‹ Jeunesse de Madame de LonguevilleChapitre 21 sur 180 · Mémoires, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires, t. II, p

et ie dernier pareille somme, ne songeaient qu'à faire faire la paix à M. le Prince. »

Ainsi à la fin comme au milieu et au début de sa liaison avec Mme de Longueville , les seuls mobiles de La Rochefoucauld furent l'intérêt et l'amour-propre. Un jour dans ses Maximes il y réduira toute la nature humaine , la renfermant tout entière dans l'enceinte de sa personne, et donnant pour limites au monde moral celles de sa fort petite expérience de frondeur et de courtisan x.

On sourit en vérité d'entendre dire à l'auteur des Mémoires et des Maximes, dans le portrait qu'il nous a laissé de lui-même : « L'ambition ne me travaille point.... j'ai les sentiments vertueux.... je suis fort secret et j'ai moins de difficulté que personne à taire ce qu'on m'a dit en confidence... J'aime mes amis, et je les aime d'une façon que je ne balancerais pas un moment à sacrifier mes intérêts aux leurs. » Segrais était bien difficile en fait d'éloge, ou il n'avait pas ki celui-là , lorsqu'il dit que La Rochefoucauld ne se louait jamais \ Mme de Longueville aurait plus aisément reconnu La Rochefoucauld aux traits suivants : t Je ne suis pas incapable de me venger si l'on m'avait offensé et qu'il y allât de mon honneur à me ressentir

i. Il y a bien longtemps que j'ai exprimé cette opinion sur La Rochefoucauld, et, comme on voit, j'y persiste pleinement. Voyez iTe série de mes ouvrages, t. IV, p. 200 ; rv* série, t. I««", p. 51, et t. II, p. 8.

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