‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 131 sur 180 · Voyez la m* partie · texte numérisé non relu

Voyez la m* partie

Et après Richelieu et bous Mazarin, cette gloire ne se pouvait guère trouver pour lui que sur les champs de bataille. C'est pour cela 9 et pour cela seul , que son père l'avait élevé. Aussi ne s'était-il pas assujetti de bonne heure à cette austère discipline de l'ambition , qui enseigne à parler à propos et à se taire , à n'avoir pas d'humeur, à se conduire les yeux toujours dirigés vers le but suprême, sans s'en laisser détourner ni par des intérêts secondaires, ni par des caprices d'imagination ou de cœur. Tel est l'ambi^ tieux ; tels furent plus ou moins Henri IV, Richelieu et Mazarin, car il est juste de mettre Mazarin dans cette illustre compagnie. Tous les trois avaient un grand but à atteindre, qu'ils poursuivirent avec constance. Condé n'avait pas de but; il ne forma aucun grand dessein, étant né tout ce qu'il pouvait deveftir, tout ce qu'il pouvait jamais rêver, à moins d'être un insensé ou un traître, et il avait l'esprit d'une justesse parfaite et le cœur à l'unisson. Sa conscience et son bon sens lui disaient donc qu'il n'avait rien à gagner à toutes les intrigues où on voulait l'engager, que sa place était auprès du trône pour le couvrir de son épée contre ses ennemis, quels qu'ils fussent, soit du dedans, soit du dehors. S'il se fût tenu à cette place, il serait monté sans effort à un rang bien autrement haut que l'usurpation même de la royauté. Ne craignons pas de le répéter, pour mieux faire sentir la profondeur de sa chute : à ses cinq années de vie-

toires éclatantes en Flandre et sur le Rhin , de 1643 à 1648, il eût sans aucun doute ajouté, dans le duel qui demeurait entre la France et l'Espagne après le traité de Westphalie, des victoires nouvelles qui , en deux campagnes tout au plus, vers 1650, eussent à jamais conquis la Belgique , comme les précédentes avaient incorporé l'Alsace au territoire français. Il se serait donc trouvé à trente ans ayant gagné autant de batailles qu'Alexandre, Annibal et César, et il avait encore devant lui vingt années de force , vingt autres victoires, comme celle de Senef, par exemple1, qu'il remporta sur le seuil de la vieillesse , avant de déposer l'épée, comme un monument de ce qu'il eût pu faire de 1648 jusqu'en 1675. Incomparable destinée, qui était infaillible , s'il eût su rester dans son rôle de premier prince du sang , défenseur inébranlable de la couronne en même temps qu'interprète loyal de la nation , portant auprès de la reine , sans l'effrayer, et auprès de Mazarin,'en le soutenant, les griefs légitimes de la noblesse , du parlement et du peuple.

La Fronde, en effet, avait sa raison d'être, et Mazarin, presque égal à Richelieu comme diplomate, n'avait pas le moins du monde le génie de son maître

I. Condé gagna la bataille de Senef, en 1674, avec 45,000 hommes contre 65,000 commandés par le prince d'Orange. Sans la lâcheté de l'infanterie suisse, qui refusa de se battre, il détruisait toute l'armée ennemie.

pour l'administration intérieure de l'État. Incessamment occupé de l'agrandissement du territoire et de celui de l'autorité royale, il ne faisait guère attention à tout le reste, et laissait s'introduire partout les abus et les désordres. Les grandes guerres qu'il entreprenait, les quatre ou cinq armées qu'il était forcé d'entretenir, avaient épuisé la France , que la gloire ne consolait pas toujours de la misère. 11 avait fallu augmenter les impôts, vendre même les emplois publics, pour avoir de quoi payer les troupes. On avait souvent éludé ou désarmé l'autorité des parlements. Le sang de la noblesse avait coulé par torrents. Le peuple gémissait sous des charges de plus en plus lourdes , et pour peu que le sentiment de la grandeur nationale l'abandonnât un seul moment, l'excès du mal lui arrachait des plaintes et le poussait à la révolte. Je n'accuse pas le peuple : il n'a presque jamais tort ; il ne remue que quand il souffre, il ne s'agite que pour être mieux ou pour être moins mal. Ce sont les partis qui sont coupables, lorsque, au lieu de s'efforcer d'obtenir quelque soulagement aux maux du peuple, ils s'appliquent à les lui rendre plus poignants et plus amers par des déclamations enflammées, et le précipitent au delà de toutes les bornes. En 1648, je plains le peuple, fort naturellement irrité de l'accroissement des impôts, et des désordres de l'administration; je condamne la Fronde, qui , dans ses chefs , était menteuse et corrompue ,

violente et étourdie , à de très-rares exceptions près, et je suis pour Mazarin sans l'aimer ni méconnaître ses défauts et ses fautes, parce que, après tout, il servait bien la France, qu'il conduisait avec un talent supérieur les affaires du pays au dehors, et qu'au dedans la misère , suite inévitable de guerres nécessaires, allait être au moins diminuée par la paix avec l'Allemagne. J'admire Condé, dans cette première Fronde, d'avoir résisté à ses propres griefs, à l'antipathie qu'il éprouvait pour Mazarin, aux sollicitations de sa propre famille et de sa sœur. Je le blâmerai hautement quand , infidèle à sa fortune et à sa gloire, sacrifiant le principal à l'accessoire, mettant l'humeur à la place de la politique, il entrera dans les intrigues qu'il avait repoussées et se laissera entraîner à ménager d'abord, puis à servir la Fronde. Il commença bien différemment. Au début des troubles, Condé, sans être assez homme d'État pour étouffer la sédition dans son berceau, garda du moins une attitude altière envers les mécontents ; il ne prêta qu'une oreille distraite aux propos de sa sœur, et n'ayant aucun goût pour les agitations de la populace, et pas davantage pour les délibérations tumultueuses et souvent ridicules du parlement, uniquement occupé de la coalition de l'Espagne et de l'Empire, il s'en alla, au printemps de 1648, prendre le commandement de l'armée de Flandre, résolu à frapper un grand coup et à renouveler Rocroy. N'ayant pu l'entraîner,

on voulut au moins profiter de son absence. Pendant que Mazarin, dans l'intérêt suprême dq pays, lui demandait ses dernières ressources et faisait argent de tout pour lever quelques soldats de plus, les frondeurs, c'est-à-dire quelques grands seigneurs, appuyés sur une partie de la noblesse, soulevèrent le peuple et le parlement, qui n'avaient pas la moindre idée de la vraie situation des affaires , car le parle* ment n'était pas une assemblée politique, et le peuple ne savait qu'une seule chose, c'est qu'il souffrait cruellement. Mazarin, tout entier au péril de la frontière, ne compta pas assez avec le péril domestique. Il avait gardé très-peu de forces auprès de lui , et un beau matin il arriva que les frondeurs lui enlevèrent Paris. La journée des Barricades suivit de près celle de Lens. À son retour, Condé trouva la royauté humiliée, le parlement triomphant et dictant des lois à la couronne, le duc de Beaufort, avec lequel autrefois il avait songé à se mesurer pour venger l'honneur de sa soeur, échappé de sa prison de Vincennes et maître de Paris au moyen de la populace dont il était l'idole; l'abbé de Retz, dont il connaissait la légèreté et l'inquiète vanité, transformé en tribun du peuple ; le prince de Conti tranchant du capitaine ; M. de Longueville, conduit par sa femme et par La Rochefoucauld ; et le faible duc d'Orléans, se croyant presque roi parce qu'il voyait la reine abattue, et que les frondeurs, caressant habi-

Lk PREMIER? FRONDE. 3&9

lement son amour-propre ♦ le traitaient en souverain. D'un coup d'œil, Condé reconnut la situation et son devoir, et * sans biaiser, il offrit son épée à la reine.

Il eut avec sa sœur une explication orageuse.

On prétend que depuis quelque temps leur tendresse réciproque avait souffert plus d'un échec, qu'en 1645 Mmo de Longueville avait traversé les amours de son frère et de MUe Du Vigean , qu'en 1646 Condé lui avait rendu la pareille, et que, la voyant s'engager un peu trop avec La Rochefoucauld, il l'avait fait appeler à Munster par son mari ; mais il n'y a que la duchesse de Nemours x qui dise cela, et rien n'est moins vraisemblable. La passion de Condé pour Mlle Du Vigean s'éteignit d'elle-même, comme nous l'avons vu , et comme l'affirment tous les contemporains. Les empressements de La Rochefoucauld pour Mme de Longueville peuvent avoir précédé l'ambassade de Munster, mais ils n'ont bien paru qu'en 1647, et c'est à la fin de cette année que les place Mme de Motteville , en les rapportant surtout au désir de La Rochefoucauld de partager le crédit de la sœur auprès du frère. Mais il est bien certain qu'aussitôt que celui-ci entrevit cette liaison , il la désapprouva entièrement , et que ne parvenant pas à arracher sa eœur à l'enivrement d'un premier amour, il passa de

t. Mémoires, p. 19, etc. Vfflefere a suivi M** de Nemours.

la plus vive affection à un mécontentement très-aigre. Dans l'automne de 1648, à son retour de Lens, la liaison intime était dans toute sa force et devenue à peu près publique. Mme de Longueville, dirigée par La Rochefoucauld, fit alors tout au monde pour gagner son frère ; elle l'entoura de séductions et de caresses ; elle fit jouer tous les ressorts qu'elle savait les plus puissants sur ce cœur passionné et mobile : elle échoua. Il ne réussit pas davantage à reprendre sur elle son ascendant accoutumé. Ils se brouillèrent donc et se séparèrent avec éclat. Mme de Longueville se jeta au plus épais de la Fronde, et Condé s'apprêta à donner aux nouveaux Importants une rude leçon.

Il n'est pas dans mon sujet d'entrer dans aucun détail. Tout ce que je veux montrer, c'est que le frère et la sœur, en face l'un de l'autre, firent paraître, dans des conduites opposées, le même sang et la même audace.

La reine s'était retirée à Saint-Germain avec le jeune roi et tout le gouvernement. La Fronde était maîtresse absolue de Paris. En dépit du premier président Mole, le L'Hôpital du xvii* siècle, elle faisait mouvoir le parlement, à l'aide de quelques conseillers ambitieux et des enquêtes emportées et brouillonnes. Elle disposait d'une grande partie du clergé parisien par le coadjuteur de l'archevêque, Retz, qui possédait et exerçait toute l'autorité de son

oncle. Elle avait toujours à sa tête les deux grandes maisons de Vendôme et de Lorraine, avec deux princes du sang , le prince de Conti et le duc de Longueville, suivis d'un très-grand nombre de familles illustres. Elle dominait dans les salons, grâce à une troupe brillante de jolies femmes qui entraînaient après elles la fleur de la jeune noblesse. Enfin l'armée elle-même était divisée. Turenne, avec les troupes restées en observation sur les bords du Rhin jusqu'à la parfaite conclusion et aux dernières ratifications du traité de Westphalie , docile à l'impulsion de son frère aîné, le duc de Bouillon, qui voulait ravoir sa principauté de Sedan, venait d'arborer l'étendard de la révolte, et il menaçait de mettre la cour entre son armée et celle de Paris. Ajoutez que le parlement de la capitale avait envoyé des députés à tous les parlements du royaume, et qu'il se formait ainsi une sorte de ligue parlementaire formidable en face de la royauté. Mais le vainqueur de Lens restait à la monarchie. Condé prit le commandement de tout ce qui restait de troupes fidèles, et de toutes parts il fit face à l'insurrection. Il écrivit lui-même à l'armée du Rhin qui le connaissait, qui l'avait vu, après la déroute essuyée par Turenne à Mariendal, la ramener à l'ennemi et à la victoire : ces lettres , appuyées des démarches du gouvernement, suffirent pour arrêter la révolte, et Turenne, abandonné par ses propres soldats , fut contraint de s'enfuir en Hol-

86î PREMIÈRE PARTIE. CHAPITRE IV.

lande l. Tranquille de ce côté , Gondé marcha sur Paris et en forma le siège. Au lieu d'y disputer, comme il l'aurait pu, le terrain pied à pied à la sédition , il lui laissa la plus libre carrière , bien sûr que le spectacle de la licence , qui ne tarderait pas à paraître, éclairerait peu à peu les esprits et ramènerait à la royauté les honnêtes gens un moment égarés. Il avait commencé par faire appeler, au nom de la reine et par sa mère, toute sa famille à Saint-Germain. Le prince de Conti et M. de Longueville n'avaient pas osé désobéir ; mais La Rochefoucauld avait bien compris qu'il y allait du plus grand péril pour la Fronde: il s'était empressé de courir après ces deux princes, il les avait ramenés à Paris, et il avait fait nommer bien vite le prince de Gonti généralissime, ayant sous lui les ducs d'Elbeuf et de Bouillon, qui partageaient l'autorité avec le maréchal de La Mothe Houdancourt, gouverneur de Paris a. Pour Mme de Longueville, elle s'était fait excuser auprès de la reine et de sa mère sur sa grossesse, qui ne lui permettait pas la moindre fatigue. En effet, Mme de Longueville était devenue grosse une dernière fois en 1648, et il faut bien le dire, quand déjà sa liaison avec La Rochefoucauld

1. Histoire de Turenne, par Ramsay, t. II, Mémoires de Turenne, p. lix, et les Lettres de la reine Anne, Preuves, p. vin\etc.

S. Philippe de La Mothe Houdancourt, duc de Cardonne, rice-roi de Catalogne, le mari de la belle de Toussy, celui qui sur de bons indices avait été arrêté en 1647, et pour lequel intercédait de Munster M. de Longuerille. Voyez plus haut, note de la p. 305.

avait éclaté. C'est dans cet état que, voulant partager les périls de ses amis , glorieuse aussi de jouer un rôle et d'occuper toutes les trompettes de la renommée, elle fit la guerrière autant qu'il était en elle. Il y a, dit-on1, un portrait d'elle qui la représente en dallas, à peu près comme on représenta un peu plus tard Mademoiselle, ses blonds cheveux couverts d'un casque, et ses yeux si doux essayant de prendre une expression martiale. Du moins est-il certain qu'elle s'associa à toutes les fatigues du siège, qu'elle assistait aux revues des troupes, aux parades de la milice bourgeoise a, et que tous les plans civils et militaires

lé Le père Lelong indique ce portrait, par Poilly, in-fol.; nous l'avons vainement cherché. Il est vraisemblable que le père Lelong a rapporté à Mme de Longueville le beau portrait de Nicolas Poilly, dont l'inscription plus ou moins authentique est : Mademoiselle de Montpensier, avec les armes équivoques, à la fois des d'Orléans et des Gondé. Toutefois, nous pensons que c'est Mademoiselle très-embellie.

2. Le mouvement guerrier de Paris, dans cette première fronde , est assez bien peint dans ces couplets d'une chanson inédite du Recueil de Maurepas* t. II, p. 43 : Blocus de Paris pendant le Carnaval de 1649.

• Que voua non» causez de tourment,, Fâcheux Parlement!

Que vos arrests Sont ennemis de tons nos interests î Le carnaval a perdu tous ses charmes ; Tout est en armes, Et les amours Sont effrayés par le brait des tambours.

la guerre va chasser l'amour, Ainsi que la cour; Et dans Paris La peur bannit el les jeu et le* rif.

se discutaient devant elle. Les mémoires du temps sont remplis , à cet égard, des plus curieux détails. L'hôtel de Longueville était sans cesse rempli d'officiers et de généraux : on n'y voyait que plumets, casques et épées.

Malgré tout cela, l'esprit démocratique qu'avait évoqué la Fronde n'était pas satisfait, et voyait avec ombrage toutes les forces de Paris entre les mains

Adieu le bal, adieu les promenades,

Les sérénades

Car les amours Sont effrayés par le bruit des tambours.

Mars est un fort mauvais galant, Il est insolent, Et la beauté Perd tons ses traits auprès de sa fierté. L'on ne peut pas accorder les trompettes Et les fleurettes; Car les amours Sont effrayés par le bruit des tambours.

L'on ne voit plus d'esprit sensé; Tout est renversé.

Le sénateur Tranche à présent du grand gladiateur.

Les échevins ont quitté la police . Pour la milice, Et le bourgeois Croit avoir droit de réformer les loix.

Place Royale, où tant d'amans Gontoient leurs tourments, Ou leur destin Étoit souvent flatté par Constantin ' ; Tu n'entends plus, au lieu de tant d'aubades, Que mousquetades, Et les amours Pour leurs jouets n'ont plus que des tambours.

1. Quelque baigneur, comme Prudhomme, ou quelque coiffeur, comme Gbamgne, ou peut-être quelque négociateur d'amour.

du frère , du beau-frère et de la sœur de celui qui en faisait le siège. Croyant fort peu, et avec raison , au patriotisme des princes, la bourgeoisie demandait des gages à des chefs qui, en un jour, la pouvaient trahir et faire à ses dépens leur paix avec Saint-Germain. On ne savait trop comment apaiser cette multitude sans laquelle on ne pouvait rien. C'est alors que Mme de Longueville fit voir que , si elle avait oublié ses vrais devoirs, elle avait retenu l'énergie de sa race et l'intrépidité des Condé. Elle prit avec elle ses enfants en bas âge, et, dans une grossesse avancée, elle se rendit au quartier général de l'insurrection, à l'Hôtel de Ville, se remettant entre les mains du peuple et se donnant elle-même en otage avec ce qu'elle avait de plus cher f. Son exemple fut suivi par la duchesse de Bouillon a. « Imaginez-vous, dit Retz, ces deux belles personnes sur le perron de l'Hôtel de Ville, plus belles en ce qu'elles paraissaient négligées, quoiqu'elles ne le fussent pas. Elles tenaient chacune dans leurs bras un de leurs enfants, qui étaient beaux

"l. Le premier Courrier Français traduit fidèlement en vers hurlesques, 1649, p. 11.

«... Ce seigneur prudent et sage (M. de Longueville )

Donne ses enfans en ostage

Avec Madame leur maman,

Qui n'est superbe comme un paon,

Mais dont l'humeur douce et courtoise

Cause avec la moindre bourgeoise. »

2. Éléonore-Gatherine-Fébronie de Bergues, dont le mérite égalait la beauté ; mariée en 1634, morte en 1657.

comme leurs mères. La Grève était pleine de peuple jusqu'au-dessus des toits; tous les hommes jetaient des cris de joie et les femmes pleuraient de tendresse *. » Là, dans la nuit du 28 au 29 janvier 1649, Mme de Longueville mit au monde un fils , le dernier fruit de ses entrailles, qui eut pour parrain le prévôt des marchands, pour marraine la duchesse de Bouillon, que le coadjuteur Retz baptisa en l'église Saint-Jean-de-Grève, et qui reçut le nom de Charles de Paris a ; enfant de la Fronde , beau , spirituel et brave, qui pendant sa vie fut l'inquiète espérance, la joie mélancolique de sa mère, et sa suprême douleur en 1672, lorsqu'il périt au passage du Rhin à côté de son oncle \

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