I. AVANT LA COMMUNION
Prodige d'amour! A la voix d’un homme, l'Agneau de Dieu, l’adorable Jésus, le Fils de la Vierge Marie est descendu de son trône céleste pour se donner à moi | La foi me montre des milliers d'anges abîmés en sa présence dans le sentiment de l'adoration. Bientôt ils vont se tourner vers moi et l’adorer dans mon cœur, ..
Doux Sauveur de mon âme, comment pou-
Yez-VOUS penser à vous unir à une créature aussi vile et aussi misérable! Fut-il jamais d'alliance entre deux Personnes si inégales ? Vous êtes le tout, et je suis le néant ; Vous êtes la richesse, et je suis la Pauvreté ; vous êtes la sainteté même, et je ne suis que péché... ; vous êtes la bonté, la douceur et l'amour, et je ne trouve en moi que froideur, que dureté, que malice, .. Quelle a été ma vie jusqu’à ce jour ? Comment ai-je répondu à vos bienfaits ? Hélas! Presque toujours par l'indifférence et souvent même par la plus noire ingratitude. .. Le péché a tout gâté, tout infecté en moi. :
O mon Dieu! quel fonds de misère et de Corruption dans mor cœur et dans tout mon tre! Quelle est mon irapuissance à vous pré- Parer unç demeure en on âme! Hélas ! je
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n'ai pas, je ne puis avoir de moi-même l’humilité, la confiance, l’ardeur de désirs, la reconnaissance, l'amour que vous avez droit d’attendre de moi; mes dispositions trop imparfaites, trop indignes de vous, ne sont propres qu’à vous éloigner de mon âme.
Ne me délaissez pas cependant, 6 tout aimable Jésus! car voici que je renonce à moi-même et à tout ce qui est mauvais en moi; j'ai recours à Celle que vous avez toujours aimée, que vous aimerez toujours ; Marie, votre Mère, que vous m'avez donnée pour Mère, va vous recevoir Elle-même en mon cœur avec des dispositions dignes de vous.
Divine Marie, Maîtresse absolue de mon cœur, je renouvelle en ce moment, du fond de mon âme, la consécration que je vous ai faite de tout ce que je suis et de tout ce que j'ai. Oui, je vous appartiens tout entier ; mais, vous aussi, ma bonne Mère, n’êtes-vous pas à moi ?.…. Jésus ne vous a:t-il pas dit d'être ma Mère, et ne vous ai-je pas prise pour tout mon bien ?
Or, voyez, je vais devenir le sanctuaire de Jésus : quel triste séjour pour le Roi du Ciel! puis-je donc lui ouvrir un cœur aussi souillé que le mien, aussi inconstant dans ses affections, aussi capable de l’'abandonner, de lui ravir sa gloire P
C’est à vous, 6 Mère aimable, de venir le recevoir et de lui servir de demeure, car c’est en vous qu'il se plaît par-dessus touts Il trou-
ve ses dans l' soit en et rebu plaisan Venez brûlant coupab moi de mon âr offrit vc et qu'il Ascens: sainte c prendra pureté honoré d’humil vous sa Mère, q donner que vou pation | et toutr je tous 1 les donn ges et d C’est en rer, vous tant de £ toutes le
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ve ses délices partout où vous êtes, jusque dans l'étable de Bethléem. Bien que mon âme soit encore plus misérable que ce réduit obscur et rebutant, il y prendra de merveilleuses complaisances s’il y trouve sa Mère bien-aimée.
Venez donc, et mettez votre cœur pur, saint et brûlant d'amour à la place de mon cœur glacé, coupable ; couvrez-moi de vos vertus, ornezmoi de vos mérites, et Jésus trouvera dans mon âme les dispositions si parfaites que lui offrit votre âme au moment de son Incarnation, et qu'il y trouvait encore lorsque, après son Ascension, vous le receviez en vous par la sainte communion. Avec quelles délices Jésus prendra son repos au milieu des lis de votre pureté virginale ! Comme il sera dignement honoré et glorifié de vos adorations si pleines d'humilité, des sublimes louanges que, seule, Vous savez lui donner! Puis, ma très sainte Mère, quel bonheur Pour votre enfant de vous donner Jésus! de vous faire le même présent que vous fit le Père éternel au jour de l’Incar- Dation! Je vous ai consacré tout mon avoir et tout mon être, c’est bien peu !... Que n'aije tous les cœurs et toutes les âmes pour vous les donner! Mais j'ai plus, j'ai le Roi des anges et des hommes, et je veux vous l'offrir.
C’est en lui et par lui que je pourrai vous honorer, Vous bénir, vous remercier dignement de tant de grâces que vous m'avez obtenues, de toutes les miséricordes dont vous avez usé
envers moi. Venez donc, 6 Mère trés douce et très compatissante, venez en mon cœur, et Jésus, vous y trouvant, en fera le lieu de ses délices et de son repos, et vous aimera en moi...