M- DE LONGUEVILLE A MUNSTER
ment la France, c'était Paris, c'était la cour, c'était Fhôtelde Condé, Chantilly, la Place-Royale , la rue Saint-Thomas du Louvre. Cependant il fallut obéir et se mettre en route avec sa belle-fille , MUe de Longueville , qui avait déjà un peu plus de vingt ans. Pour garder quelque chose de Paris , elle emmena avec elle plusieurs hommes de lettres , entre autres Claude Joly, oncle de Guy Joly, l'auteur des Mémoires, chanoine de Notre-Dame , qui demeura toute sa vie attaché aux Condé et s'est fait connaître par divers ouvrages pleins de savoir et de mérite ' ; ainsi que l'académicien et l'oratorien Esprit, un des habitués de l'hôtel de Rambouillet a, qui venait de se brouiller avec le chancelier Séguier pour avoir favorisé le mariage de sa fille , la marquise de Coislin , avec le fils de Mme de Sablé , le beau et brave marquis de Laval , tué quelque temps après , à côté de Condé , au siège de Dunkerque. Un peu avant son départ pour Munster, Esprit avait présenté à Mme de Longueville un des anciens poètes favoris de Richelieu, Bois-Robert, qui était resté ébloui du nouvel
1. Nous nous bornerons à citer les suiyants : Histoire de la prison et de la liberté de M. le Prince, 1651. — Recueil des Maximes véritables pour l'Institution du Roi contre la pernicieuse politique du cardinal Mazarin, 1652, écrit brûlé par la main du bourreau.— Statuts et Règlements des petites écoles de grammaire de la ville de Paris, 1672. — Traité historique des Écoles épiscopales9 1678. — Voyage fait à Munster en Westphalie et autres lieux voisins, 1670.