OBERON
A Madame Fagus. D'une aritenne de Sautrelle
Bon maître Pijck se saisit; Sur une aile de phalène, I^'une haleine il écrivit :
\J E mis prisonnier l'arc-en-ciel Dans le réseau d'une araignée Où dansaient les rais du soleil Sur les globules âes rosées:
Pour que lui fût la prison douce J'ai dit aux clochettes du thym D'enceindre en leur cage de mousses Un frais carillon de parfums ;
Le jeune Arc-en-ciel s'est dressé, Se réchauffant au soleil clair, Riant d'aise a secoué Ses jupes, angéliques braises,
JHIIXHS FLIURS 'ai
Qu'il agite : et danse, oh, léger, Sous la brise ; flammes et or, Or vert, nacre rose irisée, Qui vous mêlez : fluide corps,
Vois-tu à travers lui vibrer Les ailes d'eau des libellules, Les colonnes d'air onduler Que soulève une canicule ?
O sortilège, il me harcèle, Ces bruissements de couleurs Dans la molle lumière, isolent L'extase d'une étrange fleur :
Mon cœur découvre Ton visage.
Puis Ton corps enfin dévoilé...
— Dans l'air passait un nuage :
Tout s'est envolé !