïcher à pas de géant dans la voie des ces et de selkommandements de Dieu. Elle ôte ordinaireté. Elle peuBment de j’âme l'ennui, la tristesse et le scrupua chère Mèrke. Ce fut cette dévotion que Notre-Seigneur ce que, par l&pprit à la mère Agnès de Jésus !, comme un it de bien ; jfnoyen assuré pour sortir des grandes peines à cause de mt perplexités où elle setrouvait, « Fais-toi, e, à cause dQui dit-il, esclave de ma Mère”: ce qu'elle fit. : mes ennemift dans le moment ses peines cessérent. divine et trè

nfie en dépôl : Religieuse de l'Ordre de Saint-Dominique, morte odi, Scio cn odeur de sainteté, l’an 1634, au couvent de Langeac es, c'est pourn Auvergne.

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