‹ Jeunesse; comédie en trois actesChapitre 77 sur 99 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes/MAURICETTE.

MAURICETTE, entrant.

Gomment, vous étiez là, Antoinette?

ANTOrNETTE.

Mais oui, ma petite, depuis un bon moment. Et même à présent je m'en vais.

MAURICETTE.

-Pourquoi ne m'a-t-on pas prévenue?

ANTOINETTE, montrant Charles.

C'est lui qui n'a pas voulu qu'on vous dérange.

CHARLES, souriant.

Je vous croyais en grand conseil avec votre premier ministre!

maukix:ette

'Pas du tout. -J^ais seule. Je ne faisais rien, (a Antoinette.) Restez encore un peu.

ANTOINETTE

Impossible I Avant de rentrer, il faut que je passe cbez le tapissier, chez le serrurier... Et, comme c'est pour vous, je ne vous engage pas à me retenir.

MAURICETTE.

Mais j'aurais très bien pu faire ces courses, moimême.

ANTOINETTE, montrant Charles.

Monsieur craint que ça ne vous fatigue. Il dit que vous êtes un peu souffrante...

MAURIGETTE.

Mais pas du tout, je suis très bien... Il me gâte beaucoup trop, voilà la vérité.

ANTOINETTE, riant.

C'est mon avis... Je vous dirai même que je me Eu's permis de lui conseiller de vous secouer un peu. Vous ne m'en voulez pas ?

MAURIGETTE, souriant.

Vous avez très bien fait.

ANTOINETTE

Là-dessus, au revoir, Mauricette ! (a demi-voix en l'embrassant.) Restez uu peu avec lui ; hein I Tenez-lui compagnie I

MAURIGETTE.

Mais, je ne demande pas mieux I

ANTOINETTE, à son frère qui s'est levé.

Tu n'as pas besoin de me reconduire. Je connais le chemin. Bonjour, mes enfants!...

Elle sort. Mauricette va s'asseoir dans un fauteuil prôa de la cheminée.

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