‹ Jeunes fleursChapitre 28 sur 56 · VESPER · texte numérisé non relu

VESPER

A Mademoiselle Viviane Saunier.

ANDIS qu'en soupirant je veille Et réveille un rêve divin, La lourde S3dve s'ensommeille, Le jour sombre et pleure sa fin ; JYdles les sonnailles des mules Se dissolvent dans le soir^bleu, Des muguets et des campanules, Sans bruit les parfums et les feuK Se renvoient leurs voix étouffées A l'appel des sourdes bouffées Qui passent comme leur haleine Et drainent leurs muets soupirs:

C'est l'heure indécise et sereine Où tout s'apaise, où tout expire ; Dans l'immensité déserte De tes solitudes vertes Enviant de s'assoupir Sous les ailes du crépuscule, D'obscures ondes s accumulent.

Forêt de Vitrimont.

^,e:.;nes fleuri

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