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L'EAU NOIRE QUE LA RAME EFFLEURE

A Madame J.-L. Perrichon.

IFFUS s'admirent dans les eaux Les hauts arbres dont en silence L'aile du soir (quoi se balance ?) Ameute les obscurs rameaux ;

Voici l'heure ;

Le soleil s'éteint tout à l'heure ; Seuls se meurent d'errants fanaux Allumant du bord des canots L'eau noire que la rame effleure.

— Quoi se balance ?

La berge entend le rire gras D'Arthénice qui pâme au bras D'un canotier qui la chatouille.

Foule, bruis !

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Voici le vertige écumant

D'un rauque bastringue en plein vent

Où du peuple s'agite et grouille ;

— O voix des eaux,

Ailes du soir !

Foule, bruis ! rouis, démence,

Mon cœur !

Un vent se lève et l'herbe se balance, Le soleil s'éteint, voici l'heure :

Eau noire que la rame effleure, Dissous mon cœur et sa souffrance,

O voix du soir,

O voix des eaux !

J 0 in V ille-Ie -Pont.

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