QUAND LE CLOCHER SONNAIT DOUZE
A Madame Henry Vernot.
AISERS blancs, baisers verts d une Lune engourdie, Baisers d'eau, baisers d'air^ Nacres vous déla3'ant au lac d'azur liquide,
Perles fluides, Et pour vous long'uenient égouter au travers, Baisers, du mol azur par vous décoloré,
Eveillez, tristes feux, leurs regards effarés Aux lents alignements de vitreuses prunelles Des monuments perclus sans, voix, ombre ni vie !
Faites grâce, fluides perles
Aux colonnades éternelles,
Fantômales, cataleptiques.
Grâce aux sourds blocs somnambules Dont immense et morne la grève se pétrifie,
Perspectives hallucinées
Qui se déplacent et reculent !
134 JEUNFS FLEURS
Molles lueurs funéraires,
Magiques baisers lunaires D'un tel ciel qui muet s'égoiite sur la terre, Souriez au fond de votre océan qui dort.
Lugubrement fantastique,
A la ville géométrique Justement immergée en le sommeil des morts, Qu'illumine de loin un blême astre aquatique.
Place de Li Concorde, minuit.