Édit. de 1664, p. 229-232; Petitot, p
que , pouvant régler la conduite de Mme de Châtillon vers M. le Prince , elle lui inspirerait les sentiments qu'il lui voudrait donner, et qu'ainsi il disposerait de l'esprit de M. le Prince par le pouvoir qu'il avait sur celui de Mme de Châtillon. Le duc de La Rochefoucauld de son côté avait bien plus de part que personne à la confiance de M. le Prince , et se trouvait en même temps dans une liaison très-étroite avec le duc de Nemours et Mmo de Châtillon. •• Il porta M. le Prince à s'engager avec elle et à lui donner la terre de Merlou en propre ; il la disposa aussi à ménager M. le Prince et M. de Nemours, en sorte qu'elle les conservât tous deux , et fit approuver à M. de Nemours cette liaison qui ne lui devait pas être suspecte, puisqu'on voulait lui en rendre compte et ne s'en servir que pour lui donner la principale part aux affaires. Cette machine , étant conduite et réglée par le duc de La Rochefoucauld , lui donnait la disposition presque entière de tout ce qui la composait, et ainsi ces quatre personnes y trouvant également leur avantage , elle eût eu sans doute à la fin le succès qu'ils s'étaient proposé, si la fortune ne s'y fût opposée. » Achevons ce tableau par un trait que La Rochefoucauld a oublié et que fournit Mademoiselle : « T Mme de Châtillon, MM. de Nemours et de La Rochefoucauld, lesquels espéraient de grands avantages par un traité, la première cent mille écus, l'autre un gouvernement,