‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 161 sur 180 · DE LA MÊME A LA MÊME · texte numérisé non relu

DE LA MÊME A LA MÊME

«Ce 10 juillet 1654.

a Vous devés estre persuadée que vos lettres me son touiour •très agréables, et que toutes les calités que vous posedés rende vostre personne et tout ce qui vien d'elle fort estimable. Je né point eu de peine a persuader le Roy mon seigneur d'escrire au Pape ; je luy ai fait voir les miracles que Dieu fait par l'intercession de cette bienheureuse Mère , je lui ai dit ce que vous m'en mandés. Il ne reste plus qu'à souetter que nos snplicatioris , iointes à tant d'autres, aient la bénédiction naisaisaire pourl'acomplisement de cet ouvrage. le demande à vostre Mère prieure (en 1654 , c'était Marie-Madeleine de Jésus , MUo de Bains) , et à sa sainte coumunoté des prières particulières pour les nécessités de ce roiaume qui a baùcoup d'ennemis, et tous hérétiques et grands persécuteurs de nostre religion. J'espère les vostres en particulier et que vous demenderés miséricorde pour moy.

v Louise Marie. »

Mais les pièces les plus curieuses que possède le couvent des Carmélites sont les attestations et dépositions juridiques faites par-devant la commission apostolique. Ces dépositions sont innorrfbrables/Il y a celles cfune foule de religieuses qui avaient connu la mère Madeleine de Saint-Joseph dans les diverses maisons de l'ordre ; et nous avons déjà donné une petite partie de la dépo-

sition de la mère Agnès (plus haut, p. 381). Voici les témoignages de la reine Anne , de ta princesse de Condé, et d'autres dames de la plus haute condition , qui obligées , avant de déposer, de dire qui elles sont, nous donnent les renseignements tes plus précis sur elles-mêmes, et éclairent l'histoire des plus grandes familles de France, ainsi que celte des mœurs au xvn* siècle; car toutes ces pièces montrent une foi profonde et sincère, jusque dans des personnes qui ne ta mettaient pas toujours en pratique.

Gomme on ne pouvait pas faire comparaître la reine régente devant un tribunal , elle écrivit la lettre suivante, signée d'elle , et contresignée du secrétaire d'État, Servien :

Page 1