‹ Jeunes fleursChapitre 3 sur 56 · OBERON · texte numérisé non relu

OBERON

A Madame Fagus. D'une aritenne de Sautrelle

Bon maître Pijck se saisit; Sur une aile de phalène, I^'une haleine il écrivit :

\J E mis prisonnier l'arc-en-ciel Dans le réseau d'une araignée Où dansaient les rais du soleil Sur les globules âes rosées:

Pour que lui fût la prison douce J'ai dit aux clochettes du thym D'enceindre en leur cage de mousses Un frais carillon de parfums ;

Le jeune Arc-en-ciel s'est dressé, Se réchauffant au soleil clair, Riant d'aise a secoué Ses jupes, angéliques braises,

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Qu'il agite : et danse, oh, léger, Sous la brise ; flammes et or, Or vert, nacre rose irisée, Qui vous mêlez : fluide corps,

Vois-tu à travers lui vibrer Les ailes d'eau des libellules, Les colonnes d'air onduler Que soulève une canicule ?

O sortilège, il me harcèle, Ces bruissements de couleurs Dans la molle lumière, isolent L'extase d'une étrange fleur :

Mon cœur découvre Ton visage.

Puis Ton corps enfin dévoilé...

— Dans l'air passait un nuage :

Tout s'est envolé !

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