MAI
Variante du Chant XÏV de « îxion »
A Madame Stuart Merrill.
iMi'.z ! c'est venir Mai, le mois sacré des roses.
C'est Mai venir. foudro3'ant de ])arfums ; Ressus(^itez sous Toroiaciue appel des choses, Inerte tourbillon de nos êtres défunts :
C'est venir Mai, le mois sacré des roses !
L'Univers apaisé s'ouvre l'ininiense fleur
D'oii la bonté ruisselé intiiue :
La sainte affre d'aimer écartèle les c^œurs : Impérial Eté, lève ta voix bénie.
Sens- tu ton cœur s'ouvrir comme la gerbe mùr Travaillé des ferments de l'amour éclater, Kt se dis})ersant tout d ms l'énorme natnre Dont se tend la matrice avec avidité.
S'ouvrir ton cœur comme la qerbe mûre ?
TI-UNFS FLinRS
Aimée, ô bien-aimée, c'est vous tout l'univers Et c'est tout moi ! c'est l'unique, l'iminense, L'invincible, le dieu, l'unique et le divers ! Le monde a frissonné d'amoureuse démence, O bien-aimé Amour, transe des univers !
— Prions ! puis au labeur : tout rit dans la lumière, Mondes en fleur, tournez, nous sommes avec v'ous : La joie gardons et des cœurs purs ; que notre ardeur Au combat sonne où les clartés sont en péril : La nuit et ses destins néfastes se relèvent^ Et les races maudites et les volcans éteints : Père, gravis ton char, brandis ta fronde, tonne !
Voici tes fils, pasteur des matins !
L'éclair reluit, le sol trépide et g-ronde,
Le sang a soif, la lumière s'éteint, La lumière chancelle.
Le maître de la vie se lève et nous appelle Au joyeux labeur î
irUNF.S FL URS
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